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 Un voyage au Moyen Orient, voilà comment ça se passait

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Papy
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MessageSujet: Un voyage au Moyen Orient, voilà comment ça se passait   Jeu 18 Jan 2018 - 17:18

Prélude à un voyage

Cet après midi, livraison chez Mobel Pfister à Shur du dernier chargement effectué à Téhéran : 70 Balles de Tapis Iraniens ; le poids moyen d’une balle étant approximativement de 220 Kg le poids du chargement est de 15400 Kgs, le dédouanement à été effectué ce matin au « Freilager » de Zurich, retour à vide à Rivaz, c’est là qu’est ma maison ….. Un tas de papiers m’attendent, le service au camions doit aussi être fait, et puis la famille, bien sur….alors pour quelques jours…break…….

Jour H – 1
Tout ayant une fin , il faut reprendre le collier….téléphone à Multisped pour un chargement pour la Grande Bretagne, De Vriees, l’affréteur de Multisped me rappelle vers le soir….chargement demain matin à 9 h30 chez Ciba Geygy à Bâle, des produits chimiques pour leurs dépôt Londonien….
Alors on prépare le sac…les provisions, car a quelques exceptions près je manges presque toujours dans le camion, je suis très bien installé pour cela, Frigo, Camping Gaz, Réserve d’eau, coffres aménagés pour matériel et nourriture, etc.

Jour J-6 De Rivaz (Suisse) Perthes (France)
A 6 heures du matin c’est parti, un café pris vite fait au Relais Routier de Morat, à 9h30 comme prévu la remorque est a quai chez Ciba, le camion est a coté, le chargement est effectué par le personnel de Ciba, a 11 heures c’est terminé, les plaques Oranges sont ouvertes alors direction la Frontière…Bachgraben, c’est le nom de la Douane Suisse, Saint Louis, celui de la Française.
Là, un transitaire s’occupe des papiers, le transit se fera sous couvert d’un T2, la douane Suisse contrôlera le chargement et plombera le camion et la remorque, tout cela prend un certain temps, et ce n’est que vers 4 heures de l’après midi que je peu prendre la route.
Le Ferry chez Townsend Thoressen à Calais est retenu pour demain soir 18h30….alors direction Colmar, le Col du Bonhomme, St Dié, roulé ce soir là jusqu’à Perthes….

Jour J-5 De Perthes (France) Douvres (Angleterre)
Après une coupure « réglementaire » re départ en direction de Chalon sur Marne, Reims, Laon, Arras et en fin Calais, j’y arrive bien avant l’heure, je gare le camion dans la file d’attente à l’embarquement, je vais chercher la carte d’embarquement et l’attente commence, le bateau est a quai, les tracteur de Townsend chargent les semis qui voyagent seules, ensuite c’est a notre tour, l’un derrière l’autre nous nous engageons sur la passerelle, les marins nous guident à la place qui nous est attribuée….eh quoi ?, ils mettent des chaînes au châssis du camion et de la remorque…..cela veut dire qu’il « fait gros temps »…..alors ça va pas être triste….
En effet, à peine sorti du port les effets de la tempête se font immédiatement sentir, une solution, se diriger vers le bar et après un ou deux « double » ça va mieux…le repas pris, nous avons droit a une cabine, un tout petit peu de repos fait du bien…..réveil par le personnel de cabine…breakfast …..Mais quoi, on n’aborde pas…….le bateau tourne en rond au large du port, plusieurs autre font de même, la tempête est trop forte pour pouvoir rentrer au port, alors ils tournent, ils tournent…..enfin vers midi, on pénètre dans le port, donc plusieurs heures après ce qui aurait du ètre l’heure d’arrivée normale.
Nous pouvons enfin sortir du bateau…..ça fait tout drôle de se retrouver sur la terre ferme…les hommes de quai nous dirigent sur les cabines de la Police d’immigration…nous remettons les fiches que nous avons remplies sur le bateau, contrôle des passeports, etc, c’est du sérieux chez les rosbif…ça rigole pas du tout….enfin ça passe, et c’est alors que nous pouvons nous garer sur l’esplanade de la douane…..ensuite…recherche du transitaire, d’emblée il me dit « Tomorow », ah bon, alors un p’tit tour au pub et dodo….

Jour J-4 De Douvres (Angleterre) Watford (Angleterre)
Relance à plusieurs reprise du transitaire, mise a quai pour contrôle de la marchandise, enfin vers le soir, je peu enfin sortir du port, et attaquer sans oublier de rouler à gauche la côte autoroutière qu’il y à immédiatement a la sortie du port.
Enfin arrivé vers London, suivre les indications North, Dartford tunnel, je dois attendre a l’entrée du tunnel, car étant en plaque orange, la police escorte le camion pour le passage du tunnel (a péage) direction M6 le dépôt de Ciba est à Wattford au nord ouest de Londres….bien sur quand j’y arrive, il y a longtemps qu’il n’y a plus personne, alors, re dodo sur le parking du dépôt…

Jour J-3 De Watford (Angleterre) Oxford (Angleterre)

A 8 heures le gardien me fais rentrer dans la cour du dépôt, mise a quai, et déchargement entrecoupé de plusieurs « the times », enfin c’est vide…entre temps j’ai téléphoné a mes amis ASTRAN, Mr Paul m’à dit d’aller charger pour Téhéran des machines à laver chez Hovver à Marthur-Titfil, et ensuite de venir complèter chez eux à Addington près de Mainstone dans le Kent.
Marthyr-Titfil, c’est un bled perdu en plein Pays de Galle…j’y arrive le soir….là contrairement aux autres de Ciba, ils m’attendent…le chargement commence aussi tôt, mais c’est pas des violents….et puis ils y a souvent des « the times », enfin il faut quand même bien que je fasse ma coupure, non ?

Jour J–2 De Oxford (Angleterre) Calais (France)
A l’ouverture du dépôt d’ Astran, le lendemain matin, je suis devant la porte….Mr Paul, m’explique que le camion qui doit venir d’Ecosse avec le Whisky que je dois charger n’est pas encore là alors il faut attendre….
Astran est en fait une maison de transport relativement petite pour la somme d’affaires qu’elle brasse, c’est très convivial, en fait il n’y a pas grand monde pour gérer tout ça, au bureau les deus patrons, un affréteur, et deux dactylos, c’est tout, sur le quai….et bien croyez moi, un seul homme pour conduite le fenwick…les chauffeurs donnent la main et quand ça ne suffit pas Mr Paul un des patron n’hésite pas à tomber la veste pour aider (et dire que c’était un docteur, marrant non ?) À midi pour « lunch times » tout le monde patrons compris se retrouve au Pub du coin….les pintes le « lager » y vont bon train, même les nana ne crachent pas dessus…des durs ces britishs…
Astran roule Scania, le parc se compose d’une dizaine de véhicules pas plus, mais par contre autant d’affrétés, dans les années1970/1975 nous étions donc une vingtaines d’ensembles, par la suite ce chiffre a un peu augmenté, une agence c’est même crée à Garonor …
Donc tout ça pour passer le temps en attendant que mon chargement arrive, il arrive enfin, les machines a laver sont chargées sur deux couches, il reste un espace d’environ 80 cm en faut, c’est là qu’on charge le Wisky, il faudra faire attention en roulant, ça donne pas mal de ballant…le poids total du chargement est de 18 tonnes 500, pour un Scania 110 super, c’est de la rigolade…
Le prix du voyages est fixé à 12'000 Sfrs, Mr Woodman, le second patron me remet le solde du voyage précédent, et la moitié de ce qui est prévu pour ce voyage là, donc je suis plein de pognon…je le planque…et je vous dirais pas ou… na !!
Etant immatriculé en Suisse, je dois établir les carnets de TIR au départ de la Suisse, donc une fois chargé, départ en Direction de Douvres…la le transitaire à déjà préparé le T2 pour les machines et le T1 pour le Wysky, ils sont établis à destination du Port Franc de Genève, c’est en effet de là que je partirai en TIR…
Re embarquement, la tempête s’étant calmée, la traversée est kool, le Duty free visité, Calais ne présente pas de problème, je roule un peu, mais panne de paupière oblige, je bâche vite fait dès que j’arrive au premier parking sur l’autoroute.

