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mimi1260
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MessageSujet: Notre époque   Notre époque Icon_minitimeJeu 20 Oct 2022 - 9:17

Pierre Mendès France - ( 11 janvier 1907 - 18 octobre 1982)

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Député radical-socialiste de l'Eure dès 1932, Pierre Mendès France, d'une intégrité exemplaire, s'oppose en 1940 au maréchal Pétain et à la collaboration avec l'occupant nazi. Il tente de gagner le Maroc à bord du Massalia mais se fait arrêter par la police de Vichy.


Évadé en 1942, il gagne Londres et devient ministre de l'Économie nationale dans le gouvernement provisoire du général de Gaulle. Mais à la Libération, il démissionne après le refus de De Gaulle de procéder à un échange des billets en circulation (comme en Belgique), pour piéger les trafiquants et taxer les fortunes des anciens collaborateurs.


Opposé à la guerre d'Indochine, il devient Président du Conseil après la chute de Dien Bien Phu, le 17 juin 1954, avec le soutien des communistes, bien que lui-même soit un anticommuniste convaincu.


Il mène à leur terme les négociations de Genève. Le 1er août 1954, son discours de Carthage ouvre la voie à l'indépendance de la Tunisie. Ses opposants et même certains de ses soutiens y voient aussi une incitation à la rébellion algérienne.


Mendès France laisse échouer le projet de Communauté europénnne de Défense (CED), ce qui lui est aussi reproché par les «européistes» de son camp. Le 6 février 1955, mis en minorité à l'Assemblée, il doit démissionner. Il va ensuite s'opposer au traité de Rome et au retour du général de Gaulle, ce qui lui coûtera son siège de député en 1958.


Les cendres de Pierre Mendès France ont été dispersées dans sa propriété de Louviers. Des voix s'élèvent aujourd'hui pour qu'il ait malgré cela les honneurs du Panthéon.
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MessageSujet: Re: Notre époque   Notre époque Icon_minitimeJeu 20 Oct 2022 - 9:22

De Gaulle s'en va !


Le 20 janvier 1946, c'est par un sonore « Je fous le camp ! » que Charles de Gaulle démissionne de son poste de chef du gouvernement provisoire de la République française (GRPF). Sa décision met fin au chapitre qu’il avait ouvert dans des circonstances dramatiques en juin 1940.


Le chef de la France libre


Arrivé à Londres le 17 juin juin 1940, le général de Gaulle revendiqua la continuité de la République française en déniant toute légitimité au gouvernement de Vichy, soumis à l’occupant allemand. Il réussit aussi à s’imposer comme interlocuteur privilégie auprès des alliés britanniques et américains.


Après la libération de Paris, en août 1944, il prit naturellement la tête du gouvernement provisoire, en faisant rentrer dans les rangs les résistants, notamment communistes. Son habileté politique lui permit d’éviter les troubles et de rétablir la paix civile.


De Gaulle marque son désaccord


En octobre 1945 ont lieu les premières élections législatives de l’après-guerre. Le Parti communiste (PCF) en sort vainqueur, suivi du Mouvement républicain populaire (chrétiens-démocrates, MRP) et de la Section française de l’Internationale ouvrière (socialistes, SFIO). La nouvelle assemblée penche donc largement à gauche, mais de Gaulle est reconduit à la tête du gouvernement. Il n’y reste pas longtemps, car ses rapports avec la chambre des députés se brouillent vite. De Gaulle pense que sa démission le 20 janvier 1946 agira comme un électrochoc qui amènera le MRP à le rappeler. Or, il n’en est rien, car le MRP s’accommode de son départ et s’entend avec le PCF et la SFIO pour gouverner et mettre en place de nouvelles institutions.


Un projet de Constitution est soumis à référendum mais rejeté par les électeurs. Ces derniers élisent une nouvelle Assemblée, où le MRP est le parti majoritaire. Un second projet de Constitution est proposé, moins marqué à gauche, dans lequel l’Assemblée nationale a la prééminence sur le président de la République, celui-ci n’ayant pas le droit de la dissoudre. Les députés sont élus au scrutin de liste à la proportionnelle ; e président de la République élu par un collège électoralet l’exécutif.


