Le forum des Gens Ordinaires

Bonjour et Bienvenu(e),

sur le forum des Gens Ordinaires

https://www.gensordinaires.com

Les Membres du Forum



Le forum des Gens Ordinaires

Forum de discussions entre amis du net. Ouvert à tous.
 
AccueilAccueil  PortailPortail  ÉvènementsÉvènements  PublicationsPublications  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Le Deal du moment :
Clé licence Windows 10 professionnel 32/64 bits ...
Voir le deal
2.97 €

Partagez
 

 10 décembre 1508 : ligue de Cambrai

Aller en bas 
AuteurMessage
Opaline
Moderateur
Moderateur
Opaline

Messages : 1264
Qualité : Qualité

10 décembre 1508 : ligue de Cambrai Empty
MessageSujet: 10 décembre 1508 : ligue de Cambrai   10 décembre 1508 : ligue de Cambrai Icon_minitimeMar 10 Déc 2019 - 9:36

10 décembre 1508 : ligue de Cambrai Albrec10
Portrait de l'empereur Maximilien Ier par Albrecht Dürer.

Celte ligue fut conclue contre les Vénitiens, entre le pape Jules II, l’empereur Maximilien, le roi de France et le roi d’Espagne. Ce fut un événement inouï jusqu’alors, que la conspiration de tant de princes contre une république, qui , trois cents années auparavant, n’était qu’une ville de pauvres pêcheurs.

Le pape Jules II, né à Savonne, domaine de Gênes, voyait avec indignation sa patrie sous le joug de la France. Un effort que fit Gênes en ce temps-Ià, pour recouvrer son ancienne liberté, avait été puni par Louis XII, avec plus de faste que de rigueur. Il était entré dans la ville, l’épée nue à la main ; il avait fait brûler, en sa présence, tous les privilèges de la ville ; ensuite ayant fait dresser son trône dans la grande place, sur un échafaud superbe, il fit venir les Génois au pied de l’échafaud, qui entendirent leur sentence à genoux ; il ne les condamna qu’à une amende de cent mille écus d’or, et bâtit une citadelle, qu’il appela la Bride de Gênes.

Le pape qui, comme tous ses prédécesseurs, aurait voulu chasser tous les étrangers d’Italie, cherchait à renvoyer tous les Français au-delà des Alpes ; mais il voulait d’abord que les Vénitiens s’unissent avec lui, et commençassent par lui remettre beaucoup de villes que l’Eglise réclamait. Ses propositions ayant été rejetées, JulesII se servit alors, contre Venise, des Français mêmes, contre lesquels il eût voulu l’armer. Ce ne fut pas assez des Français, il fit entrer toute l’Europe dans la ligue.

Presque tous les potentats, ennemis les uns des autres, suspendirent leur querelle pour s’unir ensemble à Cambrai contre Venise. Jamais tant de rois ne s’étaient ligués contre l’ancienne Rome. Venise était aussi riche qu’eux tous ensemble. Elle se confia dans cette ressource, et surtout dans la désunion qui se mit bientôt entre tant d’alliés. Il ne tenait qu’à elle d’apaiser Jules II, principal auteur de la ligue ; mais elle dédaigna de demander grâce, et osa attendre l’orage. C’est peut-être la seule fois qu’elle ait été téméraire.

Les excommunications, plus méprisées chez les Vénitiens qu’ailleurs, furent la déclaration du pape. Louis XII envoya un héraut d’armes annoncer la guerre au doge ; il redemandait le Crémonais, qu’il avait cédé lui-même aux Vénitiens quand ils l’avaient aidé à prendre le Milanais.

Cette rapidité de fortune qui a toujours accompagné les Français dans les commencements de toutes leurs expéditions, ne se démentit pas. Louis XII, à la tête de son armée, détruisit les forces vénitiennes à la célèbre journée d’Agnadel, près de la rivière d’Adda. Alors chacun des prétendants se jeta sur son partage. Jules II s’empara de toute la Romagne : ainsi les papes qui devaient, dit-on, à un empereur de France leurs premiers domaines, durent le reste aux armes de Louis XII.

L’empereur, de son côté, s’empara de Trieste, qui est resté à la maison d’Autriche jusqu’à la paix da Presbourg. Il n’y eut pas jusqu’au duc de Ferrare et au marquis de Mantoue, autrefois général au service des Vénitiens, qui ne saisissent leur proie. Venise passa de la témérité à la consternation. Le sénat, excommunié par le pape, et opprimé par tant de princes, consentit à demander pardon au souverain pontife, qui leur imposa des pénitences, comme si Dieu eût ordonné aux Vénitiens de ne pas se défendre.

Jules II, ayant rempli son premier projet d’agrandir Rome sur les ruines de Venise, songea au second. Il voulait détruire en Italie tous les étrangers les uns par les autres, exterminer le reste alors languissant de l’autorité allemande, et faire de l’Italie un corps puissant, dont le souverain pontife serait le chef.

Il se ligue contre les Français avec cette même république de Venise qu’il venait d’opprimer par eux, avec le roi d’Espagne, le roi d’Angleterre, et avec les Suisses mécontents de ce que le roi de France leur avait refusé avec trop de hauteur l’augmentation de leurs pensions.

Trivulce, général de Louis XII, remporta d’abord de grands avantages sur les confédérés ; mais la perte de la bataille de Novarre, en 1512, obligea les Français à abandonner l’une après l’autre toutes les villes qu’ils avaient prises, du fond de la Romagne aux confins de la Savoie. Gênes reprit sa liberté ; il ne resta rien à Louis XII au-delà des Alpes.
10 décembre 1508 : ligue de Cambrai 4f242f10
Louis XII, roi de France,  le "Père du Peuple"
par Jean Perréal



Texte de La France Pittoresque
Revenir en haut Aller en bas
https://opaline13580.1fr1.net/
Basile
Moderateur
Moderateur
Basile

Messages : 4995
Qualité : C'est selon, à vous de voir.


10 décembre 1508 : ligue de Cambrai Empty
MessageSujet: Re: 10 décembre 1508 : ligue de Cambrai   10 décembre 1508 : ligue de Cambrai Icon_minitimeMar 10 Déc 2019 - 15:40

lecture ....Avec attention. Merci Opaline.
Revenir en haut Aller en bas
https://entreamisdunet.forumactif.com/
 
10 décembre 1508 : ligue de Cambrai
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le forum des Gens Ordinaires :: Le coin culturel :: Histoire, sites historiques pour ne pas oublier - débats -témoignages-
Sauter vers: