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 Que diriez-vous, "en prime", d'une petite... Histoire désobligeante?

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MessageSujet: Que diriez-vous, "en prime", d'une petite... Histoire désobligeante?   Que diriez-vous, "en prime", d'une petite... Histoire désobligeante? Icon_minitimeJeu 31 Mar 2011 - 8:39

LA TISANE

"Jacques se jugea simplement ignoble. C’était odieux de rester là dans l’obscurité, comme un espion sacrilège, pendant que cette femme, si parfaitement inconnue de lui, se confessait. Mais alors, il aurait fallu partir tout de suite, aussitôt que le prêtre en surplis était venu avec elle, ou, du moins, faire un peu de bruit pour qu’ils fussent avertis de la présence d’un étranger.
Maintenant, c’était trop tard, et l’horrible indiscrétion ne pouvait plus que s’aggraver
Désœuvré, cherchant, comme les cloportes, un endroit frais, à la fin de ce jour caniculaire, il avait eu la fantaisie, peu conforme à ses ordinaires fantaisies, d’entrer dans la vieille Eglise, et s’était assis là, dans ce coin sombre, derrière ce confessionnal, pour y rêver, en regardant s’éteindre la grande rosace. Au bout de quelques minutes, sans savoir comment ni pourquoi, il devenait le témoin fort involontaire d'une confession.
Il est vrai que les paroles ne lui arrivaient pas distinctes et, qu'en somme, il n'entendait qu'un chuchotement. Mais le colloque, vers la fin, semblait s'animer.
Quelques syllabes, çà et là, se détachaient, émergeant du fleuve opaque de ce bavardage pénitentiel, et le jeune homme qui, par miracle, était le contraire d'un parfait goujat, craignit tout de bon de surprendre des aveux qui ne lui étaient évidemment pas destinés.
Soudain cette prévision se réalisa. Un remous violent parut se produire. Les ondes immobiles grondèrent en se divisant, comme pour laisser surgir un monstre, et l'auditeur, broyé d'épouvante entendit ces mots proférés avec impatience : « Je vous dis, mon père, que j'ai mis du poison dans sa tisane! », Puis, rien. La femme, dont le visage était invisible, se releva du prie-Dieu et, silencieusement, disparut dans le taillis des ténèbres.
Pour ce qui est du prêtre, il ne bougeait pas plus qu'un mort, et de lentes minutes s'écoulèrent avant qu'il ouvrît la porte et qu'il s'en allât, à son tour, du pas pesant d'un homme assommé.
Il fallut le carillon persistant des clefs du bedeau et l'injonction de sortir, longtemps bramée dans la nef, pour que Jacques se levât lui-même, tellement il était abasourdi de cette parole qui retentissait en lui comme une clameur.
Il avait parfaitement reconnu la voix de sa mère ! Oh ! Impossible de s'y tromper. Il avait même reconnu sa démarche quand l'ombre de la femme s'était dressée à deux pas de lui.
Mais alors, quoi ! Tout croulait, tout fichait le camp, tout n'était qu'une monstrueuse blague !
... Il vivait seul avec cette mère, qui ne voyait presque personne et ne sortait que pour aller aux offices. Il s'était habitué à la vénérer de toute son âme comme un exemplaire unique de la droiture et de la bonté.
Aussi loin qu'il pût voir dans le passé, rien de trouble, rien d'oblique, pas un repli, pas un seul détour. Une belle route blanche à perte de vue, sous un ciel pâle. Car l'existence de la pauvre femme avait été fort mélancolique.
Depuis la mort de son mari tué à la guerre, et dont le jeune homme se souvenait à peine, elle n'avait cessé de porter le deuil, s'occupant exclusivement de l'éducation de son fils qu'elle ne quittait pas un seul jour. Elle n'avait jamais voulu l'envoyer aux écoles, redoutant pour lui les contacts, s'était chargée complètement de son instruction, lui avait bâti son âme avec des morceaux de la sienne.
Il tenait même de ce régime une sensibilité inquiète et des nerfs singulièrement vibrants qui l'exposaient à de ridicules douleurs, - peut-être aussi à de véritables dangers ! Quand l'adolescence était arrivée, les fredaines prévues, qu'elle ne pouvait pas empêcher, l'avaient faite un peu plus triste, sans altérer sa douceur. Ni reproches ni scènes muettes. Elle avait accepté, comme tant d'autres, ce qui est inévitable.
Enfin, tout le monde parlait d'elle avec respect ; et lui, seul au monde, son fils très cher, se voyait aujourd'hui forcé de la mépriser : « de la mépriser à deux genoux ! Et les yeux en pleurs, comme les anges mépriseraient Dieu s'Il ne tenait pas ses promesses ! »
… Vraiment, c'était à devenir fou, c'était à hurler dans la rue. Sa mère ! Une empoisonneuse! C'était insensé, c'était un million de fois absurde, c'était absolument impossible et pourtant, c'était certain. Ne venait-elle pas de le déclarer elle-même? Il se serait arraché la tête.
Mais empoisonneuse de qui? Bon Dieu! Il ne connaissait personne qui fût mort empoisonné dans son entourage. Ce n'était pas son père qui avait reçu un paquet de mitraille dans le ventre. Ce n'était pas lui, non plus, qu'elle aurait essayé de tuer. Il n'avait jamais été malade, n'avait jamais eu besoin de tisane et se savait adoré. La première fois qu'il s'était attardé le soir, (et ce n'était certes pas pour de choses propres !), elle avait été malade elle-même d'inquiétude… S'agissait-il d'un fait antérieur à sa naissance?
Son père l'avait épousée pour sa beauté, lorsqu'elle avait à peine vingt ans. Ce mariage avait-il été précédé de quelque aventure pouvant impliquer un crime?
Non, cependant. Ce passé limpide lui était connu; lui avait été raconté cent fois et les témoignages étaient trop certains. Pourquoi donc cet aveu terrible? Pourquoi, surtout, oh! Pourquoi fallait-il qu'il en eût été le témoin?
… Soûl d'horreur et de désespoir, il revint à la maison.
Sa mère accourut aussitôt l'embrasser:
« - Comme tu rentres tard, mon cher enfant! Et comme tu es pâle! Serais-tu malade? »
« - Non, répondit-il, je ne suis pas malade, mais cette grande chaleur me fatigue et je crois que je ne pourrais pas manger. … Et toi, maman, ne sent-tu aucun malaise ? Tu es sortie, sans doute, pour chercher un peu de fraîcheur ? Il me semble t’avoir aperçue de loin sur le quai ?! »
« - Je suis sortie, en effet, mais tu n'as pu me voir sur le quai. J'ai été me confesser, ce que tu ne fais plus, je crois, depuis longtemps, mauvais sujet ! »
Jacques s'étonna de n'être pas suffoqué, de ne pas tomber à la renversé, foudroyé, comme cela se voit dans les bons romans qu'il avait lus.
C'était donc vrai, qu'elle avait été se confesser ! Il ne s'était donc pas endormi dans l'église, et cette catastrophe abominable n'était pas un cauchemar, ainsi qu'il l'avait, une minute, follement conçu.
Il ne tomba pas, mais il devint beaucoup plus pâle et sa mère en fut effrayée.
« - Qu'as-tu donc, mon petit Jacques ? Lui dit-elle. Tu souffres, tu caches quelque chose à ta mère. Tu devrais avoir plus de confiance en elle qui n'aime que toi et qui n'a que toi ... Comme tu me regardes ! Mon cher trésor ! Mais qu'est-ce que tu as donc ? Tu me fais peur! » .
Elle le prit amoureusement dans ses bras.
« Écoute-moi bien, grand enfant. Je ne suis pas une curieuse, tu le sais, et je ne veux pas être ton juge. Ne me dis rien, si tu ne veux rien me dire, mais laisse-toi soigner. Tu vas te mettre au lit tout de suite. Pendant ce temps, je te préparerai un bon petit repas très léger que je t'apporterai moi-même, n'est-ce pas ? Et si tu as la fièvre cette nuit, je te ferai de la TISANE ! »
Jacques, cette fois, roula par terre.
« - Enfin! Soupira-t-elle, un peu las, en étendant la main vers une sonnette. »

