Le forum des Gens Ordinaires

Forum de discussions entre amis du net. Ouvert à tous.
 
AccueilAccueil  PortailPortail  PublicationsPublications  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Le mois de Mai

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Rolande
Moderateur
Moderateur
avatar

Messages : 7733
Qualité : souriante

MessageSujet: Le mois de Mai   Sam 2 Mai 2009 - 22:50


Histoire et légende du mois de MAI


Le mois de mai, mois de Marie.
De nos jours, cette tradition n’est
plus réellement respectée.
Néanmoins, les mariages sont le plus souvent célébrés aux mois d’avril
et juin,
une superstition encore vivace indiquant qu’il ne faut pas se
marier en mai,
la femme serait stérile.
Les Romains évitaient de se
marier en mai car c’était aussi le mois des esprits malins.


Troisième mois de l'ancien calendrier romain,
son nom a pour origine Maia déesse romaine du
Pri, les célébrations en l'honneur de Flora,
déesse des Fleurs,atteignaient leur apogée
le 1er mai.
En Europe, on érigeait des mâts enrubannés sur
les prés communaux et on les décorait avec du
muguet et des aubépines.





Vierge Marie




l'arbre du mois le Laurier




fleur du mois le Muguet


l'Oeillet




animal du mois le Taureau




l'oiseau du mois
le Coq



le métal du mois l'Argent




le parfum du mois le Thym







la pierre du mois l'emeraude


Dernière édition par Rolande le Sam 2 Mai 2009 - 23:23, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://www.flickr.com/photos/myspi/
Rolande
Moderateur
Moderateur
avatar

Messages : 7733
Qualité : souriante

MessageSujet: Re: Le mois de Mai   Sam 2 Mai 2009 - 22:50

L'origine du mot mai n'est pas bien
nettement établie. Quelques auteurs soutiennent que chez les Romains ce
mois était consacré à la déesse Maïa, fille d'Atlas et mère de Mercure.
D'autres savants pensent que ce même mois était consacré aux anciens,
aux sénateurs, et que le mot mai dérive du terme latin majores,
qui veut dire hommes âgés ; cette dernière explication se trouverait
justifiée par le nom du mois suivant, juin, qui paraît avoir été
consacré aux jeunes gens, en latin juniores. Ce mois était représenté « sous
la figure d'un homme entre deux âges, vêtu d'une robe large, à grandes
manches et tenant une corbeille de fleurs. Un paon était à ses pieds. »


Flore

Le mois de mai était célébré chez les païens par des cérémonies dont on retrouve des vestiges au Moyen Age. « Le 1er mai,
dit l'historien Chéruel, était dans beaucoup de contrées un jour férié.
Les paysans étaient dans l'usage de planter un arbre qu'on appelait le mai. Beaucoup de redevances se payaient à cette époque et on les appelait, dans la basse latinité, maiagium. Le 1er mai,
le maître des forêts recevait sur la table du roi, au bord de la forêt
de Fontainebleau, les redevances, qui consistaient en gâteaux, jambons,
vins, etc. »
La coutume de planter un mai dans les villes subsistait encore au XVIIe siècle.
La corporation des orfèvres de Paris était dans l'usage de faire un
présent, tous les ans, à l'église de Notre-Dame, le premier jour de
mai. Ce présent, qui fut d'abord un arbre, puis une oeuvre
d'architecture, fut converti au XVIIe siècle en un tableau, qu'on appela le tableau de mai.
Ce tableau, dont le sujet était tiré des Actes des Apôtres, restait
exposé devant le portail de l'église les premiers jours du mois et,
pendant le reste de mai, il était suspendu dans la chapelle de la
Vierge.

C'est en mai que se tenaient sous les
Carlovingiens les assemblées politiques. Les Francs avaient coutume de
réunir tous les ans en mars leurs guerriers, dans un lieu consacré
qu'on appelait Champ de Mars. A l'imitation des Germains, auxquels ils
avaient emprunté ces principes d'indépendance politique, les guerriers
francs délibéraient sous la présidence de leur chef. La liberté était
complète. Si les paroles du chef leur plaisaient, ils y applaudissaient
en frappant leurs boucliers de leurs framées ; sinon, ils étouffaient
sa voix par leurs murmures.

Sous Charlemagne, la date de l'assemblée
fut reculée jusqu'en mai : les évêques qui, sous Clovis avaient été
admis à ces assemblées, prirent bientôt avec les comtes et les
seigneurs un rôle prépondérant, et l'élément guerrier s'effaça peu à
peu. Ces assemblées générales disparurent après la ruine de l'empire
carlovingien ; les champs de mai furent remplacés par les états généraux,
dont la première convocation eut lieu en 1302, sous Philippe le Bel, et
dont la dernière eut lieu en 1789, à la veille de la Révolution.

