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 Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)

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Opaline
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MessageSujet: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Ven 15 Déc 2017 - 9:00

Rappel du premier message :

15 décembre 1805  
Napoléon signe le décret
de création des maisons d’éducation
de la Légion d’honneur


Ces maisons d’éducation — le château d’Écouen, qui avait été transformé en prison lors de la Révolution, fut désigné dès 1806 par l’empereur pour y recevoir la première de ces maisons — avaient pour but d’assurer l’éducation de jeunes filles pauvres ou orphelines de guerre dont les parents, grands-parents ou arrière-grands-parents avaient reçu la Légion d’honneur

Le décret de création de ces maisons d’éducation, qui fut signé au Palais de Schönbrunn (Autriche) le 24 frimaire an XIV (15 décembre 1805), comportait les articles suivants :

Art. 1er. Il sera établi des maisons d’éducation pour les filles des membres de la Légion d’honneur. Le nombre de ces maisons ne pourra excéder celui de trois.

Article 2. Les lieux où elles seront établies seront fixés ultérieurement par nous, sur les rapports qui seront faits par le grand-chancelier de la Légion d’honneur, en grand-conseil.

Article 3. Ces établissements feront partie de ceux de la cohorte dans l’étendue territoriale de laquelle ils seront situés.

Article 4. Les frais de ces établissements seront pris sur les fonds de la Légion d’honneur.

Article 5. Ces maisons seront administrées sous la direction et la surveillance du grand-chancelier de la Légion d’honneur.

Article 6. Le nombre des élèves sera de cent par maison.

Clic sur la photo


Article 7. Les enfants ne seront admis qu’après sept ans accomplis, et ne seront plus reçus s’ils ont plus de dix ans.

Article 8. Néanmoins les filles des membres de la Légion d’honneur qui s’embarqueront pour les colonies, ou partiront pour l’armée, pourront être admises plus tard si elles ont perdu leur mère.

Article 9. Le grand-chancelier de la Légion d’honneur dressera incessamment et nous présentera un projet de règlement :
1° Sur le mode d’admission des élèves ;
2° Sur la durée de leur séjour dans la maison ;
3° Sur ce qui sera fait pour elles à leur sortie, suivant les cas, et sur leur dotation ;
4° Sur le régime de la maison et son administration ;
5° Sur les qualités et les fonctions des personnes qui seront employées dans la maison, le mode de leur nomination et leur traitement.

Article 10. Il dressera également un autre projet de règlement sur l’instruction des élèves.


Le château d’Écouen, où fut installée la première maison d’éducation,
et qui abrite depuis 1977 le musée national de la Renaissance


C’est quelques mois après son décret que, afin d’y abriter la première maison d’éducation, l’empereur désigne le 6 juillet 1806 le château d’Écouen et ses dépendances, cédés à la caisse d’amortissement par la Légion d’honneur, qui lui seront rétrocédés pour une valeur égale au prix de la cession faite à la caisse d’amortissement par la Légion d’honneur. Le 14 mai 1807, du camp de Finkenstein, du fond de l’Allemagne, l’empereur décrète que les bois d’Écouen, de la contenance de cent cinquante hectares, qui touchent le château, et font partie de la Légion d’honneur, seront affectés aux dépenses de la maison impériale Napoléon d’Écouen.


Joseph Boze, Portrait de Jeanne-Louise-Henriette Campan (1786),
Versailles, musée de l’Histoire de France.


Le lendemain, 15 mai, Napoléon adresse une lettre au grand chancelier, dans laquelle il lui explique comment il entend l’éducation des femmes, quelles bases il veut qu’on lui donne, comment on lui fera par la religion des femmes solides, et comment, en leur apprenant tous les ouvrages de leur sexe, on les préparera à être de bonnes épouses, de dignes mères de famille. Puis, par un décret du 15 septembre 1807, il nomme Mme Campan directrice de la maison d’éducation d’Écouen.


(D’après « Écouen. La paroisse, le château,
la maison d’éducation » paru en 1865
et « Fastes de la Légion d’honneur » paru en 1842)
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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Ven 17 Aoû 2018 - 11:31

17 août 1768
Naissance de Louis Desaix à Riom



Desaix par Andrea Appiani (1800)

Né au château de Saint-Hilaire d'Ayat, près de Riom (Auvergne), sous le nom de Louis Desaix de Veygoux, dans une famille de petite noblesse. Selon l'usage de l'époque, afin de se distinguer de son frère, il a ajouté à son nom celui du fief de sa famille et a pris pour nom Desaix de Veygoux. L'habitude veut qu'on prononce « de-zè » (en français : [dəzɛ]) dans le pays d'origine de Desaix. Le nom provenant de Des Aix, la prononciation « dé-zé » est aussi rencontrée mais elle est moins courante.


Louis-Charles-Antoine Desaix en uniforme de capitaine
au 46e régiment d'infanterie de ligne en 1792 par Charles de Steuben (1835)


Le futur général de la Révolution s'engage dès l'âge de 15 ans avec le grade de sous-lieutenant au régiment de Bretagne-Infanterie.
Il dédaigne de suivre ses frères dans l'exil quand éclate la Révolution et reçoit son baptême du feu sous le nom de Desaix. Il devient général de brigade le 20 août 1792 mais, suspect car d'origine noble, il échappe de peu à la guillotine sous la Terreur.


Statue de Desaix au Louvre

Lorsqu'il rencontre Bonaparte à Passenario en Italie en 1797, celui-ci lui confie l'organisation d'un convoi maritime pour la campagne d'Égypte, où il remplira la fonction d'amiral.


La clémence de Desaix dans
« Voyage dans la basse et la haute Égypte »
de Vivant Denon (1802)


Enthousiasmé par les exploits de Bonaparte en Italie, il le rejoint en juillet 1797. Celui-ci lui confie l'organisation d'un convoi maritime pour la campagne d'Égypte, où il remplira la fonction d'amiral.
L'entente est parfaite entre les deux hommes. Desaix participe bien sûr à l'expédition d'Égypte. Son comportement avec les habitants lui vaut le surnom de «Sultan juste». Il reste cependant en Égypte après que Bonaparte s'en soit enfui. Il quitte à son tour les rives du Nil le 3 mars 1800, juste à temps pour rejoindre une nouvelle fois Bonaparte, devenu entretemps Premier Consul, en Italie.


La mort de Desaix par Jean Broc (1806)

Le 13 juin 1800, son corps d'armée se poste sur la Bormida pour surveiller les Autrichiens en direction de Novi. Le lendemain, entendant le fracas d'une bataille, il «marche au canon» et arrive tout juste à temps pour sauver Bonaparte d'une défaite inéluctable à Marengo. Las, il est tué d'une balle en plein coeur en lançant ses troupes dans la mêlée. Son corps ne sera reconnu que plus tard par son aide de camp. Le Premier Consul pleurera avec sincérité son ami non sans trouver avantage à une mort qui lui réserve le seul mérite de la victoire.


Arc de triomphe de l'Étoile où est gravé le nom de Desaix à Paris
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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Ven 17 Aoû 2018 - 12:32

Merci Opaline pour nous avoir relaté le destin de Desaix , dont Bonaparte a tiré la gloire .
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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Sam 18 Aoû 2018 - 9:10

Merci de me lire chère amie
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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Sam 18 Aoû 2018 - 9:10

18 août 1789
Début de la Révolution liégeoise.



La Révolution liégeoise du 18 août 1789. Gravure d’A. Weber, coll. art...

Le 18 août 1789, Jean-Nicolas Bassenge et d'autres démocrates se rendent à l'hôtel de ville. Ils réclament la démission des magistrats en place et font nommer des bourgmestres populaires : Jacques-Joseph Fabry et Jean-Remy de Chestret. La citadelle de Sainte-Walburge tombe aux mains des insurgés. Mgr Hoensbroeck est ramené de sa résidence d'été de Seraing pour ratifier la nomination des nouveaux édiles et abolir le règlement tant contesté de 1684.

Mais il ne s'agit là que d'une ruse. Quelques jours plus tard, le prince s'enfuit à Trèves, en Allemagne. Le tribunal de l'Empire condamnera l'insurrection liégeoise et ordonnera le rétablissement de l'ancien régime dans la principauté de Liège.


Destruction de la cathédrale Saint-Lambert par les révolutionnaires liégeois.

En attendant, le caractère insurrectionnel de la révolution liégeoise est tel qu'elle aboutit à la création d'une république, deux ans avant la France. Les États du pays de Liège préparent une Constitution dans laquelle on trouve notamment l'égalité de tous devant l'impôt, l'élection des députés par le peuple et la liberté du travail.

De novembre 1789 à avril 1790, les Prussiens occupent Liège et d'autres grandes villes de la principauté, chargés d'une mission de médiation entre les révolutionnaires et le Cercle de Westphalie.

En 1790, Jacques-Joseph Fabry et Arnold-Godefroid-Joseph Donckier de Donceel sont élus corégents de Liège.

Mais il est impossible de concilier les aspirations libérales du peuple liégeois et l'entêtement autoritaire de Mgr Hoensbroeck en exil. L'empereur d'Autriche Léopold II, après avoir repris possession des Pays-Bas, intervient pour rétablir le pouvoir épiscopal dans son intégrité.


Hoensbroeck, le bourreau roux

Les volontaires liégeois, qui affrontent l'ennemi en entonnant le « Valeureux Liégeois » de l'abbé Ramoux, ne peuvent évidemment pas contenir l'armée autrichienne, qui entre à Liège le 12 janvier 1791. Le prince-évêque Mgr Hoensbroeck récupère son trône et procède à de nombreuses représailles. Une grande partie des patriotes liégeois sont obligés de trouver refuge en France, leurs biens et leurs propriétés sont confisqués par le prince-évêque.

C’est parmi ces exilés que la France révolutionnaire et libératrice trouvera ses partisans les plus convaincus. Les rigueurs et les maladresses de la restauration épiscopale (1791-1792) ont créé un état d’esprit et des conditions plus propices à l’établissement du régime français dans un pays traditionnellement tourné vers la France depuis le XVe siècle, et où les Lumières avaient été diffusées par des publicistes français comme Rousseau de Toulouse.


François-Antoine-Marie de Méan,
dernier prince-évêque de Liège.


Le 3 juin 1792, meurt le prince-évêque Mgr Hoensbroeck, celui que le peuple appelait le « Tyran de Seraing ». C'est Mgr François-Antoine-Marie de Méan qui lui succède.

Le 21 septembre 1792, l'abolition de la royauté est proclamée en France. Celle-ci est en guerre contre les autres puissances européennes, qui veulent rétablir la monarchie, et le conflit se déroule en partie sur le sol de l'actuelle Belgique.

Selon Hervé Hasquin, la révolution liégeoise reflète la Révolution française, voire en est une partie. Les deux révolutions commencèrent simultanément en 1789 et, dans cette interprétation, la révolution liégeoise a continué après le retour temporaire du prince pour connaitre une deuxième phase avec l'entrée des troupes révolutionnaires françaises en 1792, et une troisième phase en 1794 avec le deuxième retour des Français. La révolution finit donc en 1795 avec la disparition de la Principauté et son incorporation à la République française. Pendant cette phase, les révolutionnaires liégeois procèdent à la démolition de la cathédrale Saint-Lambert et organisent le premier suffrage universel masculin au sein de la Principauté, pour la mise sur pied d’une nouvelle assemblée puis d'un plébiscite pour la réunion de la Principauté à la France.


La bataille de Jemmapes.

Le 6 novembre 1792, le général français Dumouriez inflige à Jemappes une lourde défaite aux Autrichiens ; il entre à Liège le 28, au milieu de l'enthousiasme populaire. Les patriotes exilés lors du retour de Mgr Hoensbroeck rentrent avec l'armée française, tandis que s'enfuit François-Antoine-Marie de Méan. L’enthousiasme des villes flamandes fut beaucoup plus mitigé.
Bien plus importante que ces manifestations d’un moment est la contribution effective que les Français ont trouvée dès les premiers temps parmi la population et ses dirigeants, par exemple la mise sur pied d’une nouvelle assemblée issue de l’élection au suffrage universel.

La révolution liégeoise de 1789 explique la différence d’attitude des Liégeois vis-à-vis des occupants français et aussi la différence de traitement des Français vis-à-vis des Liégeois. La révolution brabançonne s’est faite contre le despotisme réformateur de Joseph II tandis que la révolution liégeoise, comme la révolution française dont elle s’inspire, avait abouti à la modification profonde du système politique et social de l’Ancien Régime.


La principauté de Liège (en gris) enclavée dans les Pays-Bas autrichiens (en orange).
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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Sam 18 Aoû 2018 - 11:15

Merci Opaline , il s'en est passé des événements en Europe en 1789 !
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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Dim 19 Aoû 2018 - 10:31

Oui une année où les gens ont voulu plus de liberté
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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Dim 19 Aoû 2018 - 10:31

19 août 1848
Naissance de Gustave Caillebotte
Peintre, mécène, collectionneur



Autoportrait (1892),
Paris, musée d'Orsay.


Gustave Caillebotte est un peintre, collectionneur et mécène français né à Paris le 19 août 1848 et mort à Gennevilliers le 21 février 1894, à l'âge de 45 ans. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris.

Après avoir commencé des études de droit, il entre dans l'atelier du peintre académique Léon Bonnat. En 1873, il réussit l'examen d'entrée de l'école des Beaux-Arts.


Intérieur d'atelier au poêle (1872-1873), coll. part.

Issu d'une famille d'industriels, il hérite à la mort de son père, en 1874 d'une fortune suffisamment conséquente pour lui permettre de se consacrer à sa passion pour la peinture. Il s'en sert aussi pour devenir le mécène de ses amis peintres, parmi lesquels Renoir, Degas, etc... Il finance aussi l'organisation d'expositions impressionnistes.


Les Raboteurs de parquet (1875), Paris, musée d'Orsay.

En 1875, son tableau Les Raboteurs de Parquet est refusé au Salon. Les années suivantes, il exposera au cours de différentes expositions impressionnistes, puis avec la société des XX.

A partir de 1876 il commence à collectionner les peintures de ses amis peintres, et se montre très généreux sur les prix auxquels il acquiert ses oeuvres. Il entre ainsi par exemple en possession du Bal du Moulin de la Galette de Renoir.


Les frères Caillebotte
Martial (à gauche) et Gustave (à droite).


Selon son testament, il lègue à sa mort soixante-sept tableaux impressionnistes de sa collection personnelle à l'Etat, qui n'en accepta finalement que trente-huit, après deux ans de négociations menées par Renoir, exécuteur testamentaire de Caillebotte, et de violentes polémiques. L'Académie des Beaux Arts protesta officiellement contre l'entrée de ces tableaux au musée du Luxembourg, en qualifiant l'événement d' "offense à la dignité de notre école".


Le Pont de l'Europe (1876), Genève, musée du Petit Palais.

Le 21 février 1894, le peintre, frappé par une congestion cérébrale, meurt, après avoir pris froid alors qu'il travaillait dans son jardin à un paysage. Il avait quarante-cinq ans. Ses funérailles sont célébrées le 27 février en l'église Notre-Dame-de-Lorette19. Il y a tant de monde dans cette église, qui est déjà grande, que certains des amis du peintre doivent suivre la cérémonie sous le porche de l'église20. Le peintre est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, non loin de Delacroix, dans la chapelle funéraire familiale. La perte de Caillebotte affecta beaucoup les impressionnistes qui perdirent à la fois un protecteur et un compagnon. Pissarro écrivit à son fils Lucien : « Nous venons de perdre un ami sincère et dévoué... En voilà un que nous pouvons pleurer, il a été bon et généreux et, ce qui ne gâte rien, un peintre de talent »


Portraits à la campagne (1876), Bayeux, musée Baron-Gérard.

Longtemps plus reconnu comme mécène que comme peintre d'importance, Gustave Caillebotte a commencé a être redécouvert dans les années 1970. Certaines de ses oeuvres se trouvent maintenant au musée d'Orsay à Paris.

Il a fait l'objet d'expositions montées à Houston et Brooklyn en 1976, et au Grand Palais à Paris fin 1994.


Rue de Paris, temps de pluie (1877), Institut d'art de Chicago.
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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Dim 19 Aoû 2018 - 10:51

Ces peintures sont magnifiques . Je ne connaissais pas cet artiste . Merci Opaline.
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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Lun 20 Aoû 2018 - 8:16

20 août 1866
Naissance du certificat d'études primaires



Alfred Véron a "eu son certificat" le 20/07/1894
à Melun-Nord (né le 20/11/1882, il n'avait pas 12 ans).


Par la circulaire du 20 août 1866, Victor Duruy, ministre de l'Instruction publique de Napoléon III, institue un certificat d'études primaires destiné aux « élèves qui auraient subi avec succès un examen portant au moins sur l'enseignement obligatoire », c'est-à-dire la lecture, l'écriture, l'orthographe, le calcul et le système métrique.

L'organisation de l'examen est laissé à la libre discrétion des conseils généraux qui administrent les départements et il faudra attendre un arrêté de Jules Ferry, ministre de l'Instruction publique sous la IIIe République, le 28 mars 1882, pour qu'enfin l'examen soit organisé sur une base nationale.


Classe du certificat d'études primaires à Barlin, en 1938.

Le « certif » va très vite devenir le sésame des jeunes paysans méritants vers les emplois de la fonction publique et un moteur puissant d'ascension sociale. Il va aussi contribuer à la sanctification de l'école et de la culture classique (souci de l'orthographe et de la calligraphie, passion pour l'Histoire...). Pourtant, même après la Seconde Guerre mondiale, il ne sera octroyé qu'à la moitié de chaque classe d'âge, les instituteurs ne présentant à l'examen que leurs meilleurs éléments.

Pour être reçu, il faut n'avoir eu zéro ni en orthographe, ni en calcul, avoir obtenu la moyenne à l'ensemble rédaction-orthographe-calcul-sciences, avoir obtenu la moyenne à l'ensemble des épreuves


Devoirs de vacances pour les plus courageux

Exemples d'exercices - Année 1959

* Une parente âgée vous a prêté un beau livre auquel elle tient beaucoup en vous recommandant d'en prendre le plus grand soin. Hélas, le livre a été abîmé ou sali ou perdu. Votre maman exige que vous écriviez une lettre d'excuses.
Rédigez-la (Ne pas signer).

*L'alcool nourrit. Que pensez vous de cette affirmation ?

*Situez deux grandes villes de l'A.O.F (Afrique-Occidentale française) et de l'A.E.F. (Afrique-Équatoriale française).

*Comment soigne-t-on une vache malade ?

*Montrez l'utilité de la gymnastique.

*Dites comment vous procédez pour enlever une tache de graisse sur un vêtement de lainage (filles rurales).
*Que doit-on donner à un bébé en complément, lorsqu'on pratique l'allaitement artificiel ? (filles urbaines).

*Dites comment vous procédez pour régler un trusquin (garçons ruraux).
*Quels sont les avantages du chauffage au gaz ? (garçons urbains)


Edmond Bellaton a retrouvé son certificat d'études passé en 1943. Photo Henri Barth
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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Lun 20 Aoû 2018 - 8:36

A cette époque , et jusqu'au milieu du XXème siècle , le certificat d'études primaires représentait une valeur certaine . J'ai connu une directrice d'école maternelle titulaire du simple C.E.P qui officiait  avec beaucoup de professionnalisme dont certains enseignants d'aujourd'hui devraient s'inspirer .

Merci Opaline
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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Mer 22 Aoû 2018 - 9:17

22 août 1798
Fondation de l'Institut d'Égypte




Le 22 août 1798, le général Bonaparte fonde au Caire l'Institut d'Égypte, sur le modèle de l'Institut de France. Les savants et les artistes, peintres et graveurs qui accompagnent son expédition militaire en deviennent les membres actifs, de même que le général lui-même.


Dominique Vivant Denon - Portrait par Robert Lefèvre.
Musée National du Château de Versailles.


Sous la direction de Vivant Denon, ils se mettent au travail pour sortir l'antique civilisation pharaonique de son mystère. Bonaparte aura à coeur de monter en épingle leurs travaux et leurs compte-rendus pour mieux faire oublier à l'opinion métropolitaine le fiasco militaire de son expédition. Ainsi se développe l'égyptologie, qui trouvera en Jean-François Champollion un martyr.

L'Institut capitalise le travail des savants de l'expédition de Bonaparte en Égypte lequel prend la décision de regrouper tous les travaux des savants de la commission dans un ouvrage : la Description de l'Égypte.
Outre le formidable travail de redécouverte de l'Égypte dont la Description constitue la somme, l'Institut s'attacha à soutenir l'armée française dans une logique précoloniale visant à développer techniquement le pays.


Avant l'incendie

Renaissance et activités

L'activité de l'Institut d'Égypte reprend en 1836 sous le nom de Société égyptienne, grâce au travail de savants français, anglais et allemands. Son siège est transféré à Alexandrie en 1859 et son nom de nouveau changé en Institut Égyptien. Le nouvel institut fonctionne sous les auspices du vice-roi d'Égypte Said Pacha : plusieurs de ses membres sont très importants comme le botaniste allemand Georg August Schweinfurth et les égyptologues Auguste Mariette et Gaston Maspero. Plus tard, en font partie Ahmed Kamal, le premier égyptologue égyptien ou le philologue Ahmad Zaki Pasha.

L'Institut revient au Caire en 1880, reprend son ancien nom par décret royal en 1918 et est directement placé sous la protection du palais royal.



L’incendie du 17 décembre 2011

Le bâtiment de l'Institut d'Égypte datant du début du XXe siècle et situé à proximité de la place Tahrir, est incendié par un cocktail molotov le 17 décembre 2011, lors d'affrontements entre manifestants et forces de l'ordre mais cette version est contestée. Les murs extérieurs de l'Institut sont encore debout mais la toiture et les planchers se sont effondrés et l'intérieur est entièrement brûlé.


Le bâtiment incendié lors de la reconstruction (2012)

Dans ce bâtiment étaient conservés 200 000 ouvrages, certains rarissimes, concernant l'histoire et la géographie de l'Égypte. Les archives et ces ouvrages historiques ont été détruits dont huit volumes faisant partie de l’édition originale, tirée à mille exemplaires, de la Description de l'Égypte. L’Institut d'Égypte conservait également des documents administratifs datant de la présence française, des affiches, divers ouvrages savants et des récits de voyages hollandais et anglais.


Après l'incendie

Depuis 2011, grâce à la Fondation du patrimoine écrit, l'Institut s'emploie à restaurer ou reconstituer une partie des manuscrits détruits (25 000 sur 200 000) ; le bâtiment est en restauration.




Après la restauration, l'Institut fait peau neuve
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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Mer 22 Aoû 2018 - 12:49

merci Opaline pour cet épisode historique de l'Institut d'Egypte dont la création est un peu l'oeuvre de Bonaparte , futur Empereur .
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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Jeu 23 Aoû 2018 - 8:54

23 août 1719
Naissance de Pierre Poivre



Monument à Pierre Poivre
au jardin de Pamplemousses, Ile Maurice.


Après des études en théologie à Paris, Pierre Poivre part en mission d'évangélisation en Extrême-Orient en 1741. Il y découvre les épices et les profits qu'en tirent les Hollandais. De retour en France, il persuade la Compagnie française des Indes orientales de l'intérêt d'introduire ces épices sur l'Isle de France (l'île Maurice), ce qu'il parvient à faire en important clandestinement des plants de muscadiers.


Statue de Paul et Virginie
Jardin de Pamplemousses


Le navire Le Dauphin sur lequel il s'embarque le 8 mars 1767 arrive à Port-Louis, à l'Isle de France (Ile Maurice) le 17 juillet, avec son épouse Françoise Robin. Bernardin de Saint-Pierre, de passage dans l'île en tombe amoureux et pensera à elle en écrivant Paul et Virginie.

En six ans, Pierre Poivre impulse un véritable développement économique dans l'archipel des Mascareignes où il organise des plantations. Il crée dans sa propriété de Mon Plaisir, l'un des plus beaux jardins botaniques : le jardin de Pamplemousses où il acclimate des plantes des contrées lointaines.


Le jardin de Pamplemousses

Sur l'île Bourbon (île de la Réunion), il introduit entre autres le giroflier, le letchi, l’anis étoilé, l’avocatier du Brésil. À l'île de France, il rapporte d'Europe l'imprimerie, et réussit à acclimater le giroflier, la muscade, le poivre, la cannelle… Il brise le monopole du commerce des épices tenu par les Hollandais. Si Pierre Poivre s'est beaucoup intéressé à la culture des épices, il a également porté son attention sur les arbres fruitiers tels que le manguier, le mangoustan, le cacaoyer…

Enfin, il s'est préoccupé du sort des esclaves, convaincu de l'inutilité économique de l'esclavage. Il dénonce également l'immoralité de cette condition.

Le thé de la gamme du jardin de thé mauricien Bois-Chéri a été récemment placé sous son patronage


Plaque commémorative de son inhumation dans la basilique Saint-Martin d'Ainay.
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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Jeu 23 Aoû 2018 - 11:10

Je ne connaissais pas cet humaniste qui , pourtant , mérite notre reconnaissance .

Merci Opaline , c'est toujours avec plaisir que je te lis .
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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Ven 24 Aoû 2018 - 8:54

24 août 79
Destruction de Pompéi




Le Dernier Jour de Pompéi de Karl Brioullov (1830-1833).
Huile sur toile (456,5 cm x 651 cm), musée Russe (Saint-Pétersbourg).


Le 24 août 79 apr. J.-C., Pline l'Ancien et son neveu Pline le Jeune se trouvent à Misène, siège de la flotte romaine.

À Pompéi, la journée commence normalement. Dans ce que l'on appelle aujourd'hui la maison des Peintres au travail, une équipe de peintres a commencé son travail de la journée, couvrant un mur à décorer d'enduit frais, tandis que le pictor imaginarius trace l'esquisse du tableau qu'il compte réaliser. À un moment que l'on peut situer entre 10 heures et midi, leur travail est interrompu, probablement par une série d'explosions phréato-magmatiques qui accompagnent le début de l'éruption. À la suite d'une secousse, un peintre perché sur un échafaudage laisse échapper un récipient de chaux, dont le contenu éclabousse le mur et sera retrouvé par les archéologues dix-neuf siècles plus tard. À Misène, ces événements échappent à Pline l'Ancien et à son neveu.



Ce n'est que vers 13 heures, alors que le bouchon de lave qui bloque la cheminée du Vésuve vient de sauter, que la femme de Pline l'Ancien lui fait remarquer un énorme nuage au-dessus de la baie de Naples. D'après les écrits de Pline le Jeune ce nuage a la forme d'un pin parasol. D'ailleurs on appellera ce nuage à partir du XXe siècle un « panache plinien ».

Pline l'Ancien reçoit alors un appel à l'aide d'une certaine Rectina, dont la maison se trouve « sur la plage ». Comme il a écrit un ouvrage d'histoire naturelle, il fait armer une galère, pour franchir la baie, aussi bien pour observer l'éruption de plus près que pour secourir Rectina


Région concernée par la chute de pierres ponces.

Grâce aux études stratigraphiques, nous savons qu'au cours des sept premières heures de l'éruption, des pierres ponces blanches tombent sur Pompéi, au rythme de 15 cm par heure, s'accumulant sur 1,30 m à 1,40 m. Vers 8 heures du soir, la composition du magma se modifie et une pluie de pierres ponces plus foncées, dites « grises », s'abat sur Pompéi. L'épaisseur totale des pierres ponces atteint quelque 2,80 m à Pompéi. La consistance de ces pierres ponces est variable. Si des « bombes volcaniques » peuvent tuer, les lapilli, très légers, dont la taille est comprise entre 2 et 64 mm, en sont incapables. Par contre, leur accumulation peut provoquer l'écroulement des toits.



Depuis la villa de Pomponianus, Pline l'Ancien observe des colonnes de feu sur les flancs du Vésuve. Pour rassurer ses amis, il parle de « villas abandonnées qui brûlaient dans les campagnes ». Les phénomènes qu'il observe correspondent sans doute aux écoulements qui vont engloutir Herculanum. Pline demeure sur place et passe une bonne nuit (contrairement à ses marins). Il est réveillé par ses amis, car les cendres et les pierres risquent de l'enfermer dans sa chambre.


Pompéi : grâce au scanner, les scientifiques “font parler” les corps pétrifiés !

Pendant ce temps, Pline le Jeune, resté à Misène, ressent de nombreuses secousses, « si fortes que tout semblait non plus bouger, mais se renverser ». Il passe une très mauvaise nuit.


"Histoire Naturelle" de Pline l'Ancien (manuscrit du milieu du XIIe siècle,
coll. de l'Abbaye de Saint-Vincent du Mans, France).


Le matin du deuxième jour, Pline l'Ancien, qui veut fuir par la mer, meurt des émanations de gaz sulfureux (SO2). Son corps sera découvert trois jours plus tard.

Victimes
Dès le début des fouilles au XVIIIe siècle, la découverte de squelettes de victimes provoque une curiosité et une fascination qui ne se démentiront pas. Cet intérêt n'ira pourtant que rarement de pair avec une démarche scientifique pouvant nous en apprendre plus sur le déroulement de l'éruption. Ce n'est qu'en 1863 que le responsable des fouilles, Giuseppe Fiorelli, a l'idée de couler du plâtre dans le creux laissé dans la gangue de lapilli et de cendres par la décomposition des corps, de sorte qu'une fois dégagé des matériaux volcaniques, le moulage permet d'appréhender la position dans laquelle la mort a saisi la victime, par exemple les derniers efforts qu'elle a faits pour éviter l'asphyxie en se couvrant le visage d'un tissu.



Furent également retrouvées des dépouilles d'animaux, dont des chevaux et des chiens. Le moulage d'un chien, réalisé en 1874, est devenu célèbre. L'animal fut retrouvé dans la maison de Vesonius Primus. Enchaîné à un piquet, le chien escalada la couche de pierres ponces au fur et à mesure que celles-ci envahissaient le bâtiment, pour finir par succomber à la nuée ardente qui suivit.


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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Ven 24 Aoû 2018 - 9:41

Cruel destin qu'eurent à subir les habitants de Pompéi et d'Herculanum .

Merci Opaline de nous remémorer cet épisode historique et dramatique .
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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Ven 24 Aoû 2018 - 11:34


C'est tellement émouvant, ces moulages de corps !!
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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Sam 25 Aoû 2018 - 9:19

25 août 1270
Mort du roi Louis IX à Tunis



Sceau de majesté du roi Louis IX.

Louis IX dit « le Prudhomme », plus communément appelé Saint Louis, est un roi de France capétien né le 25 avril 1214 à Poissy et mort le 25 août 1270 à Tunis. Il régna pendant plus de 43 ans de 1226 jusqu'à sa mort. Considéré comme un saint de son vivant, il est canonisé par l'Église catholique en 1297.

Sous le règne de Louis IX, les grandes cathédrales sont en construction, à peine achevées ou en profond remaniement. C'est ainsi qu'il assiste à la construction des cathédrales de Chartres, d'Amiens, de Reims, de Rouen, de Beauvais, d'Auxerre ou encore Notre-Dame de Paris. Le roi finance et ordonne la construction de nombreux couvents, églises et abbayes, mais son rôle dans chaque fondation est peu connu.


Les remparts d'Aigues Mortes

Selon Robert Branner, historien d'art (1927-1973), l'architecture parisienne, sous l'influence de Louis IX, devient « un art sophistiqué » qu'il appelle le « style curial ». Paris devient alors une capitale artistique avec une architecture élégante et des ateliers de manuscrits enluminés, d'ivoire, de broderies, de tapisseries, de joaillerie, de pierres précieuses et d'objets liturgiques. Outre l'architecture civile, le roi favorise l'architecture militaire — avec, par exemple, les remparts d'Aigues-Mortes et de Jaffa —, domestique — avec notamment le château de Tours — et religieuse. Il ordonne également la construction de la Ste Chapelle à Paris.

La huitième croisade et la mort du roi.
L'échec de la septième croisade, que Saint Louis interprète comme une punition divine, l'affecte énormément.
À l'été 1266, il annonce secrètement au pape Clément IV qu'il décide de se croiser pour une seconde fois. Après plusieurs étapes jalonnées de sanctuaires, le roi et ses fils arrivent à Aigues-marines où ils sont rejoints par Thibaut de Navarre et d'autres croisés.


Louis IX sur une nef, au départ d'Aigues-Mortes

Après une brève escale en Sardaigne, les croisés débarquent à La Goulette, près de Tunis. Le sultan, qui n'a en fait aucune intention de se convertir, a préparé sa ville à subir un siège et ses hommes attaquent les croisés. Le roi décide ainsi de prendre d’assaut la ville de Carthage pour y mettre en sécurité ses hommes, en attendant les renforts de son frère Charles d’Anjou.
Les croisés s'emparent facilement de la ville mais, de nouveau, l'armée subit une épidémie de dysenterie ou de typhus qui est d'abord fatale au prince Jean Tristan le 3 août, puis à Saint Louis le 25 août 1270.


La mort de Saint Louis, Chroniques de Saint-Denis, BL, Royal 16 G VI, fo 444 vo.

Une étude menée en 2015 par Philippe Charlier sur les reliques attribuées au roi et dispersées lors de sa canonisation en 1297, suppose toutefois qu'il souffrait de scorbut et serait mort de bilharziose.


Façade de l'ancienne Cathédrale Saint-Louis de Carthage

Cathédrale Saint-Louis de Carthage
« Louange à Dieu l'Unique, auquel retournent toutes choses !
Nous cédons à perpétuité à Sa Majesté le Roi de France un emplacement dans le Maalka [royaume], suffisant pour élever un monument religieux en l'honneur du roi Louis IX, à l'endroit où ce Prince est mort3. Nous nous engageons à respecter et à faire respecter ce monument consacré par le roi de France à la mémoire d'un de ses plus illustres aïeux. Salut de la part du serviteur de Dieu, Husem-Pacha-Bey. Que le Très-Haut lui soit favorable ! Amen.
Le 17 de safar de l'année 1246. Fait au Bardo le 8 août 1830. Au consul général Mathieu de Lesseps»


C'est par ces mots qu'Hussein II Bey donne au consul général de France l'autorisation d'édifier une chapelle sur le site de l'antique Carthage, de déterminer son emplacement et de prendre tout le terrain nécessaire. Le consul charge son fils Jules de cette mission. Celui-ci, après avoir examiné attentivement les lieux, conclut que la chapelle doit être construite sur la colline de Byrsa, au centre de l'acropole punique, à l'emplacement du temple d'Esculape.
Désaffectée et cédée à l'État tunisien en août 1964, plusieurs années après l'indépendance de la Tunisie (1956), la cathédrale est reconvertie en 1993 en un lieu de culture.