Jour J-1 Calais (France) Genève (Suisse)
Arrivé à Saint Julien Perly en fin de matinée, juste le temps de « faire la douane », de payer les 20 Sfrs de surcharge, et d’arriver au Port Franc avant Midi….là ma femme viens me chercher, j’ai du boulot…écrire les carnets de TIR, commencer a dépenser tout ce beau pognon qu’on m’à donné, donc aller a la banque, au bureau de change de l’Aéroport, en effet, le change en Lira Italiennes, Dinard Yougoslave, Levas Bulgare, Turkisch Lira et Rials Iraniens est très avantageux, et puis il vaut mieux avoir des dollars ou des Deutschemark que de la monnaie Suisse, alors je fais le plein des différentes porte-monnaies que j’ai pour chaque pays à traverser.
A suivre
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Papy
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MessageSujet: Re: Un voyage au Moyen Orient, voilà comment ça se passait   Ven 19 Jan 2018 - 13:31

Jour J De Genève (Suisse) à Ivréa (Italie) Départ du Voyage

Mon épouse me reconduit à Genève, je « fais la douane », ce qui veut aussi dire « mettre en TIR » je repaye les 20 SFrs de surcharge, je sort du Port Franc juste avant midi, cette fois les « gabelous » Suisse ne m’ont pas trop emmerdé…avec ma femme nous prenons notre dernier repas avant le « grand » départ à la Brasserie Feldschlossen de la route des Jeunes.

Re contrôle avant le départ de tous les documents : Passeport, Photos pour la Turquie, Certificat de Vaccination, carnets de passage pour le camion et la remorque, carnets de TIR (20 volets+1) 4 carnets pour le retour (toujours 2 en plus au cas où), manifeste, factures, CMR, pognon, enfin tout, coté bouffe, c’est au super market d’Aoste que je complèterai … et c’est parti…..

Il est 14 h30, Perly, douane Suisse de sortie, 5 minutes, Saint Julien douane Françaises guère plus, alors départ direction le tunnel du Mont Blanc, la douane Française de sortie s’effectue à l’Autoport de Cluses, il y a beaucoup de camions…ceux qui vont en Italie bien sur, mais ceux qui vont aussi au Moyen Orient, il y a des Stouff’s en pagaille, et un tas d’autres, on n’va pas ètre tout seul sur la route…aie aie aie…bonjour l’attente aux douanes…..

Vers 19 heures départ de l’ Autoport, direction le tunnel…passage du tunnel, un simple contrôle au tunnel et c’est la descente sur l’ Auto Porto d’ Aosta, mais il est de nouveau l’heure becter, alors arrêt chez « Tina » pour ce faire, la « meute » me suit de près, je me place de manière à pouvoir sortir facilement du parking, et puis on fait honneur aux pasta,chanti grappa et tout quanti de « Tina », et dès que possible, repartir avant les autres de manière à avoir une bonne place sur le parking de l’ Autoporto, les courses en vitesse au supermarket, la douane, le « doctor » plus ou moins sympathique ou plutôt antipathique le capo qui viens vérifier les plombs, et c’est fini on peu partir…pas très loin, car la fatigue se fait quand même sentir….vers Ivréa, je déclare forfait….

Jour J+1 D ’Ivréa (Italie) à Ljubljana (Yougoslavie)

Le minimum possible de repos, et c’est reparti, le parking est plein de collègues…pas tous bien garés…il y en a même jusque sur la bande d’élancement sur l’autoroute, enfin ça passe, alors, c’est l’essentiel….Santia, Novara, Milano, Brescia, Verona, Padova, Montfalcone, Fernetti, là c’est la douane de sortie d’Italie, il est 17 heures, ça a bien marché…l’intérêt, pour moi, c’est de rester toujours devant la « meute »…si la plus part sont des « non violents » il y en a quand même quelques uns qui prennent un peu plus a cœur leur boulot, alors on n’est quand même pas mal à passer en Yougo ce soir là.