Le mois de mai correspond à floréal dans
le calendrier républicain ; c'est le mois des fleurs. Les Romains
célébraient chaque année, à la fin d'avril et au commencement de mai,
la fête de Flore. La déesse des fleurs, adorée en Grèce sous le nom de
Chloris, avait des autels à Rome. Tous les ans avaient lieu les Florales,
fêtes qui se célébraient durant cinq nuits et qui consistaient en
chasses et en représentations mimiques et dramatiques. Les chasses
avaient lieu dans un cirque spécial, appelé cirque de Flore, situé hors
de la ville, dans une petite vallée formée par le mont Viminal et la
colline des Jardins.


Flore, dit-on, fut l'épouse de Zéphire, ce
qui veut évidemment dire que le vent caresse les fleurs ; on croit que
le culte de Flore fut introduit à Rome par le roi sabin Tatius. Pendant
quelques années les Florales furent suspendues, mais, en l'an 581 de
Rome, les bourgeons ayant beaucoup souffert de l'intempérie de la
saison, l'édile Servilius, sur l'ordre du sénat, rétablit la fête.
Flore est représentée sous la figure
d'une jeune nymphe couronnée de fleurs et les mains chargées de fleurs.
Son mari, Zéphire, fils de l'Aurore, est représenté sous la figure d'un
jeune homme ayant des ailes de papillon et une couronne de fleurs. « Il
souffle sur la terre avec tant de douceur, et cependant avec tant de
puissance, que son souffle rend la vie aux plantes, colore les fleurs
et les fruits. » Son nom vient de deux mots grecs zoé, fero, qui veulent dire : je porte la vie.

Zéphire

En France, en 1323, le roi Charles le Bel
sanctionna la fondation, à Toulouse, de la célèbre Académie des jeux
Floraux, qui s'appelait alors Collège du gaisçavoir. Cette
institution, restaurée par Clémence Isaure vers 1490, fut érigée en
académie par Louis XIV, en 1694. Tous les ans, le 3 mai, ont lieu des
concours de poésie : l'ode la meilleure est récompensée d'une amarante
d'or ; la violette d'argent, l'églantine d'argent, le souci d'argent,
récompensent la pièce de vers alexandrins, le morceau en prose,
l'idylle qui ont été couronnés.

En Grèce, on célébrait tous les ans, le 6 et le 7 du mois de Thargélion, c'est-à-dire au commencement de mai, les Thargélies, fêtes consacrées soit à Apollon et à Diane, soit au Soleil et aux Heures. Ces fêtes étaient assez singulières : « Le
premier jour on sacrifiait des victimes humaines ; c'étaient des
individus condamnés à mort. Ils étaient conduits au son des flûtes hors
de la ville sur le bord de la mer, leur cou était entouré de guirlandes
de figues, et ils portaient également des figues dans les mains.
Pendant cette marche, on frappait les victimes avec des branches de
figuier sauvage. Arrivées au lieu du supplice, on les faisait monter
sur un bûcher de bois de figuier auquel on mettait le feu; enfin on
jetait leurs cendres dans la mer et aux quatre vents. » Comme on le voit, il s'agissait d'une cérémonie de purification.

Le 9 mai, on célébrait à Rome les Lémuries, pour apaiser les mânes des morts. On prétend que ces fêtes s'appelaient à l'origine Rémuries
et qu'elles avaient été instituées par Romulus pour se délivrer du
fantôme de son frère Rémus qu'il avait tué. L'objet principal de toutes
les cérémonies de cette fête était d'exorciser les lémures (les âmes
des morts), de prévenir leurs apparitions, et d'empêcher qu'ils ne
troublassent les vivants... Le sacrificateur, nu-pieds, faisait avec la
main, dont les doigts étaient joints au pouce, un signe pour chasser
les lémures. Il mettait des fèves noires dans sa bouche et les jetait
derrière
lui en disant : « Par ces fèves, je me délivre moi et les miens. »
Cette conjuration se faisait au bruit d'un charivari de poêles et de
vases d'airain.

Le 15 mai, avait lieu la fête de Mercure.
C'est ce jour-là qu'un temple avait été consacré, dans le grand cirque,
au fils de Jupiter et de Maïa. Le dieu qui avait dans ses attributions
l'éloquence,
le commerce, les voyages et les vols (!) est représenté « avec des
ailes aux pieds, aux épaules, à sa coiffure, et à la baguette nommée caducée qu'il tient entre ses mains. »
Ces ailes permettent au messager des dieux d'exécuter avec rapidité les
ordres de Jupiter. A ses multiples occupations, Mercure Mercure
joignait encore la conduite des âmes aux enfers.


Le 3 mai, l'Église catholique célèbre la fête de l'Invention de la Croix.
On sait que sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin, retrouva la
croix de Jésus-Christ enfoncée dans la terre sous le Calvaire, en l'an
328.