Il est adopté le 13 octobre 1946, malgré l’opposition de De Gaulle depuis sa retraite. Et en janvier 1947, Vincent Auriol est élu président de la République. La page de la guerre se tourne alors définitivement.
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MessageSujet: Re: Notre époque   Notre époque Icon_minitimeJeu 20 Oct 2022 - 9:28

La Communauté européenne du charbon et de l'acier


Le 9 mai 1950, Robert Schuman, ministre français des Affaires étrangères, lance l'idée d'une Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier (CECA). On est alors en pleine guerre froide et le projet est poussé en avant par les États-Unis qui veulent de la sorte renforcer l'Europe démocratique occidentale face à la menace soviétique.


Cette entité supranationale réunit l'Allemagne de l'Ouest, la France, l'Italie et le Benelux (Belgique, Luxembourg et Pays-Bas). Elle réintègre l'Allemagne (du moins sa partie occidentale) aux côtés des démocraties, cinq ans jour pour jour après la capitulation du IIIe Reich. C'est un prélude à la création de la Communauté économique européenne et de l'Union européenne !


Le Jour de l'Europe


Le plan Schuman marque la naissance du projet d'Union Européenne. C'est pourquoi le 9 Mai est devenu le Jour de l'Europe.


Une surprise de taille
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Jean Monnet et Robert Schuman le 9 mai 1950


Le plan Schuman a été mis au point par Jean Monnet, Commissaire général au Plan.


Autodidacte et négociant de terrain, visionnaire inspiré, Monnet veut fonder une première institution européenne sur des réalisations solides et non des principes abstraits. Il propose un organisme qui sera chargé de superviser et de répartir la production de charbon et d'acier. Le choix est judicieux car le charbon et l'acier sont à cette époque les deux piliers de l'économie.


En plaçant la sidérurgie allemande, la plus puissante d'Europe, sous une tutelle commune, le plan neutralise les préventions des autres Européens à son égard. Il permet aussi à la France de renoncer à la région frontalière de Sarre.


Jean Monnet et son équipe disposent du soutien enthousiaste de quelques hommes d'État : Robert Schuman, l'Italien Alcide de Gasperi et l'Allemand Konrad Adenauer, chancelier démocrate-chrétien de la toute jeune République Fédérale Allemande.


Des clivages durables


Le 9 mai, Robert Schuman prend de court la plupart des dirigeants occidentaux en présentant le projet de CECA devant les journalistes réunis au quai d'Orsay. L'opinion publique européenne se montre dans l'ensemble favorable au plan Schuman, voire enthousiaste. Elle y voit une promesse de paix et de prospérité. 


Les appareils politiques sont quant à eux divisés et pour certains hostiles. En France, les chrétiens-démocrates du MRP et les socialistes de la SFIO se rallient avec enthousiasme au projet, tandis que les communistes et les gaullistes mettent toute leur énergie à le dénoncer. La Grande-Bretagne s'y oppose parce qu'elle craint d'être marginalisée tandis que le président américain Truman l'approuve avec chaleur. Il y voit un utile renfort contre la menace soviétique en pleine guerre froide.


Dans l'année précédente, les Occidentaux ont dû surmonter le blocus de Berlin mais ce fut au prix de la division de l'Allemagne en deux États rivaux ; les Soviétiques se sont par ailleurs dotés de la bombe atomique tandis que leurs alliés chinois ont pris le pouvoir à Pékin ; la Corée du sud vit sous la menace d'une invasion, qui surviendra le mois suivant.


Aux États-Unis, le sénateur Joseph MacCarthy s'est lancé dans une croisade anticommuniste. La situation internationale est plus que jamais tendue et le monde vit dans la crainte d'une troisième guerre mondiale qui mettrait aux prises les deux grands vainqueurs de la précédente, à coup de bombes nucléaires.


Habilement, Jean Monnet et Robert Schuman évitent de situer le projet européen dans ce différend entre le camp anglo-saxon et le camp soviétique afin de ne pas trop froisser les sympathisants communistes ou gaullistes, soit la moitié des citoyens français. Ils préfèrent souligner que l'Allemagne de l'Ouest, une fois engagée dans la CECA, n'aura plus ni l'envie ni la possibilité de relancer la guerre contre ses voisins, une hypothèse à vrai dire tout à fait invraisemblable...


