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 le mois d'AVRIL

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Rolande
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MessageSujet: le mois d'AVRIL   Sam 4 Avr 2009 - 15:51

Histoire et légende du mois d'AVRIL




Les Romains donnaient au mois qui succède à Mars le nom d'aprilis, du mot latin aperire, qui veut dire ouvrir, soit « parce que, dans ce mois, les bourgeons commencent à s'ouvrir », soit « parce que la terre semble ouvrir son sein en se couvrant d'une végétation nouvelle ». Du mot latin aprilis nous avons fait avril.





Je n'ai pas pu trouver une image du saint du mois, qui serait Asmodel !!



l'arbre du mois le Myrthe



la fleur du mois l'Hyacinthus



l'animal du mois le Bouc



l'oiseau du mois la Colombe





le métal du mois le Cuivre



le parfum du mois le Benjoin



la pierre du mois le Saphir
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http://www.flickr.com/photos/myspi/
Rolande
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MessageSujet: suite AVRIL   Sam 4 Avr 2009 - 15:51


Le poète Ausone représente le mois d'avril
sous les traits d'un jeune homme couronné de myrte et qui semble danser
au son des instruments. « Près de lui est une
cassolette d'où l'encens s'exhale en fumée et le flambeau qui brûle
dans sa main répand des odeurs aromatiques. » Le mois d'avril
était consacré à la déesse Cybèle, la mère des dieux, comme s'appelaient les Grecs. C'était à Pessinonte, en Phrygie, que se
trouvait le principal temple consacré à Cybèle ; on l'y adorait sous la
forme d'une pierre noire, qui était, disait-on, tombée du ciel. Pendant
la seconde des guerres que les Romains firent aux Carthaginois, un
évènement qui parut extraordinaire, une pluie de pierres, terrifia les
esprits.


Cybèle


On consulta les livres sibyllins et l'on trouva une prédiction portant que l'ennemi serait vaincu si l'on apportait à Rome la mère des dieux
de Pessinonte. La pierre noire qui représentait Cybèle fut apportée en
grande pompe à Rome, et des jeux annuels, les jeux Mégalésiens, furent
institués en l'honneur de la déesse pour perpétuer le souvenir de son
entrée dans la capitale de l'Italie. Ces jeux commençaient le 4 avril
et duraient sept jours ; ils consistaient en représentations
dramatiques exécutées sur le mont Palatin devant le temple même de
Cybèle. Phidias représente la déesse assise sur un trône entre deux
lions, ayant sur la tête une couronne murale de laquelle descend un
voile. Quelquefois Cybèle est représentée tenant une clef et paraissant
écarter son voile, allégorie qui rappelle l'étymologie d'avril.

Chaque année, le 1er avril, les
Grecs se rassemblaient autour du temple de Thésée pour exécuter des
danses nationales. Thésée, dont les exploits sont restés légendaires,
tua, comme l'on sait, le Minotaure, ce monstre à tête de taureau qui
dévorait chaque année six jeunes garçons et six jeunes filles
d'Athènes : c'était le tribut imposé par le roi de Crète, Minos, à la
suite de l'assassinat de son fils Androgée par les Athéniens. Ariane,
fille de Minos, sur les conseils de Dédale, donna à Thésée un fil qui
devait le conduire dans la demeure, presque introuvable (le
labyrinthe), habitée par le monstre. Thésée fut ingrat envers Ariane,
qu'il abandonna dans l'île de Naxos.

Donc, le 1er avril, des jeux et
des chants célébraient la victoire de Thésée. Parmi ces chants,
quelques choeurs sont remarquables. L'un est considéré comme une
reproduction de la danse que Dédale inventa pour Ariane. Le coryphée
tient et guide ses compagnons, tantôt au moyen d'un fil, tantôt avec un
mouchoir. Ce fil serait celui du labyrinthe ; ce mouchoir, serait
destiné à essuyer les larmes d'Ariane. La personne qui tient le
mouchoir
dit ces paroles : « Navire qui es parti et qui m'enlèves mon bien-aimé,
mes yeux, ma lumière, reviens pour me le rendre ou pour m'emmener
aussi. » Quand Ariane a chanté, le choeur lui répond sur le même air :
« Maître du navire, monseigneur, et vous, rocher, âme de ma vie,
revenez pour me la rendre, ou pour m'emmener aussi. »

« C'est aux alternatives
de réveil et de sommeil de la végétation, dit Maury, que se rapportent
les deux genres de fêtes, les unes gaies, les autres tristes, que l'on
célébrait en l'honneur de l'héroïne crétoise (Ariane) et qui firent
croire aux mythologues des temps passés à l'existence de deux Arianes. »