Une
superstition qui se perpétue dans quelques provinces, fait considérer
comme funestes les mariages contractés en mai. On dit noces de mai,
noces mortelles.
On attribue l'institution des Rogations à saint Mamert, évêque de
Vienne, en Dauphiné. Ces prières publiques se font trois jours avant
l'Ascension, pour demander à Dieu de conserver les biens de la terre,
et d'éloigner les fléaux et les malheurs. Dans le cours de la dernière
moitié du Ve siècle, ce prélat exhorta les fidèles de son
diocèse à faire des prières, des processions, des oeuvres de pénitence,
pendant trois jours, afin d'obtenir la cessation des tremblements de
terre, des incendies et du ravage des bêtes féroces, dont le peuple
était affligé. Dans la suite, on continua ces prières pour se préserver
de pareilles calamité, et l'usage s'en introduisit successivement dans
les églises des Gaules, de l'Espagne, de l'Italie, etc.


En mai les jours augmentent de 1h16, la
température s'élève d'une manière très sensible, la moyenne s'élevant à
14°2. Cependant certaines journées du mois sont encore froides et les
agriculteurs redoutent avec raison l'effet désastreux des gelées
tardives. Ces gelées de mai peuvent se produire, soit parce que sous
l'influence des vents du nord la température générale de l'air
s'abaisse au-dessous de zéro, soit parce que la température du sol
s'abaisse par rayonnement au-dessous de zéro, la température de l'air
pouvant être d'ailleurs de 3 ou 4° de chaleur. Dans ce dernier cas, on
peut parfois éviter l'effet désastreux de la gelée en brûlant,
au-dessus du champ qu'on veut préserver, des huiles lourdes qui
produisent des nuages artificiels destinés à diminuer le rayonnement du
sol.

Mercure

Ces gelées de mai peuvent arriver à une
époque quelconque du mois, mais il a été bien constaté, depuis de
longues années, qu'il y a toujours un refroidissement de la température
vers les 11, 12 et 13 mai. Cette remarque n'avait pas échappé à
l'esprit observateur des agriculteurs, qui donnaient aux saints Mamert,
Pancrace et Servais, auxquels sont consacrés ces trois jours de mai,
les noms de saints de glace.

On raconte que le grand Frédéric se promenait, le 1er mai
1780, sur les terrasses du palais de Sans-Souci. L'air était tiède, le
soleil chaud. Le roi s'étonna que les orangers fussent encore
renfermés. Il appela son jardinier, et lui ordonna de faire sortir les
arbres. « Mais, sire, lui objecta le jardinier, vous ne craignez donc point les trois saints de glace ? »
Le roi philosophe se mit à rire et renouvela son ordre. Jusqu'au 10 mai
tout alla bien ; mais le jour de saint Mamert, le froid survint ; le
lendemain, jour de saint Pancrace, la température baissa davantage, et
il gela fortement dans la nuit qui précéda la fête de saint Gervais.
Les orangers furent gravement endommagés.

Le mois de mai est si variable qu'on a dit avec raison qu'il n'est beau que chez les poètes.
C'est un ménage d'enfer.
L'almanach et le thermomètre
Ne peuvent d'accord se mettre :
L'un dit printemps et l'autre hiver.
...
On dirait que le mois de mai
Est relégué dans quelque idylle,
Ou que, tel qu'un luxe inutile,
Cette année on l'a supprimé.

En mai, les agriculteurs des différents
départements sont loin d'être d'accord entre eux. Les uns désirent que
les pluies d'avril prennent fin ; les autres ne les redoutent pas. Ces
appréciations différentes tiennent évidemment aux différences de
climat. Mais une voix unanime déplore les gelées tardives, qui sont
cependant fréquentes durant ce mois :

Au mois de mai
Il faudrait qu'il ne plût jamais.
(Vaucluse)


Mai pluvieux
Rend le laboureur joyeux.
(Hautes-Alpes)


Ces deux proverbes sont, on le voit, absolument opposés.
Mars sec, avril humide, chaud mai,
Temps à souhait.
(Aube, Nord, Marne)


Gelée d'avril ou de mai
Misère nous prédit au vrai.
(Nièvre)


En mai, les travaux de jardinage deviennent
très importants : on récolte les petits pois, les artichauts, les
fraises, etc. Le 20 mai finit le mois républicain de floréal et
commence prairial. La nature présente à cette époque de l'année sa plus
grande activité.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.flickr.com/photos/myspi/
sergiojjboy
Moderateur
Moderateur
avatar

Messages : 5148
Qualité : cool


MessageSujet: Re: Le mois de Mai   Mar 5 Mai 2009 - 16:00

C'est évident c'est le meilleur mois de l'année.....
Revenir en haut Aller en bas
http://salut-les-copains.bbactif.com/f7-photofiltre
Noel
Admin
Admin
avatar

Messages : 30314
Qualité : Plein

MessageSujet: Re: Le mois de Mai   Ven 22 Mai 2009 - 15:04

En ce moment il est très chaud dans ma région.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.gensordinaires.com/
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Le mois de Mai   

Revenir en haut Aller en bas
 
Le mois de Mai
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Expliquer à un petit de 20 mois un déménagement...
» 24 mois d'allaitement!
» décallotage (17 mois)
» Qui va piano va sano! presque 10kg en 6 mois.
» Vêtements Bébé 6/9 mois garçon

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le forum des Gens Ordinaires :: Le coin culturel :: Histoires et légendes-
Sauter vers: