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 ça s'est passé en octobre

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MessageSujet: ça s'est passé en octobre   ça s'est passé en octobre Icon_minitimeDim 2 Oct 2022 - 10:43

Du Guesclin reçoit l'épée de connétable


Le 2 octobre 1369, dans sa résidence de l'hôtel Saint-Pol, dans le quartier parisien du Marais, le roi Charles V le Sage octroie à Bertrand Du Guesclin le titre de connétable en reconnaissance des services rendus.


Le titre de connétable correspond au Moyen Âge aux fonctions modernes de chef d'état-major. Le mot vient du latin comes stabuli, qui désigne le comte de l'étable (aussi appelé grand écuyer).
ça s'est passé en octobre Duguesclin_connetable

Du Guesclin reçoit l'épée de connétable des mains de Charles V, miniature, bibliothèque Sainte-Geneviève.


Mercenaire et Breton


Né un demi-siècle plus tôt au château de La Motte-Broons, près de Dinan, dans le duché de Bretagne alors indépendant, Bertrand Du Guesclin se signale très tôt par son caractère combatif (et sa laideur). Il fait ses premières armes dans la guerre de la Succession de Bretagne, aux côtés de Charles de Blois, le candidat du roi de France.


Dès 1350, sans attendre la fin du conflit, il entre au service du roi de France Jean II le Bon. Mais c'est surtout au service de son fils Charles V qu'il va déployer toute son énergie. C'est ainsi qu'en 1364, il bat à Cocherel les troupes du roi de Navarre Charles le Mauvais.


Là-dessus, toujours en quête d'aventure, il revient en Bretagne, au secours de Charles de Blois. Mais il se fait battre et même capturer à Auray par les Anglais du Prince Noir, alliés du camp rival, le 29 septembre 1364. La bataille, qui voit aussi la mort de Charles de Blois, met fin à la guerre bretonne.
ça s'est passé en octobre Auray

La bataille d'Auray, 29 septembre 1364 (miniature de Jean Cuvilier, Chanson de Bertrand du Guesclin, vers 1380, Bristish Library)


Aventures castillanes


Charles V fait libérer Du Guesclin contre 100 000 livres, l'équivalent de 40 000 florins, et lui demande en retour de libérer le royaume des Grandes Compagnies. Il s'agit de bandes de mercenaires qui, depuis la paix de Brétigny (mai 1360) et la fin des hostilités avec les Anglais, mettent les campagnes au pillage faute d'être employés à la guerre.


Du Guesclin leur trouve une occupation en les emmenant de l'autre côté des Pyrénées où, là comme en Bretagne, se déroule une guerre entre prétendants à la couronne de Castille.


Les Français apportent leur concours à Henri de Trastamare contre Pierre 1er le Cruel. Mais celui-ci appelle à son secours les vieux adversaires de Du Guesclin : le capitaine anglais Chandos et le Prince Noir, fils du roi Édouard III ! Le premier choc est fatal à Du Guesclin. À Navarette, en 1367, il est capturé par le Prince Noir. Le Breton, par orgueil, fixe lui-même le montant de sa rançon au niveau qui sied à sa valeur. C'est ainsi que le roi Charles V le fait à nouveau libérer, cette fois en échange de 60 000 florins.


Peu après, Du Guesclin prend sa revanche sur Pierre le Cruel et l'oblige à se réfugier dans la forteresse de Montiel. Capturé, Pierre 1er est tué par Henri de Trastamare. Fin de l'épisode castillan.


Connétable et Français (ou presque)


De retour à Paris, le mercenaire reçoit donc du roi le titre de connétable malgré les réticences des courtisans et des princes qui supportent mal le rude caractère du Breton.


En l'honorant ainsi, le roi veut s'attacher son concours pour chasser les Anglais des dernières provinces qui leur restent sur le Continent et en finir avec une guerre qui n'a que trop duré (on ne l'appelle pas encore guerre de Cent Ans).


Le chevalier breton, célèbre pour sa laideur tout autant que sa vigueur et son talent de stratège, accepte l'honneur qui lui est fait par le Conseil du roi et va s'en acquitter avec succès pendant les dix années qui lui restent à vivre.


Dur à la tâche, il évite les batailles rangées et fait méthodiquement le siège des places fortes que possèdent encore les Anglais sur le Continent, en faisant usage de l'artillerie naissante. Pas moins de 32 bouches à feu sont mises en batterie en 1374 devant le château de Saint-Sauveur-le-Vicomte. Il ne rechigne pas à la ruse. Ainsi lui arrive-t-il de s'emparer d'un château avec des soldats déguisés en bûcherons.


À la fin, Du Guesclin chasse les Anglais de Normandie, de Guyenne, de Saintonge et du Poitou. Il fait également la chasse aux routiers qui sèment la désolation. Il meurt de maladie à 60 ans, le 13 juillet 1380, en assiégeant un de leurs repaires, à Châteauneuf-de-Randon, en Gévaudan. Le gouverneur de la place se rend et vient solennellement déposer les clés de la forteresse sur le cercueil du héros !


Bertrand du Guesclin, en hommage aux services rendus, est inhumé dans la nécropole royale de Saint-Denis. Le roi le suit de peu dans la mort, le 16 septembre 1380.
ça s'est passé en octobre Duguesclin_brest

Le siège de Brest par Du Guesclin en 1373 (miniature du XVe siècle, BN)
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MessageSujet: Re: ça s'est passé en octobre   ça s'est passé en octobre Icon_minitimeMer 5 Oct 2022 - 10:05

Plus proche de nous :


Le procès de Nuremberg


Le 1er octobre 1946 est rendu le verdict du procès ouvert à Nuremberg (Nürnberg), en Bavière, le 14 novembre 1945.


C'est le plus grand qu'ait eu à connaître l'Histoire et le premier qui ait mis en accusation un régime politique, celui fondé par Hitler en 1933. Il a permis de traîner 24 dirigeants allemands sur le banc des accusés sous l'inculpation de crime contre la paix, crime de guerre et crime contre l'humanité.


ça s'est passé en octobre Nurembergproces

Le procès de Nuremberg


Les quatre juges du Tribunal et leurs suppléants représentent les quatre pays vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale : États-Unis, URSS, Grande-Bretagne et France (le juge français s'appelle Henri Donnedieu de Vabres).


Les Soviétiques n'obtiennent heureusement pas que les nazis se voient imputer le massacre de Katyn... Les autres crimes qui leur sont imputés sont suffisamment accablants et avérés, en particulier ceux relatifs à la Shoah, pour justifier la condamnation à la pendaison de Göring, von Ribbentrop, Keitel, Kaltenbrunner, Rosenberg, Frank, Frick, Streichner, Sauckel, Jodl, Seyss-Inquart et Bormann (en fuite ou disparu).


Hess, Funk, Dönitz, Raeder, von Schirach et Speer sont condamnés à la prison. De façon quelque peu surprenante, Schacht, von Papen et Fritzche sont acquittés.


Les seconds procès de Nuremberg


Une seconde vague de procès a lieu l'année suivante à l'initiative des Américains seuls. L'un d'eux juge les responsables des Einsatzgruppen de la Schutzstaffel (SS), qui pratiquèrent le génocide par balles en Europe orientale. Il débouche le 10 avril 1948 sur la condamnation à mort de 14 des 24 inculpés (4 seulement seront exécutés : Ohlendorf, Naumann, Blobel, Braune).


Les procès de Nuremberg ont un grand retentissement dans le monde entier et donnent le sentiment que justice est faite concernant les crimes nazis. Mais il faudra attendre le procès d'un second couteau, Adolf Eichmann, à Jérusalem, le 11 avril 1961, pour que l'opinion occidentale distingue parmi ces crimes la spécificité du génocide.
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MessageSujet: Re: ça s'est passé en octobre   ça s'est passé en octobre Icon_minitimeMer 5 Oct 2022 - 12:38

Les Parisiennes vont chercher le roi à Versailles


Le 5 octobre 1789, à Paris, quelques milliers de femmes mécontentes de la cherté de la vie et de la disette se rendent à Versailles auprès du roi Louis XVI. Victime de ses hésitations, le roi va se trouver prisonnier des révolutionnaires et des agitateurs parisiens.


Les Journées d'Octobre


À Versailles, les Monarchiens conduits par Jean Joseph Mounier conseillent au roi de faire venir des troupes à Versailles.


Le 1er octobre, à l'Opéra royal de Versailles, un banquet est offert au régiment des Flandres nouvellement arrivé. L'apprenant, les Parisiens pauvres s'en irritent. Eux-mêmes manquent de pain en raison de l'insécurité qui rend difficile l'acheminement des grains. Le dimanche 4 octobre, une foule nombreuse se réunit dans les jardins du Palais-Royal.


ça s'est passé en octobre Revolution5Octobre

Le cortège des femmes 


Le lendemain s'ébranle un cortège de 7.000 ou 8.000 femmes en direction de Versailles. On crie : «À Versailles !» ou encore «Du pain !». Chacun brandit une arme improvisée, fourche ou pique. À la mi-journée, le cortège arrive devant les grilles du palais cependant qu'un autre quitte à son tour la capitale.


L'Assemblée est envahie et une délégation de femmes conduite par Mounier se rend auprès du roi. Celui-ci les écoute et promet de ravitailler Paris. Mais le second cortège arrive sur ces entrefaites et force les grandes grilles des écuries. Les émeutiers s'installent sur la place d'Armes, devant le château, en vue d'y passer la nuit.


La Fayette, informé des événements, arrive en fin de soirée à la tête de vingt mille hommes de la garde nationale. Il rétablit un semblant d'ordre... et va se coucher. Son inaction lui vaut le surnom de «Général Morphée».