Il n'empêche qu'à la suite de Jean Monnet et Robert Schuman, journalistes et hommes politiques reprendront régulièrement cette antienne d'un projet européen destiné à prévenir le retour des conflits au sein même de l'Europe.


Vers l'Union européenne


La CECA commence son activité en 1951, avec l'Allemagne, la France, l'Italie, le Benelux mais sans le Royaume-Uni. Le 10 août 1952, Jean Monnet prend la présidence de la Haute Autorité de la nouvelle institution, à Luxembourg.


Pourtant, la construction européenne va connaître un échec majeur juste après le succès de la CECA...


La guerre de Corée ravive la menace d'une invasion de l'Europe par les Soviétiques. Les six pays de la CECA envisagent alors une Communauté Européenne de Défense (CED) avec 40 divisions sous le même uniforme. Elle impliquerait de réarmer l'Allemagne et fournirait un renfort bienvenu à l'OTAN. L'Assemblée nationale française ne votera jamais ce traité de défense commune, à cause de l'opposition résolue des communistes et des gaullistes.


Après cet échec, les partenaires de la CECA reviennent à plus de mesure et signent à Rome, le 25 mars 1957, le traité d'où est issue l'actuelle Union européenne.
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MessageSujet: Re: Notre époque   Notre époque Icon_minitimeJeu 20 Oct 2022 - 9:32

La Communauté Économique Européenne


Le 25 mars 1957, à Rome, les représentants de six pays jettent les bases de l'Union européenne actuelle. Ce succès résulte de la volonté de paix affichée par les dirigeants de l'après-guerre.
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Signature du traité de la CEE, à Rome, le 25 mars 1957


La stratégie des petits pas


Jean Monnet, le « Père de l'Europe » créa en 1950-1951 la CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier) en vue de souder entre elles les démocraties de l'Europe atlantique et pro-américaine face à la menace soviétique. La Grande-Bretagne s'en tint toutefois à l'écart.


Mis en confiance par son succès, il suscita ensuite un projet d'armée européenne sous le nom de Communauté Européenne de Défense. La CED aurait le double avantage de rapprocher les Européens et de surseoir au réarmement de l'Allemagne. Prématurée et mal engagée, elle avorta en 1954. Cet échec refroidit les enthousiasmes.


Jean Monnet et le Belge Paul-Henri Spaak revinrent alors à la charge avec une ambition moindre. Ensemble, ils suggérèrent un rapprochement des industriels impliqués dans l'atome civil. Accessoirement, ils proposèrent aussi une suppression progressive des barrières douanières.


Le défi européen


L'invasion de la Hongrie par les chars soviétiques le 4 novembre 1956 et, dans le même temps, l'échec piteux de l'expédition franco-britannique à Suez ravivèrent le besoin des Européens de renforcer leur union pour faire face à l'arrogance des Super-Grands (URSS et États-Unis). La France, à l'initiative du président du Conseil Guy Mollet, s'engagea dans cette voie pour essayer de retrouver son rang. Mais, une nouvelle fois, la Grande-Bretagne fit quant à elle le choix de s'aligner sur les États-Unis.


Le 25 mars 1957, l'Allemagne, la France, l'Italie, les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg signent donc à Rome le traité Euratom et le traité sur la création d'une Communauté Économique Européenne (CEE). Le seul chef de gouvernement à faire le déplacement est le chancelier Konrad Adenauer. Il marque ainsi l'importance qu'il attache à l'événement.


• Le premier traité accapare tout l'intérêt du public. Il prolonge la CECA en y ajoutant une touche de modernité ! Pourtant, il va s'étioler sans laisser de regret.
• Le second traité, au contraire, fait une entrée discrète. Il est vrai que son contenu demande à être précisé. Mais il va conduire pas à pas à l'intégration économique et politique de l'Europe de l'Ouest...
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MessageSujet: Re: Notre époque   Notre époque Icon_minitimeJeu 20 Oct 2022 - 9:47

Alger se révolte


Le 13 mai 1958, les Algérois d'origine européenne en appellent au général de Gaulle pour maintenir la souveraineté de la France sur l'Algérie. L'insurrection va avoir raison de la IVe République... et inutilement prolonger la guerre d'Algérie en mettant fin aux espoirs nés quelques mois plus tôt.
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Le général Raoul Salan entre le général Jacques Massu et Jacques Soustelle, le 13 mai 1938


Sabotage d'une solution politique


Au début de l'année 1958, Pierre Pflimlin, député MRP (chrétien-démocrate) de Strasbourg, est pressenti pour la présidence du Conseil. Mais il est soupçonné de vouloir négocier un cessez-le-feu avec les rebelles du FLN qui luttent pour l'indépendance de l'Algérie.