Statue de saint-Louis dans l'église d'Aigues-Mortes
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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Sam 25 Aoû 2018 - 15:25

Merci Opaline pour cette évocation de Louis IX ( Saint-Louis ) .
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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Mer 29 Aoû 2018 - 10:18

29 août 1842
Le traité de Nankin met fin à la guerre de l'opium



Les ravages causés par la drogue ont conduit les autorités chinoises à la guerre de l'opium

Le 29 août 1842, le traité de Nankin met fin à la «guerre de l'opium» entre la Chine et la Grande-Bretagne.
Le droit du plus fort
Quelques décennies plus tôt, en 1793, le grand empereur Qianlong a dédaigné d'entendre les Britanniques, désireux de commercer davantage avec l'Empire du Milieu.
Les commerçants de la Compagnie anglaise des Indes orientales et le gouvernement de Londres ont fort mal pris cette fin de non-recevoir. Ils n'ont pas manqué de diffuser dans toute l'Europe le mépris que leur inspirait cette Chine naguère tant vantée mais archaïque, immobile, repliée sur elle-même.


La Nemesis détruit les jonques de guerre chinoises dans le delta de la rivière des Perles.

Leur dépit est d'autant plus grand qu'ils continuent d'acheter en Chine le thé dont ils sont friands ainsi que beaucoup d'autres produits de luxe (porcelaines, pierreries, soieries...).
Pour tenter d'équilibrer une balance commerciale gravement déficitaire, la Compagnie des Indes a mis en oeuvre un «commerce triangulaire» aussi peu recommandable que la traite des esclaves. Elle a développé aux Indes la culture du pavot et, de façon tout à fait illégale, initié les Chinois à la consommation de l'opium.
Ses ventes illégales d'opium en Chine sont passées de 100 tonnes vers 1800 à 2600 tonnes en 1838.



Une entrave au libre-échange
En 1839, le nouveau gouverneur de Canton, excédé, fait saisir et brûler 20.000 caisses de drogue. En riposte, les Anglais bombardent Canton tandis qu'une escadre remonte le Yangzi Jiang jusqu'à Nankin, obligeant l'empereur Daoguang à capituler. Cette «diplomatie de la canonnière» débouche sur le traité de Nankin par lequel les vainqueurs gagnent le droit de commercer librement dans cinq ports chinois. Ils obtiennent en prime la cession de l'îlot de Hong-Kong, à l'embouchure de la rivière des Perles et de la très riche région de Canton.


Le pont de Pa-Li-Kiao, le soir de la bataille, Émile Bayard

Comble de l'humiliation, l'empereur doit accorder un privilège d'extra-territorialité aux Britanniques et leur verser 21 millions de dollars. Les Français et les Américains s'empressent d'exiger des avantages équivalents.
L'humiliation éprouvée par les Chinois suite au traité de Nankin est à l'origine de soulèvements populaires contre la dynastie mandchoue des Qing, le plus notable étant celui des Taiping (20 millions de morts).


Soldats Taiping
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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Jeu 30 Aoû 2018 - 11:36

30 août 1684
Naissance de Marguerite de Launay



Portrait de la baronne de Staal (née De Launay)

Marguerite de Launay était la fille d'un peintre français mort en Angleterre. Elle reçut une éducation brillante dans un couvent de Rouen et eut pour protectrice la duchesse de la Ferté qui la plaça avec grande répugnance comme femme de chambre près de la duchesse du Maine. Elle joua un rôle très actif dans la conspiration de Cellamare et fut emprisonnée à la Bastille. Libérée, elle reprit sa place près de la duchesse et épousa le baron de Staal, vieil officier suisse, maréchal de camp du duc du Maine.

Elle se fit appeler Rose Delaunay du nom de jeune fille de sa mère. Elle a laissé, outre des Lettres et des Mémoires, deux comédies qui ont été représentées à Sceaux au cours des fêtes des Grandes Nuits de Sceaux. Elle était chevalière de la Mouche à Miel.

Grandes Nuits de Sceaux


Louise-Bénédicte de Bourbon, duchesse du Maine
François de Troy, musée des beaux-arts d'Orléans.


La duchesse du Maine avait pris l'habitude de donner des bals masqués pour le Mardi Gras dans les années 1705-1706. Puis, souffrant d'insomnies, elle obligeait son entourage à s'occuper d'elle. Elle devint l'inspiratrice, l'instigatrice, mais aussi l'actrice et la dédicataire de ces divertissements nocturnes, entourée d'une cour de fidèles et dévoués serviteurs. Elle demande à son voisin, Nicolas de Malézieu, ancien précepteur du duc du Maine de lui organiser des fêtes, puisqu'il en organise de si belles à Châtenay en 1699. Il devient ainsi l'intendant de ses spectacles et va lui écrire plusieurs pièces, jouant lui-même aux côtés de la duchesse. Les fêtes se succèdent au château de Clagny, Versailles et à Sceaux, au Pavillon de l'Aurore.
Un roi et une reine étaient désignés pour présider et organiser la soirée et devaient en principe en supporter les frais. Les divertissements, composés de trois intermèdes à partir de la IVe Nuit, mêlaient théâtre, musique et danse.

Ordre de la Mouche à miel


Ordre de la Mouche à Miel - 1703 - Médaille d'argent

L’ordre de la Mouche à miel est une parodie d'ordre de chevalerie créé en 1703 par Louise-Bénédicte de Bourbon, duchesse du Maine, pour attacher à sa personne la cour qu'elle avait rassemblée au château de Sceaux.
nne-Louise-Bénédicte de Bourbon, duchesse du Maine, eut la fantaisie de créer le 11 juin 1703 un ordre dit « ordre de la Mouche à miel », parodie des grands ordres de chevalerie1.

L'abeille était son symbole, accompagnée de la devise : « Piccola si, ma fa pur gravi le ferite » (« Elle est petite, mais fait de graves blessures »). Cette « ingénieuse plaisanterie », que la duchesse avait adoptée pour devise lors de son mariage, lui donna l'idée de la création de l'ordre. Elle trouve sa source dans l'Aminte du Tasse. La petite taille de la duchesse la faisait comparer à une mouche à miel (c'est-à-dire une abeille), ainsi que son caractère emporté.

L'ordre était ouvert aux femmes et aux hommes, au nombre d'une quarantaine.