Le roi, qui dispose pourtant de troupes sûres, renonce à disperser les émeutiers sur le conseil de son ministre Jacques Necker. Mais le lendemain matin, un garde de la Maison du roi, pris à partie par la foule, tue un garde national. C'est l'émeute. Plusieurs gardes royaux sont tués. Les grilles du château sont forcées et la foule se rue vers les appartements de la reine. Un garde du corps a juste le temps de crier : «Sauvez la reine !» avant d'être sauvagement tué. Marie-Antoinette s'enfuit par une porte dérobée, retrouve ses enfants et rejoint le roi dans ses appartements, échappant de peu au massacre.


La Fayette, tout juste réveillé, accourt et persuade le couple royal de se montrer avec lui au balcon de la cour de marbre pour apaiser les émeutiers. À l'apparition de Louis XVI, les femmes crient : «Vive le Roi !» puis : «À Paris !».


La Fayette convainc enfin Louis XVI de ratifier la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen puis de se rendre à Paris. C'est ainsi qu'à 13 heures, la famille royale abandonne définitivement Versailles pour la capitale. Sa voiture est précédée par la foule triomphante des émeutiers qui exposent au bout de piques les têtes des gardes tués le matin même.


Une cinquantaine de voitures de grains et de farines accompagnent cet étrange convoi. On s'exclame : «Nous ne manquerons plus de pain, nous ramenons le boulanger, la boulangère, et le petit mitron». Le roi est accueilli dans sa capitale par un discours emphatique du maire Jean Bailly : «Quel beau jour, sire, que celui où les Parisiens vont posséder Votre Majesté et sa famille !».


En soirée, la famille royale s'installe tant bien que mal dans le palais des Tuileries, à l'abandon depuis trois décennies. Quelques jours plus tard, l'Assemblée constituante quitte à son tour la ville du Roi Soleil et s'installe près des Tuileries, dans la salle du Manège (en bordure de l'actuelle place de la Concorde).


Droite et gauche
Dans la salle du Manège des Tuileries, où se tient l'Assemblée constituante à partir d'octobre 1789, les députés prennent l'habitude de choisir leur place en fonction de leurs affinités politiques.



Les députés hostiles à la Révolution ou soucieux de la contenir s'asseoient sur le côté droit de la salle, par rapport au président de l'Assemblée (ce côté est dit le «côté de la reine»). Les autres, plus ou moins favorables à la Révolution, s'asseoient à la gauche du président (le «côté du Palais-Royal»).


De cette répartition des députés par affinités datent les clivages gauche-droite qui rythment aujourd'hui encore la vie politique dans toutes les démocraties.


La monarchie et l'Assemblée constituante se retrouvent prisonniers de Paris et soumis aux accès d'humeur de ses habitants. Il suffira dès lors qu'un groupe d'émeutiers envahisse la Chambre des députés pour qu'un gouvernement soit renversé.
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MessageSujet: Re: ça s'est passé en octobre   ça s'est passé en octobre Icon_minitimeMar 11 Oct 2022 - 10:24

11 octobre 1963


La France pleure Jean Cocteau et Édith Piaf


Le vendredi 11 octobre 1963, s'éteignait dans sa 74e année le poète et académicien Jean Cocteau (1889-1963). Déjà malade, il avait appris quelques heures plus tôt la disparition de sa grande amie, la chanteuse française Édith Piaf (1915-1963), à 48 ans. C'était la fin d'une longue amitié tissée depuis plus de vingt ans...
ça s'est passé en octobre CocteauPiaf


J'avais tout juste 20 ans...
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MessageSujet: Re: ça s'est passé en octobre   ça s'est passé en octobre Icon_minitimeMar 11 Oct 2022 - 10:33

Édith Piaf (1915 - 1963) - La «Môme de Paris»


De son vrai nom Édith Giovanna Gassion, Édith Piaf (1915-1963) naît à Paris de l'union d'un père contorsionniste et acrobate ambulant et d'une chanteuse de rue qui l'abandonne deux mois plus tard.


Elle grandit entre ses deux grands-mères dont l'une tient une maison close dans l'Eure. Après la Grande Guerre, son père est engagé dans un cirque itinérant et vient la rechercher. La petite et chétive Édith Gassion passe alors son enfance à chanter dans les rues et découvre le pouvoir fascinant de sa voix sur les foules.


ça s'est passé en octobre Edi

Édith Piaf (19 décembre 1915 - 10 octobre 1963)


Chanteuse de rue


Mauvaise mère, au bord de la déprime, de la pauvreté, de la drogue et de la prostitution, Édith rencontre Louis Leplée, gérant du Gerny's, célèbre établissement de spectacle sur les Champs-Élysées.


Il l'invite à chanter chez lui en 1935 et la surnomme à cette occasion «la Môme Piaf» (double allusion à sa voix d'oiseau et à sa petite taille de 1m 47). Moins d'un an plus tard, il est assassiné. Mais la carrière de la «Môme de Paris» est lancée.


Elle devient rapidement une formidable vedette du music-hall : sa fragilité physique, sa frêle silhouette à l'allure chétive, sa voix pathétique mais éblouissante, à la formidable énergie, émeuvent un public de plus en plus nombreux. Elle séduit le Tout-Paris de l'entre-deux-guerres et obtient un triomphe immédiat avec le développement de la radio puis de la télévision.