Jacques avait un anévrisme au dernier période et sa mère avait un amant qui ne voulait pas être beau-père.
Ce drame simple s'est accompli, il y a trois ans, dans le voisinage de Saint-Germain-des-Prés. La maison qui en fut le théâtre appartient à un entrepreneur de démolitions."
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MessageSujet: Re: Que diriez-vous, "en prime", d'une petite... Histoire désobligeante?   Que diriez-vous, "en prime", d'une petite... Histoire désobligeante? Icon_minitimeSam 23 Avr 2011 - 10:47

Humm.... on appelle cette tisane le bouillon d'onze heures

Et ironie la maison appartient à un entrepreneur de démolitions
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MessageSujet: LE REVEIL D’ANDRE CHARTIER.   Que diriez-vous, "en prime", d'une petite... Histoire désobligeante? Icon_minitimeSam 23 Avr 2011 - 13:10

Varenge a écrit:
Humm.... on appelle cette tisane le bouillon d'onze heures

Et ironie la maison appartient à un entrepreneur de démolitions

Il semble qu'elle t'ai faite plaisir cette petite histoire!
Ainsi, en voici une autre aussi très sympa!!!

Bonne lecture, et bon amusement!!!:

"... En recevant ce billet, le jeune Duputois devint si pâle que ses collègues supposèrent une catastrophe.
Étant fort discret, il serra scrupuleusement le message dans le coin le plus mystérieux de son portefeuille et parla, balbutiant un peu, d'une menace de créancier.

Mais il lui fut impossible de se remettre au travail, la lecture de ces quelques lignes l’avait rompu, émietté. Il éprouva le malaise d’un homme qui n'a pas mangé depuis deux jours : tête vide, articulations douloureuses, fébrilité. Il eut un tison au creux de l'estomac, un battement de cœur insupportable et la boule hystérique dans l'œsophage. C'est une remarque banale que le trouble de l'amour procure aux jeunes gens, et même aux vieillards, les sensations du condamné qu'on va trainer à la guillotine. Il existe une telle connexion entre le dernier supplice et la volupté qu'en certaines villes, au Moyen Age, les échevins ou les bourgmestres exigeaient que la ta-nière du bourreau fût reléguée dans les basses rues où par-quait la prostitution. Les paillards de « haulte futaye » comme dit Panurge, durent quelquefois s’y méprendre. Florimond Du-putois n'était plus assez jeune pour faire de la psychologie. Il avait, depuis plusieurs jours déjà, dépassé vingt ans et ne son-geait pas à s'analyser.

Il constata seulement que la peau du crâne lui faisait très mal et que ses jambes flageolaient. Ayant à diverses reprises, essayé de boire, l'eau de la carafe administrative lui parut avoir un arrière-goût de charogne... Enfin, se disait-il, pourquoi cette lettre? Je n'ai rien fait, en somme, pour la séduire, cette jolie femme. C'est tout au plus si je lui ai parlé deux fois seul à seule et je suis bien sûr qu’elle a dû me prendre pour un idiot !. Il est vrai que je ne suis pas plus dégoûtant qu'un autre, surtout lorsque je dis des vers après dîner. Je conçois même très bien qu'une femme, à ce moment-là, puisse avoir un emballement, une toquade. Mon Dieu ! Oui, pourquoi pas ? Mais tout de même, cette lettre, est un peu raide et je trouve que le rendez-vous manque par trop de préliminaires. Il se moralisa toute la journée, se fit à lui-.même les plus sages remontrances, car ce jeune homme se nourrissait exclusive-ment des racines de la vertu.

Le mari était un ami ancien de sa famille qui l’avait utilement protégé. Il lui devait son emploi au ministère, la promesse d'un brillant avenir, un assez grand nombre de relations agréables, et il dînait chez lui plusieurs fois par mois. Il ne pouvait cocufier cet homme sans se plonger, tête en ayant, dans un puits d'ordures. Cela, c'était le déshonneur certain, absolu, l'acte le plus bas, le plus fétide, une trahison à ne plus jamais relever la tête, etc. En conséquence, il prit la résolution généreuse d’aller fort exactement au rendez-vous !

Oui, certainement, il irait et on verrait bien ce qu'il avait dans le ventre Il parlerait de la bonne sorte à cette épouse inconsi-dérée, qui n’hésitait pas à lui sacrifier son honneur. Il saurait lui faire sentir l’énormité de sa faute, et les inconvénients effroyables d’une liaison si dangereuse. Enfin il la rendrait à son mari, la rejetterai dans les bras toujours ouverts de cet homme de bien, qui ne saurait jamais qu'il avait été sur le point de subir le dernier outrage. Il s'enflamma bientôt il la pensée de reconnaître ainsi les bienfaits de son protecteur. ... Ah! Elle en avait eu de la chance, la chère créature, de tomber sur lui! Elle aurait tout aussi bien pu se livrer a quelque imbécile ou à quelque goujat qui n'eût pas manqué d'en abuser, de flétrir cette fleur penchée qui avait tant besoin qu'on la soutint, qu'on la ranimât.

Combien d'autres, à sa place, qui ne verraient, là qu'une occasion de satisfaire leurs sales instincts, de triompher en leur vanité de dindons et qui, déjà, sans aucun doute, eussent crié par dessus les toits la déchéance d'une malheureuse égarée, victime de son enthousiasme!

… J'ai oublié de dire que Florimond Duputois avait le nez en pied de marmite, les yeux en cuillers à pot, la bouche en suçoir de lépidoptère, la peau granuleuse, le croupion bas et une grande crainte des bœufs.
J'ajoute qu'il appartenait à la pléiade symboliste et qu'il collaborait assidûment au Grimoire, à la Mélusine et à la Revue des Crotales… Il s'échappa de son bureau un peu avant l’heure courut se faire adoniser chez un coiffeur, qu’il encourageait, fit un dîner palingénésique, relut quelques pages de l'Après-midi d'un faune, dans le dessein d'élever son cœur et, sûr de lui, prit enfin l’omnibus d'Auteuil.

La petite porte du jardin de Mme Rolande était entr'ouverte, en effet. Poussée par lui avec des précautions infinies, elle bâilla peu à peu sur un gouffre noir. L'allée, à peine visible près du seuil se perdait aussitôt dans la profondeur des massifs. Mais ayant été souvent admis à promener son inspiration dans ce labyrinthe, il en connaissait, comme on dit, tous les détours. Refermant donc la porte derrière lui, il s'avança d’une allure processionnelle, ressaisi de tout son trouble, et la grosse cloche de son cœur sonnant à toute volée. .

Le silence était aussi profond qu'aurait pu le désirer ou le craindre un malfaiteur, dans ce quartier sédatif habité par des malades ou des millionnaires très précieux. A peine, au loin, dans la direction du Point-du-Jour, quelques rumeurs vagues et la plainte prolongée d'un de ces chiens mélancoliques de Maldoror que tourmente l'infini ...
A mesure qu'il approchait du berceau d'aristoloches et de chèvrefeuil-les où l'attendait l'épouse coupable, son assurance diminuait, sa marche devenait plus incertaine, son tremblement plus irréprimable.

A la fin, ses dents claquèrent avec tant de force, qu’il craignit d’éveiller les petits oiseaux, et il se sentit tellement pâlir qu'il se demanda s’il n'allait pas teinter les feuilles de sa pâleur à la manière d'un poisson phosphorescent.