Sézana c’est le nom de la douane, ça va vite, la Slovénie est très jolie, et c’est encore un peu la mentalité de chez nous….ce soir là je dors sur le parking d’un motel avant Ljubljana…

Jour J + 2 De Ljubljana (Yougoslavie) à Sofia (Bulgarie)

Départ de bonne heure comme a mon habitude, pas encore beaucoup de « lignards » en route, seulement des camions Yougo, il y a beaucoup de petits camions, mais aussi de grands Milles pattes Fiat qui se traînent, en adoptant les méthodes locales, on arrive quand même à doubler, alors Zagreb, Nova Gradiska, Slavonski brod, Belgrade, Nis, ce qui fait que vers le soir je ne suis pas très loin de la frontière, c’est Dimitrograd coté Yougo et Kalotina coté Bulgare, je ne passerai pas ce soir….et bien si, je suis passé….comme il n’y avait pas de place pour me garer, j’ai attendu que les premiers camions partent, et j’ai tout simplement avance en doublant toute la file pour prendre une de leur place….j’ai présenté mes carnets , mon passeport, en moins de deux c’était fini…

Alors comme j’étais le »premier » de la file, j’ai avancé jusqu’en Bulgarie…là encore s’était juste, mais ça a passé, re passeport, re carnet, un peu de change (pour donner le change hi hi hi) en 20 minutes les deux douanes étaient passées…heureusement que j’ai fais comme ça, la « meute arrive, alors eux ce sera pour demain matin….ce qui me permettre d’ètre à Kapicule avant tout le troupeau….et ceux d’aujourd’hui, je vais bien en doubler encore quelques uns, non ?

Quelques Kilomètre plus loi, la station avec la dame pompiste…mis 600 litres, avec des levas « suisses » du chocolat « suisse » aussi...ce soir là, j’ai été dormir au « chalet Suisse » juste après Sofia….mais je vous assure, même pas bouffé, pas besoin de me bercer, très très fatigué le papy….

Jour J+3 De Sofia (Bulgarie) à Kapicule (Turquie)


Pendant la nuit, une « pétasse » locale, n’a rien trouvé de mieux que de taper a ma portière, pour savoir si des fois, je n’avais pas besoin de ses services, rien qu’au ton de ma réponse, elle a tout de suite compris que c’était non….ça m’à tellement fâché d’avoir été réveillé en sursaut, que j’ai eu bien du mal à me rendormir…oh et puis merde, je ne peu plus dormir, alors autant partir….un peu après Plovdiv, un gros policier Bulgare agite sa palette au milieu de la route, je stoppe, il me dit que je roule trop vite, il me demande 5 levas, sans quittance bien sur….

Ce sera tout pour cette traversée de la Bulgarie, j’arrive à Dimitrovgrad la frontière de sortie de Bulgarie, il y a une petite colonne seulement, pas de quoi fouetter un chat, ça passe vite, me voici a Kapicule, en Turquie…..un énorme parking, il y a des centaines de voitures et de camions de toute sorte, ces véhicules sont « séquestrés » pour toute sorte de trafic divers…il y a parmi eux, un Volvo F88 Suisse, le patron chauffeur est en Prison, il parait que lui, c’est trafic d’armes….ah bon !!.

Je me gare tant bien que mal dans l’une des allées prévues pour ça, le terrain est boueux, c’est deg au possible…pas tellement de WC (même a la turque) dans la région, alors le sol est parsemé de « mines », ils faut slalomer dur pour se rendre à la cabane du déclarant en douane, d’emblée il me dit : Mister, tomorow, ok collèga, tomorow inch allah….la « meute » ne m’à pas rattrapé, et moi j’ai même doublé la « meute » de hier…..

Alors direction la « trappe » d’à coté, là en effet, je retrouve bon nombre d’amis, qui eux aussi attendent tomorow…il y a ceux qui vont et aussi ceux qui reviennent, des Anglais, des Suisse, des Français, des Allemands, mais pas beaucoup de Bulgare, de Turks, de Roumains, de Hongrois, eux ils pompent dans leur camions, les Turks du tchai, les autres de la Wodka ou du Wiski, qu’ils ont acheté en Bulgarie juste avant la douane….en effet il y a plusieurs Dutyfree qui se sont installées, avec payement en devises bien sur… dans ce « bistrot » local, c’est un mélange incroyable, chacun parle sa langue naturellement, alors ça donne un bruit de fond assé particulier, ça fraternise sec, c’est super, on se raconte ses conneries, tout le monde est content….alors un « chiche-kebab » et 5/6 bira plus loin c’est un gros dodo, très bienvenu celui là aussi…

Jour J+4 (De Kapicule Turquie) à Istanbul (Turquie)

Pas besoin de se lever trop bonne heure, mais quand même, je profite de ce matin calme, pour approfondir un peu la toilette, ça avait été assé négligé jusque là, et avec les bibines de hier soir la barbe a bien poussé alors gillette oblige…petit dej…passage sous la remorque pour poser « sa mine du matin » et aller se rendre compte de la situation auprès du transitaire….

Ce n’est pas moins d’une cinquantaine de carnets de TIR qu’il a déjà sur son bureau…et il y a beaucoup de transitaires…..quel bordel….il faut attendre, heureusement le transitaire d’Astran à été « conditionné » il est très motivé…..alors vers midi, c’est presque fini….la taxe est payée, le passeport tamponné, les carnets de passage et de TIR sont a la signature….

La chose à faire a présent, c’est de se rapprocher de la sortie….le plus discrètement possible, bien sur…. une fois de plus le flair du « vieux crabe » fonctionne….car le problème une fois que vous avez les papiers finis, c’est de pouvoir sortir, et en étant tout devant, vous êtes presque sorti, non ?

Ca y est, j’ai les papiers, je slalome un peu moins car devant la douane, c’est quand même pas possible qu’il y en aient qui « se posent » là, c’est pas convenable…comme je suis presque à la barrière, je n’en ai pas pour longtemps pour me retrouver sur la route d’ Edirne…

Je longe une longue file de camions de toutes nationalité qui attendent pour entrer dans le parking dans le sens retour…., c’est une longue file qui se forme alors derrière moi, ça double tant que ça peu, et tant que la Polisi ne voit rien, c’est de nouveau la chasse, pour arriver le plus vite au Londra Camping et avoir une bonne place….car il y a du monde qui suit, je vous assure.

Babaeski, Lüleburgaz, Corlu, merde….la R12 des flics j’y ai droit encore un coup, mais 500 TL sans facture et un paquet de Marlboro, et c’est reparti, Silivri, au bord de la Mer de Marmara, en enfin le Londra, le Londra est situé bien avant Istanbul, j’y arrive assé tôt pour faire le « servisi », ce qui veut dire lavage graissage.

Ensuite, pareil que la veille, on retrouve les copains à la cafétéria, non pas cette fois là, c’est dans la salle de restaurant ou il y a des attraction que nous allons « souper », c’est chouette, il y a un super orchestre, des danseuses des chanteuses, tout ça c’est un peu exotique pour nous, mais ça change…

Le « sarap » coule dur….pas besoin de cachet pour dormir…..demain journée ou on a intérêt à ètre très attentif et je dois m’arrêter à Bolu pour poser un autre coffre que j’ai commandé lors de mon dernier voyage….

Jour J+5 D’Istanbul (Turquie) à Ankara (Turquie)

Sortie laborieuse du Londra, des cons de Bulgares bloquent la porte, ils sont allé payer la parking, alors il faut attendre qu’ils reviennent, pas trop long quand même, bien qu’il ne soit que 5h30 du matin la circulation en direction d’Istanbul est démentielle, des camions, des bus, des taxis, un affreux tohu bohu, on se croirait sur le périf parisien discipline en moins…..

Enfin la croisée de l’autoroute, à droite Istanbul, à gauche le Pont sur le Bosphore….là ça va déjà un peu mieux, mais un gros bouchon juste avant le pont….alors calmus mec…enfin les choses se tassent, je suis de l’autre coté...

La circulation est très importante et difficile, il faut faire très attention, il y a ceux qui traversent la route sans regarder, les ânes, les bus qui te déboîtent juste sous le nez, les taxis qui te font des queues de poisson pour s’arrêter, les chauffeurs de bus grande ligne galonnés qui se croient tout permis, enfin plein de gâteries comme ça, la première fois ça surprend un peu, v’savez….heureusement tous ces « étrangers » comme nous, ne s’en sortent pas trop mal, il y en a qui ont eu des accidents certes, mais dans l’ensemble, tenant compte de ce style de circulation c’est plutôt positif

Juste avant Izmit, il y a un « contrôle polisi », il faut s’arrêter pour viser les carnets, sinon problèmes à la sortie, il y a ainsi trois ou quatre contrôle à « faire » , la route est assé bonne , nous passons à Dûzce, c’est une région de cultures maraîchères, arrivé à Bolu, je m’arrête pour poser le coffre sur la remorque, c’est très bon marché, ils sont super ces carrossiers Turks, le travail est vite fait, c’est reparti, on attaque le Bolu, c’est un col en lacets qui grimpe pas mal, là ils faut quand même avoir de la cavalerie….le 110 s’en donne a cœur joie, ça double dur, les Berliets de la Somat, les Saviems de la Stouff, de la VIT, y a que les Volvo’s qui peuvent suivre….