Les gaullistes qui militent corps et âme pour le retour du général de Gaulle au pouvoir encouragent les Pieds-noirs à la sédition. Ils laissent entendre que le Général est la personnalité la mieux placée pour maintenir les trois départements algériens au sein de la République.


Le 10 mai 1958, Alain de Sérigny, directeur de l'Écho d'Alger, publie un éditorial où il en appelle à de Gaulle pour sauver l'Algérie française que les partis traditionnels et le prochain gouvernement s'apprêtent à lâcher : « Je vous en conjure, parlez, parlez vite, mon général... »


Vrai-faux coup d'État


Le 13 mai 1958 est le jour de l'investiture de Pierre Pflimlin. À Alger a lieu une manifestation d'anciens combattants à la mémoire de trois militaires du contingent faits prisonniers par les fellaghas et fusillés en Tunisie. Profitant de la manifestation, les partisans de l'Algérie française donnent l'assaut au bâtiment du gouvernement général sous la conduite de Pierre Lagaillarde, un leader étudiant. Après la mise à sac du gouvernement général, les émeutiers nomment un Comité de salut public.


Le général Jacques Massu en prend la présidence. Il envoie à Paris un télégramme : « ... exigeons création à Paris d'un gouvernement de salut public, seul capable de conserver l'Algérie partie intégrante de la métropole ». Les députés, qui n'apprécient pas cette intrusion, investissent comme prévu Pierre Pflimlin. C'est la rupture avec Alger.


En attendant la prise de fonctions du nouveau Président du Conseil, Félix Gaillard confie les pleins pouvoirs civils et militaires en Algérie au général Raoul Salan, qui commande l'armée sur place.


Le 14 mai, à 5 heures du matin, Massu lance un nouvel appel : « Le comité de salut public supplie le général de Gaulle de bien vouloir rompre le silence en vue de la constitution d'un gouvernement de salut public qui seul peut sauver l'Algérie de l'abandon ».


Le lendemain, 15 mai 1958, le général Raoul Salan prononce une allocution devant le comité de salut public, à l'intérieur du Gouvernement général d'Alger : « Vive la France, vive l'Algérie française, vive le général de Gaulle ! »


Puis il se rend sur le balcon et s'adresse à la foule rassemblée sur le Forum : « Nous gagnerons parce que nous l'avons mérité et que là est la voie sacrée pour la grandeur de la France. Mes amis, je crie : « Vive la France ! Vive l'Algérie française ! »... Il se retourne vers l'intérieur mais se heurte à la haute silhouette du gaulliste Léon Delbecque qui lui souffle : « Vive de Gaulle, mon général ! » Revenant vers le micro, Salan reprend la phrase : « Vive de Gaulle ! »


Les dés sont jetés avec cet appel public au Général, éjecté de l'activité politique en 1947 mais toujours très désireux de donner à la France des institutions plus stables que la IVe République.


De Gaulle, le retour


De sa retraite de Colombey-les-deux-Églises, de Gaulle fait répondre le jour même qu'il se tient prêt à « assumer les pouvoirs de la République ».


Le 19 mai, il donne une conférence de presse pour dire qu'il refuse de recevoir le pouvoir des factieux d'Alger. Aux journalistes qui s'inquiètent de l'éventualité d'une dictature, il lance : « Croit-on qu'à 67 ans, je vais commencer une carrière de dictateur ? ».


Le 27 mai, de Gaulle affirme dans un communiqué qu'il entame le processus régulier pour « l'établissement d'un gouvernement républicain ». Stupeur dans la classe politique. Serait-ce un coup d'État ?


Pour dénouer la situation, René Coty, le président de la République, se résout le 1er juin, dans un message au Parlement, à en appeler au « plus illustre des Français... Celui qui, aux heures les plus sombres de notre histoire, fut notre chef pour la reconquête de la liberté et qui, ayant réalisé autour de lui l'unanimité nationale, refusa la dictature pour établir la République ».