Une main, tout à coup, se posa sur son épaule. Je suis-là, mon cher amour, disait la voix de Mme Rolande. Et, presque aussitôt, les deux bras de cette femme sans délai se nouèrent autour de son cou, pendant qu'un baiser de vie ou de mort lui mangeait l’âme…
Ah! Le vorace et fauve baiser que c'était là ! Le jeune homme avait tout prévu, excepté ce baiser fougueux, inapaisable, éternel; ce baiser odorant et capiteux où passaient les parfums féroces des Fleurs du Mal, les volatils détraquant de la Venaison, les exécrables poivres du Désir; ce baiser qui avait des griffes comme un aigle et qui allait à la chasse comme un lion ; qui entrait en lui, de la même façon qu'une épée de feu; qui lui mettait dans les oreilles toutes les sonnailles des bé-liers ou des capricornes des montagnes; cet épouvantable baiser d'opium, de folie furieuse, d'abrutissement et d'extase l

Les chastes vouloirs avaient décampé. Ils étaient au diable, au tonnerre de Dieu, dans le fond d'une crique de la lune avec les harangues ou objurgations orphiques préalablement élaborées.

Duputois roulait aux abîmes, lorsqu'un bruit de pas se fit entendre. Les ténèbres étaient absolues. Impossible de distinguer quoi que ce fût. Le lyrique de la Revue des Crotales reçut alors, en plein milieu du visage, le coup du plat de deux mains furieuses qui le repoussaient et qui faillirent le jeter par terre.

Mme Rolande, se débarrassant du pauvre diable, avait bondi en arrière et, maintenant, il entendait .le chuchotement de deux personnes qui s'éloignaient rapidement vers la maison: « Craignant d'exhaler un souffle et n'osant bouger de son poste, il demeura immobile plus d'une heure dans l'obscurité, espérant il ne savait quoi."

A la fin pourtant, rompu de fatigue et gelé par les étoiles, il regagna la porte du jardin, toujours entrebâillée, et se retrouva sur le bon trottoir des morfondus, n'ayant pas fait plus de bruit qu'une fourmi noire émigrant dans la nuit noire, aussi déconfit et courbatu que le puisse être un adolescent plein de soliloques et de prosodie. »

Le lendemain, on le fit demander à l'antichambre de son ministère.
Il se trouva en présence d'un très bel homme suffisamment athlétique, ayant l'air d'un officier de cavalerie, de la politesse la plus exquise et qui lui parla en ces termes : Monsieur, une erreur de suscription a mis hier entre vos mains un billet de femme qui m’était destiné. Il est inutile, je pense, de vous rappeler le contenu de ce message. Je vous prie même de l’oublier soigneusement. En recevant de mon côté les quelques lignes qui eussent dû vous parvenir, j'ai deviné heureusement la substitution d'adresse, et j'ai pu arriver juste assez tôt pour en conjurer les suites funestes.
On vous sait galant homme, et je compte que vous allez en échange de la lettre que voici, me restituer sur-le-champ l'autographe qui m'appartient.
J'ajoute – bien inutilement à coup sûr, monsieur le poète ?! - que "la maitresse de César" ne doit pas être soupçonnée!

Cette dernière phrase trop claire était appuyée d'une façon tellement significative que le chétif, incapable d'expectorer une diphtongue, s'exécuta; Voici quel était le contenu de l'autre missive:

« Monsieur Duputois, je vous serais infiniment obligée de bien vouloir, à l'avenir, m'épargner l'honneur de vos dédicaces dans les petites revues. Vos poésies sont incontestablement délicieuses, mais j'avoue ma préférence pour une humble prose, et le rôle de muse ne me convient pas. Agréez, etc. »

Florimond Duputois, de plus en plus protégé, continue ses chants au ministère.
On assure qu'il sera promu chevalier le 14 juillet prochain."

L.B
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MessageSujet: Re: Que diriez-vous, "en prime", d'une petite... Histoire désobligeante?   Que diriez-vous, "en prime", d'une petite... Histoire désobligeante? Icon_minitimeDim 24 Avr 2011 - 10:42

Oui c'est plus sympa et bien dans l'air du temps au XIXème
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