Ensuite descente sur Ankara…juste après l’Aéroport et sur la gauche il y a la Station Mobil et l’ Omür Hôtel, c’esl là que je m’arrêterai ce soir, de nouveaux copains sont là, j’en rattrappe tous les jours, et il y a ceux qui rentrent et quand même ceux aussi qui « marchent » aussi bien que moi….demain, les choses sérieuses vont commencer…..
A deux mains les amis
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Papy
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MessageSujet: Re: Un voyage au Moyen Orient, voilà comment ça se passait   Sam 20 Jan 2018 - 16:35


Jour J+18 De Kapicule (Turquie) à Plovdiv (Bulgarie)

Bien raisonné cette nuit, j’entre du premier coup dans la cour de la douane, du coup je retrouve « les mines », les trous, les flaques, la saleté du parking, et la populace douane/transitaires avide de notre pognon… donc mouvement inverse, ça va plus vite qu’à l’allé, à midi, je suis prêts à sortir, je sort donc de Turquie.

A l’entrée en Bulgarie, il y a un bassin ou tous les camions passent impérativement, ce bassin contiens du désinfectant, en plus de cela, il y a deux bonnes femmes qui pulvérisent le châssis et le bas de la caisse….ensuite on arrive dans la cour de la douane Bulgare….là, bien sur change « bidon » obligatoire, passeport, carnets de Tir, tout va très vite, et c’est la sortie, on retrouve les pavés de Svilengrad, les Dutyfree…je vais dormir près de Plovdiv, à Plovdiv, il y a un garage de la Somat, il y a plein de Berliet 250 en révision, ils repeignent les véhicules, sans beaucoup se préoccuper du camouflage, c’est dingue le j’men foutisme de ces gens là !

Jour J+19 De Plovdiv (Bulgarie) à Rubin (Yougoslavie)

Départ matinal, casse-croûte à midi au « chalet Suisse » il faut faire attention au Pinard qu’on boit, car labas ça ne rigole pas avec l’alcool, et puis comme il y a des espions partout, il faut se méfier des « vopos » ils sont bien renseignés ces salops là !

Re Station service juste avant la frontière de Kalotina, plus de chocolat, ni de bas, mais encore un paquet de levas, et en ajoutant un ou deux petit billets verts on fais le plein sans difficultés…la douane, quelques minutes, et c’est la Yougoslavie Dimitrovgrad, pas de problèmes non plus.

Il y a un motel juste après la douane…stop vite fait pour boire «une pivo»….et là chose étonnante, il y a les « putes voyageuses » qui attendent…..ce sont en fait de pauvres filles qui attendent les chauffeurs qui veulent bien les prendre avec eux pour traverser la Yougo, elle font la navette ainsi, comme cela elles ont nourries logées et naturellement baisées pendant un ou deux jours que dure la traversée…et ainsi de suite….bonjour la chaude lance…je laisse cela pour les affamés ….j’en connais pas mal….

Je continue donc sur NIS et en en direction de Belgrade, entre Nis et Belgrade, il y a un Motel, le Motel RUBIN ou la spécialité gastronomique est le steak tartare, ils font ça super, et il y a aussi du vin rouge excellant c’est du vin de la région de Kragujevac toute proche, j’y arrive la nuit est déjà tombée depuis longtemps, beaucoup de camions.

Il y a des camions Stouff avec chauffeur, et d’autres sans chauffeur…ceux là ont soit été abandonnés, soit en panne ou soit accidentés…..ça semble la fin des haricots pour cette compagnie qui semblait cependant florissante…..triste quand même tout ce matériel à l’abandon…mais enfin on ne vas pas s’apitoyer plus qu’il ne faut, hein ?,

Et qui je retrouve encore, le Belge et son 608, il fais la java avec les Stouffs qui sont là, alors un bon tartare avec tout le monde, un bon canon également, un bon dodo tout seul, et demain on verra…le Belge va continuer avec moi jusqu’en Belgique..


Jour J+20 De Rubin (Yougoslavie à Maribor (Yougoslavie)


Comme toujours, levé comme le coq, départ, matinal, mais ce matin c’est le brouillard, qu’elle purée de poids, cependant nous ne sommes pas en Angleterre que je sache…enfin en cherchant ma route dans le brouillard, le Belge fais du lèche parre choc derrière moi nous rejoignons Belgrade, comme d’habitude un petit PV/Rançon en sortant de Belgrade, ensuite Ruma, Slavonski Brod, Novska, Kutina, Zagreb, et direction Maribor, pas trop d’arrêts, sinon pour un rapide pipi, quelques 750 bornes aujourd’hui, c’est pas mal,

J’en ai un peu plein l’cul, le Belge encore plus, nous n’insistons pas trop…nous callons juste avant la douane, dommage que de ne pas avoir pu y arriver…mais c’est mieux ainsi, que d’avoir un accident du à une panne de paupières, non ?

Jour J+21 De Maribor (Yougoslavie) à Liezen (Autriche)

La frontière se nomme Spielfeld, il y a beaucoup de camions mais surtout dans le sens allé, dans le sens retour, seuls des Autrichiens ? des Allemands, quelques British, des Bubus, des Turks, des Iraniens, enfin, le gratin habituel….

La Yougo passe vite, mais l’ Autriche est plus chiante….et puis c’est l’inquisition, combien de Gasoil ?, et la taxe, et le transitaire pour les papiers, c’est beaucoup plus compliqué, mais faut ce qui faut, le Belge qui est vide, lui passe vite fait, il m’attend de l’autre coté, il en profite pour « mouiller la meule » en attendant….ce n’est que vers le soir que je peu enfin sortir, ce soir là nous allons quand même jusqu’à Liezen, une Goulache soupe, une ou deux gross bier, un apfelstrudel und gute nacht…

Jour J+22 De Liezen (Autriche à Augsbourg (Allemagne)

Am morgen frûh, schnell, sofort, il faut arriver quand même un jour, non, alors arbeit Kamarad Belge, nous arrivons l’après midi à Salzbourg Freilassing, là rythme express, en quatre coup de cuillère a pot c’est terminé, on a quand même bien cru avoir des problèmes quand la Polizei nous a demandé le disque de la veille, juste à la limite, Gut Gut ils ont dit, et on est parti, mais ici, va falloir faire gaffe…c’est plus la même, ici tout l’autoroute, alors on soutiens un rythme assé élevé, ainsi nous dépassons Munich, et dormons après Augsbourg, faut pas faire trop les cons ici.

Jour J+23 De Augsbourg (Allemagne) à Zeebrugge (Belgique)

Juste huit heures après notre arrêts, on décolle en direction de Stuttgart, Frankfurt, Aachen, Brussel et Brugge et enfin Zeebrugge, ici on roule tout sur autoroute, au maximum autorisé, en respectant bien les coupures, enfin des anges de conduite…

Le copain Belge et moi se sommes quittés juste après la frontière Belge, il a rejoint Liège par la RN, pour lui ça a été beaucoup trop dur ce voyage, surtout en Mercedes 608, il ne retourneras jamais labàs dit t’il…même pour un million !!!

Donc moi, j’arrive à Zeebrugge, très , très juste pour le bateau de Félixtowe, je suis le dernier à embarquer, et a peine sur le pont du bateau, les portes se ferment, la passerelle recule, ils « attachent » le camion et la remorque avec des chaînes, ho là !!, enfin, j’ai juste le temps de prendre mon sac et de monter sur le deck, on sent le bateau frémir, c’est parti…..le chef de cabine m’indique la mienne ; une douche, se raser, se rendre présentable et enfin comme toujours dans ces cas là, le bar avec ses deux doubles, ensuite souper british, mais quand même avec vin rouge…et couchette….mais c’est que ça bouge, ça bouge même beaucoup, ho là, j’vais quand même pas dégueuler, non ?..