C'est au cours d'une cérémonie solennelle que le récipiendaire prononçait le serment suivant : « Je jure par les abeilles du Mont Hymette fidélité et obéissance à la dictatrice perpétuelle de l'ordre, de porter toute ma vie la médaille de la Mouche et d'accomplir, tant que je vivrai, les statuts de l'ordre ; et si je fausse mon serment, je consens que le miel se change pour moi en fiel, la cire en suif, les fleurs en orties et que les guêpes et les frelons me percent de leurs aiguillons ».
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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Ven 31 Aoû 2018 - 9:13

31 août 1811
Décès de Louis-Antoine de Bougainville



Louis-Antoine de Bougainville
Portrait par Jean-Pierre Franque.


Mathématicien mais aussi capitaine des dragons, Bougainville est sollicité par le gouvernement de Louis XV pour diriger une expédition maritime jusque dans l'océan Pacifique. C'est ainsi qu'il va jeter l'ancre à Tahiti au printemps 1768.
Le récit qu'il tirera de son séjour dans cette île du bout du monde nourrira en Europe, jusqu'à nos jours, le mythe du « bon sauvage ».

Dispute diplomatique et cucurbite
Louis-Antoine de Bougainville fait ses armes en tant que capitaine de dragons et aide de camp de Montcalm au Canada pendant la guerre de Sept Ans.

Il propose à son gouvernement d'installer des colons acadiens dans l'archipel des Malouines, au large de l'Amérique du sud (aujourd'hui les îles Falkland).

Mais la nouvelle colonie n'a pas le temps de se développer. Choiseul, secrétaire d'État de la Marine de Louis XV, décide de mettre fin officiellement aux implantations acadiennes et demande à Bougainville d'évacuer vers Montevideo les familles qui le désirent.

Pour ne pas perdre la face, le ministre imagine de transformer cette défaite diplomatique en simple étape sur la route d'un prestigieux tour du monde à la recherche des dernières contrées inconnues.



De Nantes à Saint-Malo via Tahiti
Partie de Nantes le 15 novembre 1766, la frégate de Bougainville, La Boudeuse, consacre quatre précieux mois à mener à bien sa mission diplomatique aux Malouines avant de pouvoir s'élancer vers l'inconnu.

Elle est rejointe à Rio par Philibert Commerson et L'Étoile, une flûte destinée en quelque sorte à servir de garde-manger pendant le voyage.

Les deux bâtiments entrent le 5 décembre 1766 dans le détroit de Magellan, première embûche d'une navigation qui en comportera bien d'autres. Mais lorsque ses connaissances empiriques en matière de conduite de navire ne suffisent plus, Bougainville sait qu'il peut compter sur la grande expérience de son second, Duclos-Guyot.

Les vents leur sont heureusement favorables et les officiers profitent de l'occasion pour aller étudier de près la carrure des habitants de la Terre de Feu, ces Patagons que l'Europe classe parmi les géants.


Les plaisirs de l'île enchantée
L'accueil de Bougainville et de son équipage par les habitants de l'archipel


L'accueil bienveillant des grands Patagons n'est rien en comparaison de celui que réservent aux marins les habitants de Tahiti. L'île du Roi George, reconnue par l'anglais Wallis l'année précédente, est vite rebaptisée Nouvelle-Cythère par des Français qui succombent aux charmes de ce paradis et de ses occupants.

Un mythe dans les bagages du retour
La première réussite de cette entreprise hors du commun est humaine : sur les 330 hommes de l'expédition, seuls sept y ont laissé la vie, à une époque où il n'était pas rare qu'un vaisseau de la Compagnie des Indes en route pour l'Orient perde un cinquième de son équipage.


Buste du navigateur Bougainville – Papeete

En revanche, le bilan de l'expédition est mince sur le plan stratégique et scientifique.

Pour tirer parti de l'expédition, il faut donc jouer sur le prestige et l'effet de curiosité, et Bougainville s'y emploie avec talent dans son Voyage autour du monde, publié le 15 mai 1771, deux ans après son retour.

Avec un véritable don d'écrivain, il transforme son journal de bord en un récit vivant où se mêlent réflexions politiques, exposés des fortunes de mer et tableaux « anthropologiques ».

Ses contemporains ne s'y trompent pas et font un succès au livre, limitant bien souvent leur lecture à la rencontre avec les Tahitiens. Il faut dire qu'ils retrouvent, dans un paysage d'Éden, toutes les caractéristiques dont les philosophes avaient pourvu les « bons sauvages » : beauté, simplicité de l'existence, absence de pudeur et de propriété...

Napoléon Bonaparte le comble de dignités : sénateur en 1799, grand officier de la légion d'honneur en 1804, comte d'Empire en 1808. Il préside le conseil de guerre qui juge les responsables de la bataille de Trafalgar en 1809. Ce sera sa dernière fonction officielle.

Il meurt au 5 rue de la Banque à Paris. Son cœur repose au cimetière du Calvaire à Montmartre, et son corps repose au Panthéon de Paris, depuis 1811, dans le caveau III.



Bougainvillea ou bougainvillier
Le premier spécimen de l'une de ces espèces a été découvert par le botaniste Philibert Commerson au Brésil lors de l'expédition autour du monde dirigée par l'explorateur français Louis Antoine de Bougainville. Commerson rend alors hommage à Bougainville en nommant le genre Buginvillaea, orthographe par la suite rectifiée en Bougainvillea.
Ces plantes sont originaires des forêts tropicales humides d'Amérique du Sud et sont largement utilisées comme plantes ornementales jusque dans les régions tempérées chaudes.
Herodote
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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Sam 1 Sep 2018 - 10:31

1er septembre 1651
Robinson Crusoé s'embarque pour l'aventure



Alexandre Selkirk.

Le 1er septembre 1651, Robinson Crusoé s'embarque pour 28 ans d'aventures...

C'est du moins ce que raconte Daniel Defoë dans son roman paru en 1719. L'histoire s'inspire d'une situation assez fréquente à la grande époque de la marine à voile et de la piraterie, celle d'un marin abandonné par son capitaine sur une île déserte pour cause de désobéissance.

Du fait divers...

Le marin qui inspira Daniel Defoë s'appelle Alexander Selkirk. À 30 ans, il est recueilli par le capitaine Woodes Roger à bord du Duc le 2 février 1709 et raconte quatre ans plus tard ses aventures (Voïage autour du monde). Daniel Defoë en tirera l'histoire de son héros sans jamais avoir rencontré l'auteur.


Statue représentant Alexandre Selkirk.

Fils d'un tanneur écossais, Alexander Selkirk choisit de prendre la mer. Navigant dans l'océan Pacifique en 1704 en qualité de second sur le Cinq-Ports, il se plaint de l'état du navire et s'oppose à son capitaine sur l'opportunité de poursuivre la route. Il demande de lui-même à être abandonné sur un îlot inconnu à 600 kilomètres du Chili (finalement, ledit voilier s'échouera sur la côte péruvienne, ne laissant que huit rescapés... aussitôt emprisonnés par les autorités locales !).