Pendant l'Occupation, elle tourne des films dans la Zone Libre (Montmartre sur Seine, 1941; Étoile sans Lumières, 1945) et ne cesse de chanter, recrutant entre autres des musiciens juifs pendant l'Occupation.


De maladies en accidents et échecs sentimentaux, elle tombe dans la drogue pour adoucir la douleur puis dans la déchéance. Gravement malade, elle triomphe définitivement dans les cabarets de New York (PlayHouse, Versailles) puis au Carnegie Hall où elle s'effondre sur scène à plusieurs reprises (1959).


Femme en sursis, elle rentre à Paris où, malgré son état de santé, elle triomphe à l'Olympia (1961) et chante au pied de la Tour Eiffel pour la première mondiale du film Le Jour le Plus Long, le 25 septembre 1962, en présence du général de Gaulle.


Pierre Le Blavec de Crac'h
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MessageSujet: Re: ça s'est passé en octobre   ça s'est passé en octobre Icon_minitimeMar 11 Oct 2022 - 10:36

merci mimi
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MessageSujet: Re: ça s'est passé en octobre   ça s'est passé en octobre Icon_minitimeMar 11 Oct 2022 - 10:38

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MessageSujet: Re: ça s'est passé en octobre   ça s'est passé en octobre Icon_minitimeMar 11 Oct 2022 - 10:49

Avec plaisir nuagebleu  image43
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MessageSujet: Re: ça s'est passé en octobre   ça s'est passé en octobre Icon_minitimeSam 15 Oct 2022 - 16:38

15-20 octobre 1805 - Batailles de Michelsberg et Ulm


Le 15 octobre 1805, les armées de Napoléon Ier prennent d'assaut le village bavarois de Michelsberg, à l'ouest de Munich, non loin des sources du Danube.


Comme ce village domine la ville d'Ulm, où les 40 000 soldats autrichiens du général Mack ont été contraints de se retrancher, sa prise entraîne la capitulation de l'armée autrichienne cinq jours plus tard, le 20 octobre 1805.


ça s'est passé en octobre Ulm_Thevenin

Reddition de la ville d'Ulm le 20 octobre 1805 (peinture de Charles Thévenin, détail, musée de Versailles)


Une campagne éclair


En août 1805, l'Empereur renonce à son projet de débarquement en Angleterre et décide de retourner son armée contre les principaux coalisés continentaux, l'Autriche et la Russie. C'est à ce moment-là qu'elle est pour la première fois qualifiée de « Grande Armée ». L'expression fera fortune.


Napoléon répartit ses troupes entre sept corps d'armée, sous le commandement d'Augereau, Bernadotte, Lannes, Ney, Davout, Soult et Marmont. La réserve de cavalerie est confiée au fougueux Murat et la Garde impériale placée sous le commandement de Bessières.


À marches forcées, les soldats foncent sur la Bavière. 


Les Autrichiens de Mack et de l'archiduc Ferdinand entrent sans attendre à Munich et se proposent d'attaquer les Français sur la Forêt Noire, non loin du Rhin. Supérieures en nombre, leurs armées sont à même de bousculer les Français.


Mais Napoléon les contourne par d'habiles manœuvres de diversion, et avec le concours de son espion, le contrebandier alsacien Charles Schulmeister.


À Ulm, Schulmeister incite Mack à rester dans la place forte pour attendre l'armée russe. Fatale décision ! Trois armées françaises, que Mack croyaient sur le point de faire retraite, encerclent bientôt la ville.


L'empereur des Français coupe aux Autrichiens la route de Vienne, leur capitale. Les ayant entraînés sur le terrain de son choix, il les oblige à l'attaque... et les bat à Michelsberg avant de recevoir la capitulation d'Ulm.




Fin de la troisième coalition


Le lendemain de cette victoire, la flotte française est anéantie par l'amiral Nelson à Trafalgar. Quelques semaines plus tard, après être entré à Vienne en vainqueur, Napoléon Ier vainc les Austro-Russes à Austerlitz...Victoire et défaite se rejoignent.


La troisième coalition est liquidée en quelques mois. Elle se clôt par la paix de Presbourg avec l'Autriche.
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MessageSujet: Re: ça s'est passé en octobre   ça s'est passé en octobre Icon_minitimeDim 16 Oct 2022 - 14:03

Les Vendéens sont défaits à Cholet


Le 17 octobre 1793, après une succession de victoires inattendues, les insurgés vendéens sont défaits à Cholet par les Bleus. La suite n'est plus qu'une interminable tragédie.


Le pardon de Bonchamps
ça s'est passé en octobre Beauchamp

Le pardon de Beauchamp, gravure d'époque


Après une progression foudroyante de ville en ville, l'armée « catholique et royale » a remporté à Châtillon, le 11 octobre, une nouvelle victoire qui s'est transformée le lendemain en défaite. Mais c'est à Cholet que se produit le premier revers décisif.


40 000 combattants sont cernés par trois armées républicaines et tentent sans succès de rompre l'enclercement. Le généralissime d'Elbée est grièvement blessé et doit se réfugier à Noirmoutier où il sera plus tard capturé et fusillé dans son fauteuil. Ses compagnons Bonchamps et Lescure sont blessés à mort.


Un cri retentit : « À la Loire ! À la Loire ! » Charles de Bonchamps, agonisant, se replie avec l'armée vaincue vers la Loire.


À l'instant de franchir le fleuve avec femmes et enfants, les Vendéens se demandent que faire des 5 000 prisonniers qui les embarrassent. L'idée de les exécuter se répand : « Mort aux Bleus ! »


C'est alors que Charles de Bonchamps (33 ans) se soulève sur son lit de souffrances et dans un ultime soupir, lance : « Grâce aux prisonniers ! » Respectueux de son dernier vœu, les Vendéens libèrent les malheureux.


Parmi eux figure le père du sculpteur David d'Angers. En témoignage de reconnaissance pour le chef ennemi, l'artiste sculptera plus tard son tombeau dans l'église de Saint-Florent-le-Vieil (Maine-et-Loire).
ça s'est passé en octobre Cholet-girardet

Jules Girardet, La déroute de Cholet, 1886, musée d'art et d'histoire de Cholet (Maine-et-Loire).


Vers la tragédie


Le 18 octobre 1793, 90 000 Vendéens, dont 40 000 combattants, traversent la Loire à Saint-Florent. Débute un long périple, la « virée de Galerne ».


Henri de La Rochejaquelein, alors âgé de 21 ans, est élu généralissime. Il se dirige avec l'armée vers Laval. Il écrase les Bleus à Entrammes le 27 octobre. Mais l'armée, contre son avis, se dirige vers Granville dans l'espoir d'y trouver un secours anglais. C'est un échec. Au retour vers la Loire les républicains barrent la route.


La Rochejaquelein ouvre le passage par trois victoires : Pontorson, Dol et Antrain, entre les 20 et 22 novembre. Mais l'hiver, la malnutrition et la dysenterie déciment son armée. Beaucoup meurent sur la route.


Les Vendéens passent à La Flèche le 2 décembre puis se dirigent vers Angers où ils subissent un échec le 4 décembre. Ils entament alors le chemin du retour vers l'est, dans des conditions encore plus éprouvantes qu'à l'aller.
ça s'est passé en octobre VendeeMans

La bataille du Mans


À Baugé, Kléber, qui garde la Loire, les repousse vers La Flèche. Le pont du Loir est coupé. La Rochejaquelein réussit néanmoins à passer à gué près du moulin de la Bruère. Il fait réparer le pont pour faire traverser son armée et repousse les Bleus.


Quittant La Flèche le 10 décembre, les Vendéens arrivent au Mans où se livre une terrible bataille les 12 et 13 décembre. 15 000 Vendéens sont massacrés. Les rescapés s'enfuient vers l'ouest jusqu'à Laval puis se dirigent vers la Loire.


À Ancenis, par manque de bateaux, les Vendéens sont peu nombreux à pouvoir traverser avec leur généralissime. Les républicains du général  François-Joseph Westermann les rejoignent et les exterminent à Savenay le 23 décembre.


Le soir même, le général écrit à la Convention : « Il n'y a plus de Vendée, elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l'enterrer dans les marais et dans les bois de Savenay. Suivant les ordres que vous m'avez donnés, j'ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, massacré les femmes qui au moins pour celles-là n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas de prisonnier à me reprocher, j'ai tout exterminé... »


C'est la fin de la « Grande Armée Catholique et Royale ». Les paysans du bocage n'auront pas résisté plus de neuf mois au rouleau compresseur de la Terreur révolutionnaire. Mais le pire est encore à venir pour la Vendée avec les « colonnes infernales » de Turreau.
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MessageSujet: Re: ça s'est passé en octobre   ça s'est passé en octobre Icon_minitimeMer 19 Oct 2022 - 17:37

18 octobre 1685 - Révocation de l'Édit de Nantes


Le 18 octobre 1685, à Fontainebleau, le roi Louis XIV révoque l'Édit de tolérance signé à Nantes par son grand-père Henri IV en 1598.


Par ce nouvel édit, le Roi-Soleil signifie qu'il n'y a plus de religion autorisée en France en-dehors de la religion catholique. C'est un coup dur pour la minorité protestante, encore assez nombreuse malgré les brimades et les persécutions antérieures.




Le champion du catholicisme


Après un début de règne glorieux, le roi Louis XIV veut apparaître en France et en Europe comme le champion du catholicisme. Sur les conseils de son entourage, il décide donc d'extirper l'hérésie protestante de son royaume. Il reproche aux « huguenots » leur sympathie pour l'Angleterre et les Provinces-Unies des Pays-Bas. Et surtout, comme la grande majorité des Français et des Européens de son temps, il admet mal que deux religions puissent cohabiter dans un même État.
ça s'est passé en octobre Dragonnade

Les nouveaux missionnaires 


Une Caisse des conversions tente sans grand succès de convertir les calvinistes les plus pauvres contre espèces sonnantes et trébuchantes.


Dans les provinces, les intendants recourent à des manières plus brutales comme d'enlever des enfants pour les baptiser en dépit de leurs parents. Certains imaginent aussi de loger des dragons de l'armée chez les adeptes de la RPR (« Religion Prétendue Réformée »). Ces « missionnaires bottés » se comportent comme en pays conquis, n'ayant pas scrupule à piller, violer et parfois tuer leurs hôtes. Par le fait de ces « dragonnades », les conversions forcées se multiplient.


Sur la foi de rapports optimistes, le Roi-Soleil en vient à croire que la religion réformée n'est plus pratiquée dans le royaume. Il considère donc que la tolérance instituée par Henri IV n'a plus lieu d'être.


Avec l'Édit de Fontainebleau, le roi interdit la pratique du culte protestant, ordonne la démolition des temples et des écoles, oblige à baptiser dans la foi catholique tous les enfants à naître, ordonne aux pasteurs de quitter la France mais interdit cependant aux simples fidèles d'en faire autant, sous peine de galères.


L'opinion catholique, y compris les plus illustres écrivains de l'époque (La Fontaine, La Bruyère, Mme de Sévigné...) applaudit à la mesure. Dans l'entourage du roi, il n'y a guère que Vauban qui s'y oppose avec une honnête et courageuse lucidité.


Un désastre politique, moral et économique


Très vite, le roi peut mesurer l'étendue de son erreur. Des foyers de résistance se forment. Les dragonnades doivent reprendre. Dans les Cévennes (Lozère et nord du Gard), la révolte des Camisards éclate en 1702.


Sans attendre la publication de l'édit de Fontainebleau et malgré l'interdiction qui leur est faite de s'enfuir, près de 300 000 « religionnaires » quittent la France pour des refuges tels que Berlin, Londres, Genève, Amsterdam ou même Le Cap, en Afrique du sud.


Ces exilés issus de la bourgeoisie laborieuse vont faire la fortune de leur pays d'accueil et leur départ va appauvrir la France en la privant de nombreux talents. Ils vont aussi nourrir à l'extérieur les ressentiments contre la France et son monarque.
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MessageSujet: Re: ça s'est passé en octobre   ça s'est passé en octobre Icon_minitimeVen 21 Oct 2022 - 15:23

Magellan franchit le détroit à son nom

Le 21 octobre 1520, Fernand Magellan franchit le détroit qui portera son nom, à la pointe sud du continent américain. Le navigateur baptise la Terre de Feu et l'Océan Pacifique.


Dernière édition par mimi1260 le Ven 21 Oct 2022 - 15:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ça s'est passé en octobre   ça s'est passé en octobre Icon_minitimeVen 21 Oct 2022 - 15:26

Fondation de la Comédie-Française

Le 21 octobre 1680, par lettre de cachet ou décret, le roi Louis XIV fonde la Comédie-Française. C'est la première troupe de théâtre permanente de France.

La Comédie-Française rassemble deux troupes rivales : celles de l'hôtel de Bourgogne et de l'hôtel Guénégaud. Cette dernière résulte de la fusion de la troupe de Molière, mort 7 ans plus tôt, et du théâtre du Marais.

Encore aujourd'hui, pour rappeler cette fusion originelle, on frappe six coups avant chaque représentation, et non pas trois comme dans les autres théâtres. Par ailleurs, à la fin de chaque représentation du Malade imaginaire, quand le « malade » Argan est intronisé médecin et prononce son serment : « Juro », les lumières s’éteignent et le silence se fait en souvenir de Molière qui fut victime d'une fluxion de poitrine en jouant cette pièce et mourut une heure après.


ça s'est passé en octobre MoliereFarceurs

La troupe de Molière

Avatars d'une troupe prestigieuse

Le roi Louis XIV usa de son pouvoir pour mettre fin à la concurrence stérile entre ces troupes qui les conduisait à jouer parfois en même temps les mêmes pièces et à se voler les comédiens à la mode. Le souverain voulait aussi, pour la grandeur de la monarchie, promouvoir le théâtre classique français.

Faisant concurrence à la comédie italienne, très en vogue au milieu du XVIIe siècle, la Comédie-Française présentait principalement les pièces du défunt Molière, de Racine, ainsi que de Corneille. Elle n'eut pas trop de mal à s'imposer car la plupart des chefs-d'oeuvre du théâtre français étaient déjà écrits quand elle naquit.

La Comédie-Française, plus tard appelée également Théâtre-Français, est établie dans un premier temps à l'hôtel Guénégaud mais déménage plusieurs fois au cours du siècle suivant. La troupe est dissoute pendant la Terreur révolutionnaire et rétablie en 1799 par le Directoire qui met à sa disposition la salle Richelieu, sur la place du Palais-Royal, où elle n'a depuis lors cessé de jouer.

Rebaptisée Théâtre de SM L'Empereur, la Comédie-Française sera épargnée par le décret de Napoléon Ier sur les théâtres qui réduira à huit le nombre de salles parisiennes. L'Empereur lui donnera en 1812 un nouveau règlement, toujours en vigueur. Le décret en question sera rédigé à Paris mais antidaté de Moscou. Par cette tricherie de... comédie, Napoléon a voulu laisser croire que, même dans les pires situations, à l'autre bout de l'Europe, il continuait de gérer les affaires courantes, ainsi que l'a montré l'historien Jean Tulard !...

Au fil des ans, la Comédie-Française est devenue le conservatoire du théâtre français mais aussi international, élargissant sa programmation à toutes les grandes oeuvres du répertoire (aujourd'hui 3000 pièces) et se prêtant à de nombreuses audaces... dont la première d'Hernani, le 25 février 1830.


Dernière édition par mimi1260 le Ven 21 Oct 2022 - 15:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ça s'est passé en octobre   ça s'est passé en octobre Icon_minitimeVen 21 Oct 2022 - 15:31

La flotte de Napoléon Ier battue à Trafalgar par Nelson


Le 21 octobre 1805, l'amiral anglais Horace Nelson livre sa dernière bataille au large du cap Trafalgar, non loin de Cadix.
ça s'est passé en octobre TrafalgarTurner

La bataille de Trafalgar, par William Turner (1822, Musée National Maritime, Londres)
 
Marin patriote


Tandis que l'Angleterre forme une troisième coalition contre la France, Nelson, à la tête de l'escadre de la Méditerranée, doit empêcher Napoléon 1er de débarquer sur le sol anglais avec les 200 000 hommes réunis à Boulogne.


L'amiral de Villeneuve, qui commande la flotte française, tente une échappée vers les Antilles. Il revient au plus vite vers la Manche pour couvrir le débarquement en Angleterre. Mais, traqué par Nelson, il se réfugie dans le port de Cadix où des navires espagnols alliés le rejoignent.


Pour complaire à Napoléon 1er, qui l'accable de reproches, Villeneuve se résout à sortir de la rade. Nelson engage la bataille avec 27 navires anglais contre 33 pour les Fanco-Espagnols. Mal commandés, les Français et leurs alliés perdent la moitié de leurs navires. Les Anglais n'en perdent aucun.


L'amiral anglais est blessé sur le pont de son navire, le bien-nommé Victory, par une balle tirée de la hune du Redoutable.


Triomphe posthume


Le héros meurt avant de pouvoir savourer son triomphe... Il est inhumé dans la cathédrale Saint-Paul, à Londres, au terme de funérailles nationales.


La défaite de Trafalgar enlève à Napoléon 1er tout espoir de débarquer en Angleterre et de soumettre la « perfide Albion ». Quelque prestige qu'il retire de ses victoires terrestres ultérieures, l'Empereur est désormais prisonnier du Continent.
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MessageSujet: Re: ça s'est passé en octobre   ça s'est passé en octobre Icon_minitimeMar 25 Oct 2022 - 10:06

Charles Martel arrête une razzia arabe


Le 25 octobre 732, le chef des Francs, Charles Martel, arrête une armée arabe au nord de Poitiers. Les vaincus se retirent. C'en est fini des incursions musulmanes en Aquitaine.


Cette bataille sans grande importance militaire va néanmoins obtenir presque aussitôt un très grand retentissement dans les milieux éduqués. C'est ainsi qu'une chronique espagnole à peine postérieure la décrit comme une victoire des Européens sur l'infidèle. C'est la première évocation connue de l'Europe comme civilisation et culture.
ça s'est passé en octobre MartelPoitiers

Charles Martel à la bataille de Poitiers, composition fantaisiste de Charles Steuben (XIXe siècle, musée du château de Versailles)


La minute d'Herodote.net
Richard Fremder vous raconte la bataille de Poitiers :
Écouter



Menace sur l'Aquitaine


En 711, soit à peine 80 ans après la mort de Mahomet, les musulmans envahissent l'Espagne.


Ils traversent la péninsule en huit petites années et occupent en 719 le Languedoc actuel. Cette province, entre les Pyrénées et le Rhône, s'appelle alors Gothie, en souvenir des Wisigoths, ou Septimanie, d'après ses sept villes principales (sa capitale Narbonne, Agde, Béziers, Nîmes, Maguelone, Lodève et Elne).


Les nouveaux-venus sont arrêtés à Toulouse, en 721, par le duc Eudes d'Aquitaine. Ils tournent alors leurs regards vers l'est et prennent Nîmes et Arles en 725. La même année, ils lancent une fructueuse razzia sur la riche abbaye d'Autun, en Bourgogne.


Les Francs au secours des Aquitains


En 732, le gouverneur d'Espagne Abd er-Rahman marche vers Tours à la tête de ses troupes, composées d'Arabes et surtout de Berbères fraîchement convertis à l'islam. Il veut simplement mettre la main sur les richesses du sanctuaire de saint Martin.