Le général forme sans attendre un gouvernement de rassemblement avec Guy Mollet, chef de la SFIO (parti socialiste), Antoine Pinay (Centre National des Indépendants, droite), Pierre Pflimlin, MRP (chrétien démocrate), Michel Debré (gaulliste)...


Investi de la présidence du Conseil, le général Charles de Gaulle s'attelle à la mise sur pied d'une nouvelle Constitution. Elle est approuvée par référendum le 28 septembre 1958 avec 79,2% de Oui et toujours en vigueur.


Le 21 décembre 1958, Charles de Gaulle est  élu président de la République et de la Communauté française par un collège électoral. Succédant à René Coty, il devient le premier président élu de la Ve République.
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MessageSujet: Re: Notre époque   Notre époque Icon_minitimeJeu 20 Oct 2022 - 10:00

Référendum sur la Constitution de la Ve République


Le 28 septembre 1958, les Français votent par référendum pour une nouvelle Constitution.


Par leur vote, ils entérinent le retour du général Charles de Gaulle au pouvoir, avec l'espoir d'en finir avec l'instabilité ministérielle caractéristique de la IVe République et surtout la guerre d'Algérie... Celle-ci allait pourtant durer quatre longues années supplémentaires avant de se terminer sur une rupture douloureuse.


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Conférence de presse du Général De Gaulle à Matignon,  source : INA



Une Constitution sur mesure
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Affiche du Référendom


Fortement inspiré par le général de Gaulle, le projet de Constitution est rédigé en deux mois par un Comité consultatif constitutionnel de 39 membres, sous l'autorité de Michel Debré, garde des sceaux. Il est approuvé par près de 80% des votants métropolitains (avec 15% d'abstentions).


Le même jour, les possessions françaises d'outre-mer (les colonies) approuvent également par référendum leur intégration dans une Communauté française, préalable à leur indépendance. Seule, la Guinée rejette la Communauté. Elle devient ipso facto indépendante (abandonnée du jour au lendemain par les administrateurs français, l'ancienne colonie va sombrer dans l'anarchie et l'horreur sous la férule de Sékou Touré).


Conformément à la nouvelle Constitution, un collège électoral composé des parlementaires et d'autres élus se réunit le 21 décembre et, sans surprise, élit Charles de Gaulle à la présidence de la République.


Le nouveau président est investi officiellement dans ses fonctions par son prédécesseur, René Coty, le 8 janvier de l'année suivante. Il nomme aussitôt le fidèle Michel Debré au poste de Premier ministre. De ce jour date la naissance de la Ve République.


Entêtement gaullien


La nouvelle Constitution met fin à l'instabilité gouvernementale qui caractérisait le régime de la IVe République, issu de la Libération. Au moins en apparence, elle fait de la Ve République naissante un régime semi-présidentiel.


La nouvelle Constitution confie le pouvoir législatif à deux chambres, l'Assemblée nationale et le Sénat qui, ensemble, composent le Parlement.


Le président nomme le Premier ministre et, sur proposition de celui-ci, les autres membres du gouvernement. Le Premier ministre doit engager sa responsabilité devant l'Assemblée nationale. Lorsque celle-ci la lui refuse par une motion de censure ou en d'autres circonstances qui le justifient, le président est en droit de dissoudre l'Assemblée nationale (il ne peut renouveler la dissolution dans l'année qui suit).


• Le président peut prendre l'initiative d'un référendum concernant l'organisation des pouvoirs publics.


• En vertu de l'article 16, il peut même exercer tous les pouvoirs « lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la nation, l'intégrité du territoire » sont menacés.


Un Conseil constitutionnel de 9 membres, sorte de Cour suprême à l'américaine, est garant de la constitutionnalité des lois.


Notons que la Constitution ne dit rien du mode d'élection des députés. Le général de Gaulle avait ouvertement rejeté la proposition de Michel Debré de graver dans le texte le principe de l'élection au suffrage uninominal majoritaire à deux tours. Il avait considéré que le mode d'élection (scrutin majoritaire uninominal ou scrutin de liste à la proportionnelle) devait pouvoir être adapté aux circonstances.

NB: c'est plus calme aujourd'hui mais certains aspirent à une 6ème République.......
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