Ben si !!! Dans le lavabo…qui bien sur se bouche instantanément…mais j’ai trop mal pour penser à nettoyer…
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MessageSujet: Re: Un voyage au Moyen Orient, voilà comment ça se passait   Dim 21 Jan 2018 - 18:34

Belle aventure, j'ignore si cela serait encore possible de nos jours.
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MessageSujet: Re: Un voyage au Moyen Orient, voilà comment ça se passait   Mar 23 Jan 2018 - 16:02

@Noel a écrit:
Belle aventure, j'ignore si cela serait encore possible de nos jours.

Non actuellement il n'y a plus la même fréquence, cependant le transit existe toujours un peu mais le fret est réservé au transports Bulgares, Turks, Polonais et Hongrois.
Il y a des camions Iraniens aussi mais il s'est crée près de Munich un immense port Franc d’où la marchandise et transbordée dans le camions Européens ou l'inverse.
Certains Iraniens viennent charger jusqu"en Suisse à Bâle précisément (Produits Chimique et pharmaceutiques Ciba Sandoz etc)
Il est possible que quand les esprits seront calmés ça reprennent mais ce n'en est pas encore la veille.
Quand on penses que ces pays très bien auparavant sont redevenus des siècles en arrière, c'est dingue comme une poignée d'homme changent la face du monde avec leurs conneries.
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MessageSujet: Re: Un voyage au Moyen Orient, voilà comment ça se passait   Mar 23 Jan 2018 - 16:03

Jour J+24 De Zeebrugge (Belgique) à York (Angleterre)

Au petit matin un steward, viens taper à la porte pour le breakfast …je me lève, j’y vais, ça bouge toujours, j’arrive dans la salle a manger, des œufs au plat….j’vous jure, le jaune se trimballe dans le blanc tellement ça bouge….rien que de voir cela ; j’ai de nouveau envie de vomir…je quitte précipitamment la table sous les yeux rigolards et narquois des stewards et des autres chauffeurs (ceux qui ne sont pas malades).

Je retourne a ma couchette, je n’en sortirai plus tant que le bateau ne sera pas à quai, et qu’il ne bougera plus… je ne sais pas combien de temps après…ça y est ça c’est calmé, nous sommes à quai, j’entend le déchargement à commencé, heureusement que je suis entré le dernier, je vais ressortir également le dernier…ça va j’ai le temps…

Enfin sur la terre ferme, je n’ai jamais été aussi malade en bateau que ce coup là…je donnes les papier au transitaire et retourne me coucher…tout le matin je suis resté couché, ça va nettement mieux à présent, je vais voir ou ça en est, ça va ètre fini, le contrôle sanitaire est fait, je vais pouvoir partir…c’est que York c’est pas tout près, il faut d’abord rejoindre la A1 en direction du Nord, Ipswich, Cambridge, Sheffield, Leeds et enfin York…..

Arrivé labas, pas de problème pour trouver l’Usine, déjà l’odeur, on sais qu’on est arrivé, et puis c’est tout a l’entrée de la ville, l’usine, il y a des panneaux réclame partout…. ROWTRIES : le parking, le bureau d’accueil, le quai, les palettes, enfin deux heures après mon arrivée, c’est vide le CMR signé

Jour J+25 De York (Angleterre) à Genève (Suisse) Fin du Voyage


Voilà, c’est décidé, je rentre à vide jusqu’à Addington, j’y serrai demain dans l’après midi, ensuite mon copain Mr Paul me conduire à Heathrow, je prendrai le dernier vol Swissair du soir à destination de Genève, mon épouse viendras me chercher à l’aéroport de Cointrin, je vais prendre quelques jours de « vacances ».

Il y a tout juste 25 jours que je suis partis de Genève, j’ai effectué 12'850 Kms, tout c’est remarquablement bien passé, aucun problème mécanique, j’ai presque tout dépensé les 6'000 Sfrs (4'000€) que j’avais au départ, le camion à consommé 4’800 litres de Gasoil, moi ?….j’dirais pas…….

J’ai déjà discuté avec Mr Paul de la suite des opérations….je voudrais bien aller a Kuwait…..well, m’a-t-il dit, dans une dizaine de jours je reprendrai de DC9 de Swissair et ce sera encore une fois pour moi, le sujet d’une nouvelle aventure, elle est pas belle la vie ?
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Un voyage au Moyen Orient, voilà comment ça se passait
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