Pour nous, le 1er avril, à
défaut du culte de Thésée, nous pratiquons la coutume du poisson
d'avril. Nous nous égayons aux dépens de nos amis en leur annonçant des
nouvelles absolument inexactes et en leur imposant des démarches
absolument inutiles. S'ils se fâchent, il nous suffira d'un mot pour
calmer leur colère : « Poisson d'avril ! »
Quelle est l'origine de cette plaisanterie vraiment absurde ? On
raconte que le roi Louis XIII faisait garder à vue, dans le château de
Nancy, un prince de Lorraine. « Le prisonnier trouva moyen de se sauver, le 1er avril,
en traversant la Meuse à la nage, ce qui fit dire aux Lorrains que
c'était un poisson qu'on avait donné à garder aux Français. »

Mais voici d'autres origines : Poisson
d'avril, dit-on, dérive par corruption de Passion d'avril. Le vendredi
saint tombe souvent dans ce mois et la manière dérisoire dont le Christ
fut renvoyé d'Anne à Caïphe, de Caïphe à Pilate, de Pilate à Mérode,
d'Hérode à Pilate, semble une mystification pareille à celle que nous
appelons poisson d'avril. Une autre version est la suivante : Le mois
d'avril est le mois où le maquereau est le plus abondant. La pêche
commence dans les premiers jours; or, il est d'usage dans certaines
localités maritimes, lorsque les pêcheurs reviennent après une maigre
pêche, qu'on leur envoie en manière de plaisanterie des poissons en
bois et en carton. On nargue ainsi ceux qui s'étaient vantés de revenir
avec des cargaisons beaucoup plus considérables que leurs voisins.
Souvent les pêcheurs, pour ne pas avouer leur pêche infructueuse,
prétendaient que leurs bateaux avaient coulé au retour. On les
accueillait alors en criant : « Ah ! ah ! c'est du poisson d'avril. »

Enfin, une dernière étymologie, qui, à
vrai dire, nous paraît la meilleure, bien qu'elle ne nous apprenne pas
l'origine des mystifications du 1er avril : En avril, le
soleil vient d'entrer dans la constellation zodiacale qu'on appelle les
Poissons. Disons à ce propos que la constellation des Poissons était,
en Égypte, consacrée à la déesse Nephtis, puissance malfaisante qui
symbolise la stérilité de la terre. Elle était la femme de Typhon, dieu
du mal, des ténèbres, de la stérilité. Détail assez curieux : dans les
temples consacrés à Typhon, on immolait à ce dieu des hommes roux !


Thésée et le Minotaure


Parmi les fêtes romaines qu'on célébrait en
avril, signalons : le 4, les jeux Mégalésiens ; le 7, les fêtes de la
naissance d'Apollon et de Diane; le 15, les Fordicales, des deux mots forda, vache pleine, et coedo,
je tue, en l'honneur du dieu Tellus, (la Terre) ; chaque écurie
immolait une vache pleine. Le 21 avril, jour anniversaire de la
fondation de Rome, on célébrait les Parilies, fête instituée
par l'empereur Adrien et pendant laquelle on ne faisait aucun sacrifice
sanglant. Le même jour avaient lieu les fêtes Paliliennes, en l'honneur de la déesse Palès, divinité tutélaire des bergers et des troupeaux. Le 25, on célèbre les Robigales, en l'honneur de la déesse qui préserve les blés de la rouille. Le 30, ont lieu les Larentales,
en l'honneur d'Acca-Larentia, nourrice de Romulus et de Rémus, et qu'on
avait surnommée la Louve ; ce qui a fait croire que Romulus avait été
allaité par la femelle d'un loup. Quant aux Céréalies, elles étaient célébrées en avril et en août.


Du commencement à la fin d'avril, les
jours augmentent de 1h40, à savoir : de 57 minutes le matin et de
43 minutes le soir. En avril, la température moyenne continue à
s'élever ; elle atteint 10°, et cependant nous devons nous attendre
encore à des séries de mauvais jours : les pluies, le froid, la neige
même parfois, ne nous ont point irrévocablement quittés, et les gelées
peuvent compromettre le succès des récoltes qui seraient trop hâtives.
Vous connaissez le dicton : « Il n'est si gentil mois d'avril qui n'ait son chapeau de grésil. »
Il y a d'ailleurs, dans ce mois, une échéance qui terrifie un grand
nombre de nos paysans et qui suscite chez eux les croyances les plus
superstitieuses : nous voulons parler de la lune rousse.

Écoutons ce qu'en disent les agriculteurs :
Lune rousse
Vide bourse.
et encore :
Récolte point n'est arrivée
Que la lune rousse ne soit passée.


Le roi Louis XVIII, recevant un jour une députation d'astronomes, leur dit : « Je
suis charmé, messieurs, de vous voir réunis autour de moi, car vous
m'expliquerez nettement ce que c'est que la lune rousse et quel est son
mode d'action sur les récoltes. » Arago, qui rapporte cet
incident, ajoute que le grand astronome Laplace, à qui s'adressaient
plus particulièrement ces paroles, resta comme atterré ; lui qui avait
tant écrit sur la lune n'avait en effet jamais songé à la lune rousse.
Laplace consultait tous ses voisins du regard, mais ne voyant personne
disposé à prendre la parole : « Sire, dit-il, la
lune rousse n'occupe aucune place dans les théories astronomiques ;
nous ne sommes donc pas en mesure de satisfaire la curiosité de Votre
Majesté. » Le soir, le roi s'égaya beaucoup de l'embarras dans lequel il avait mis ses astronomes.

Les agriculteurs appellent lune rousse la
lune qui, commençant en avril, devient pleine soit à la fin d'avril,
soit au commencement de mai. Ils assurent avoir observé que la nuit,
quand le ciel est serein, les feuilles, les bourgeons, exposés à la lumière
de la lune, roussissent, c'est-à-dire gèlent lors même que la
température de l'air se maintient à quelques degrés au-dessus de zéro.
Ils ajoutent que si le ciel est couvert, les rayons de la lune
n'arrivant pas jusqu'aux plantes, la gelée n'a pas lieu.

Est-il vrai, tout d'abord, que ces effets
de gelée se produisent en avril et en mai ? Oui, bien certainement ;
les récoltes, trop souvent compromises par ces gelées tardives,
n'attestent que trop vivement la réalité de l'observation. Est-il vrai
que les gelées se produisent quand le ciel est serein, quand la lune
brille, et qu'elles n'ont pas lieu quand le ciel est couvert ? Oui
encore. En voici l'explication : les objets terrestres, échauffés
pendant le jour par les rayons du soleil, perdent de leur chaleur
pendant la nuit en renvoyant dans l'espace la chaleur qu'ils ont reçue;
le refroidissement peut être tel, que ces objets soient gelés alors
même que la température de l'air est au-dessus de zéro. Cette perte de
chaleur de la terre est favorisée par un ciel pur; aussi dans les nuits
d'avril et de mai, quand la température de l'air ne dépasse pas 4 à 5
degrés et que le ciel est serein, les plantes gèlent.

Il est bien vrai, par conséquent, que durant ces nuits, si la lune brille, la gelée se produit ; mais la lune ne brille que parce que le ciel est pur
et c'est la pureté du ciel qui détermine la congélation des plantes. «
Dans ces gelées, disait spirituellement Babinet, notre lune n'est pas
complice, mais simplement témoin du délit et du dégât. »
Et cela est si vrai que, dans les mêmes conditions de sérénité du ciel,
s'il n'y a pas de lune, la gelée se produit de la même façon.

Babinet raconte qu'à l'occasion de la lune
rousse, il avait souvent reçu des lettres de correspondants
agriculteurs
lui demandant « de s'entendre avec ses confrères pour mettre cette
fatale lune rousse en d'autres mois qu'avril et mai » Ceci rappelle une
pétition adressée au pape Sixte-Quint par les habitants de son pays
natal : « O Très
Saint Père, accordez-nous de faire deux récoltes par an ! - Volontiers
! mes enfants, répondit Sixte Quint, et de plus j'y joins une seconde
faveur, c'est que vos années auront désormais vingt-quatre mois ! »

Rappelons enfin que le mois républicain de
germinal, qui commence le 21 mars, se termine au 20 avril et qu'à cette
date nous entrons dans le mois de floréal, c'est-à-dire dans le mois
des fleurs. En avril, l'agriculteur souhaite la pluie pendant la
première partie du mois, une chaleur trop hâtive étant considérée comme
nuisible. Cependant si la pluie cesse vers la fin d'avril, et surtout
s'il n'y a pas de gelées, l'année promet une bonne récolte.

Pluie d'avril
Remplit grange et fenil.
(Vienne)


Quand il pleut à la Saint-George,
Il n'y a ni prune ni orge.
(Aube)


Mars hâleux,
Avril pluvieux
Font mai joyeux.
(Somme, Vaucluse)


Quand il tonne en avril,
Vendangeurs, préparez vos barils.
(Drôme, Meuse, Vosges)






La Saint-Georges, qui ne doit plus avoir d'eau, tombe le 23 avril.



Historique :


Son nom vient du latin aprilis, qui était le nom donné à ce mois par les Romains en l’honneur de la déesse Aphrodite.
Il justifie cette attribution d'abord par la proximité avec Mars (le
mois et le dieu) et le fait que les Césars prétendaient faire remonter
les origines de leur gens à la déesse. Il ajoute que "Quirinus affirma
toujours que Mars et Vénus étaient ses parents et, pour que ses
descendants ne pussent l'ignorer, il voua aux dieux de sa famille deux
mois successifs.





Célébration d'avril :

Date importante : le 1er avril. C'est à ce jour que l'on fête la
tradition païenne du poisson d'avril. Cette célébration populaire est
liée à l’ancienne détermination de la fête de Pâques
qui a lieu le premier dimanche suivant la première pleine lune de
printemps, et qui se produit pratiquement toujours en avril dans le
calendrier julien.
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