L'îlot sur lequel se retrouve Selkirk est un rocher escarpé à la végétation luxuriante qui culmine à 900 mètres. Il est habité par des milliers de chèvres mais aussi des chats, les uns et les autres abandonnées par de précédents naufragés, des phoques etc.



Selkirk fit preuve de nombreuses ressources dans la réutilisation d'éléments qui lui restaient du navire comme de ceux qu'il trouvait sur place. Il bâtit deux cabanes à partir de bois de poivrier. Il utilisa son mousquet pour chasser les chèvres et son couteau pour nettoyer leurs carcasses. Sa réserve de poudre à canon ne cessant de diminuer, il fut forcé de s'en passer pour chasser. Durant l'une de ces chasses, il se blessa grièvement après avoir dévalé un escarpement et resta inconscient près d'une journée (sa proie amortit sa chute et lui évita d'avoir le dos cassé).

Il s'occupe l'esprit en lisant la Bible et récite à haute voix ses prières pour ne pas perdre l'usage de la parole...

Un jour, un vaisseau accoste sur l'îlot mais il s'agit d'Espagnols et ces ennemis acharnés des Britanniques prennent en chasse le malheureux ermite qui finalement leur échappe.



Après plus de quatre ans de solitude forcée, Selkirk est enfin libéré par un équipage de compatriotes envoyé à sa recherche par son ancien employeur, le capitaine William Dampier.

Il va rapidement réapprendre les usages sociaux et se mettre en ménage. Reprenant la mer comme quartier-maître, il mourra en pleine mer en 1721... deux ans après la parution de Robinson Crusoé.

...au mythe

Véritable phénomène de société en Angleterre et sur le Continent, le roman Robinson Crusoé va alimenter la croyance des lecteurs du XVIIIe siècle en un bonheur simple près de la nature, loin des artifices de la société.



Le phénomène culminera avec la publication de Paul et Virginie en France, en 1788, à la veille de la Révolution. Ce court roman aura d'emblée un grand succès et nourrira le moralisme rédempteur des bourgeois de la Convention.

Son auteur, Bernardin de Saint-Pierre, fut un fervent lecteur de Robinson Crusoé.

En 1966, l'île chilienne Mas-a-Tierra, en hommage conjoint à Alexandre Selkirk et au roman Robinson Crusoé inspiré par son aventure, a été rebaptisée île Robinson Crusoé. Une île voisine a été rebaptisée île Alejandro Selkirk, mais, paradoxalement, elle n'abrita jamais le célèbre naufragé.

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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Sam 1 Sep 2018 - 11:13

merci Opaline . Qui n'a pas lu la passionnante aventure de Robinson Crusoé , issue de l'imagination romantique de Daniel Defoë ?
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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Dim 2 Sep 2018 - 9:24

Perso je ne savais pas que le livre était tiré d'une histoire vraie
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Opaline
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MessageSujet: Re: Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)   Dim 2 Sep 2018 - 9:24

2 septembre 31 avant JC
La bataille d'Actium



Représentation fantaisiste de la bataille d'Actium par Lorenzo A. Castro, 1672

Le 2 septembre de l'an 31 av. J.-C. pendant la dernière Guerre civile de la République romaine, qui suit l'assassinat de Jules César, une grande bataille navale se déroule près d'Actium, sur la côte occidentale de la Grèce, dans le golfe Ambracique, au sud de l'île de Corfou. Elle met aux prises les forces d'Octave et celles de Marc Antoine et Cléopâtre, les amants les plus célèbres de l'Antiquité, sinon de toute l'Histoire.. Elle voit la victoire d'Octave et marque la fin de la guerre civile. Par son ampleur et ses conséquences, la bataille d'Actium est généralement considérée par les historiens comme l'une des batailles navales les plus importantes de l'histoire.


Le Repas de Cléopâtre et de Marc Antoine
Natoire, Charles-Joseph (1700-1777)


Le dernier combat

Marc Antoine, amoureux de la reine d'Égypte, avait rompu l'accord de Brindes qui le liait à son rival. Il avait répudié sa femme Octavie, soeur d'Octave, et préparé l'avènement d'un royaume oriental.

Octave ayant fait ouvrir un testament que Marc Antoine avait imprudemment laissé à Rome, les Romains furent scandalisés d'apprendre que pour lui, l'héritage de César devait revenir à Césarion, le fils adultérin de l'ancien dictateur et de Cléopâtre.

Là-dessus, Octave presse le Sénat romain de déclarer la guerre à Cléopâtre VII. Il ne dit rien d'Antoine, qui est encore influent à Rome, mais il se porte avec sa flotte au-devant de son rival.


Buste de Marc Antoine, musée du Vatican.

Antoine et Cléopâtre cinglent avec leur flotte du côté de la Grèce occidentale. Ils disposent d'environ 300 navires romains et 200 égyptiens. Octave a quant à lui 400 navires (et 37 000 hommes de combat). Il est aussi assisté par son ami d'enfance qui est un amiral de génie, Agrippa.

Après plusieurs mois de course-poursuite, Antoine et Cléopâtre se trouvent piégés dans le golfe d'Amvracique, au sud de l'île de Corfou. La chaleur, la malaria et la soif les poussent à forcer le blocus d'Octave et à engager le combat.

Ayant enduré beaucoup de pertes, la flotte de Cléopâtre arrive à se dégager et à gagner la pleine mer. La reine se retire du champ de bataille avec une soixantaine de vaisseaux et son trésor, sans demander son reste.


Buste de Cléopâtre VII, 40/30 av. J.-C.,
Altes Museum, Berlin.


Antoine, incrédule ou découragé, déserte sa flotte. Il consomme l'échec de son camp et offre une victoire totale à son ennemi. C'est la fin des guerres civiles qui ont suivi l'assassinat de Jules César.

Le drame se dénoue à la manière d'une tragédie shakespearienne (ce qu'il deviendra d'ailleurs).

Acte 1 : Antoine rejoint Cléopâtre dans la capitale des Ptolémées, Alexandrie. Mais la reine s'enferme dans son mausolée et refuse de revoir son amant. Elle lui fait dire qu'elle est morte ! Désespéré, Antoine se poignarde... et expire dans les bras de Cléopâtre.

Acte 2 : Octave débarque à son tour à Alexandrie. Il veut avant tout cueillir le fruit de sa victoire. Il met la main sur le trésor des Ptolémées pour s'assurer à Rome un magnifique triomphe. Il impose aussi à l'Égypte, qui est alors le « grenier à blé » de la Méditerranée, un énorme tribut afin de pourvoir aux distributions gratuites de céréales dont bénéficient les citoyens de Rome. On a évalué ce tribut annuel à 20 millions de boisseaux, soit 133 000 tonnes (*).

Cléopâtre tente de refaire au vainqueur le coup de la séduction. Mais Octave ne se laisse pas fléchir. Il menace même d'enchaîner la reine et de la faire figurer dans son triomphe, à Rome. La séductrice préfère en définitive rejoindre son amant dans la mort.

La Mort de Cléopâtre, de Reginald Arthur (1892).
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Une petite histoire par jour (La France Pittoresque)
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