Dans l'urgence, le duc d'Aquitaine Eudes appelle à son secours les Francs et leur chef Charles, le maire du palais d'Austrasie (l'Est de la France). L'armée aquitaine fait sa jonction avec les contingents francs d'Austrasie et de Neustrie. On suppose que l'effectif total est d'environ 30 000 guerriers.


Confronté à l'approche des Francs et des Aquitains, Abd er-Rahman interrompt sa marche. Les ennemis se font face à Moussais, sur la commune de Vouneuil-sur-Vienne, entre Poitiers et Tours. Pendant six jours, les cavaliers musulmans et les fantassins chrétiens s'observent et se livrent à quelques escarmouches.


Le 25 octobre 732, qui est aussi le premier jour du mois de Ramadan, les musulmans se décident à engager la bataille. Mais leur cavalerie légère et désordonnée se heurte au « mur infranchissable » que forment les guerriers francs, à pied mais disciplinés et bardés de fer. Abd er-Rahman meurt au combat et la nuit suivante, découragés, ses hommes plient bagage et se retirent.


Charles, père de Pépin le Bref et grand-père de Charlemagne, ne s'en tient pas à cette victoire somme toute facile. Il saccage les villes de Septimanie et y gagne le surnom de Charles Martel (« celui qui frappe comme [ou avec] un marteau »).
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MessageSujet: Re: ça s'est passé en octobre   ça s'est passé en octobre Icon_minitimeMar 25 Oct 2022 - 10:12

La « fleur de la chevalerie française » défaite à Azincourt


Le 25 octobre 1415, la « fleur de la chevalerie française » est anéantie à Azincourt, au nord de la Somme, par les archers et les piétons du roi d'Angleterre, Henri V de Lancastre (28 ans).


Le désastre d'Azincourt relance la guerre de Cent Ans après une embellie de 35 ans. S'ajoutant aux défaites de Crécy et Poitiers, Azincourt signe la mort de la chevalerie féodale.


Désastre français


Énergique et ambitieux, le jeune roi anglais profite de la folie du roi Charles VI pour dénoncer la trêve conclue en 1396.


Il débarque près de Harfleur avec 1 400 navires, de l'artillerie et 30 000 hommes. Après la prise de Harfleur, il se dirige avec 15 000 hommes vers Calais en vue de s'y retrancher. Il projette de reprendre l'offensive au printemps suivant avec son allié, le puissant duc de Bourgogne.


Entre temps, le roi de France a convoqué le ban et l'arrière-ban de son armée, selon la vieille coutume féodale. Les chevaliers français groupés autour de la faction des Armagnacs vont à sa rencontre pour lui couper la route.


Les Français, qui ont l'avantage du nombre (50 000 combattants contre 15 000 !), dédaignent d'écouter les conseils du duc de Berry, oncle du roi. Après plusieurs jours de tergiversations, qui laissent aux Anglais le temps de reprendre des forces, ils décident d'attaquer ceux-ci en un lieu très étroit où il leur est impossible de se déployer.


Les chevaliers ne daignent pas attendre la piétaille. Ils sont par ailleurs encombrés par des armures qui atteignent jusqu'à 20 kilos. Face aux volées de flèches, dans la panique, beaucoup chutent de cheval.


ça s'est passé en octobre Azincourt

Victoire du roi Henri V à Azincourt


Les vainqueurs ont bientôt une telle foule de prisonniers (1 700 environ) que le roi Henri V, craignant une attaque de revers, ordonne de les égorger ! Seuls sont épargnés quelques grands seigneurs, dont le duc Charles d'Orléans.


Les pertes sont énormes du côté français (près de 10 000 hommes contre 1 600 du côté anglais). Elles font d'Azincourt l'une des batailles les plus meurtrières du Moyen Âge occidental.


Fort de sa victoire inattendue, le roi d'Anglerre entreprend la conquête de la Normandie.
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MessageSujet: Re: ça s'est passé en octobre   ça s'est passé en octobre Icon_minitimeJeu 27 Oct 2022 - 17:18

28 octobre 1962 - Référendum sur l'élection du Président
 
Le général de Gaulle, président de la République française, soumet une révision majeure de la Constitution au référendum de ses concitoyens. Il s'agit d'instituer l'élection du Président au suffrage universel direct (et non plus par un collège de grands électeurs). Le référendum intervient peu après l'attentat raté du Petit-Clamart contre le général de Gaulle (28 août 1962). Dans l'émotion du moment, la révision est approuvée à une assez large majorité (61,7% de oui contre 38,2% de non) malgré l'opposition de tous les partis à l'exception du parti gaulliste. La première élection présidentielle aura suffrage universel direct a lieu en 1965. Elle reconduit Charles de Gaulle à l'Élysée pour un deuxième mandat qui sera interrompu en 1969 par une démission inopinée.
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MessageSujet: Re: ça s'est passé en octobre   ça s'est passé en octobre Icon_minitimeVen 28 Oct 2022 - 10:45

28 octobre 1997 : Fin du service militaire obligatoire


Le 28 mai 1996, le président de la République française Jacques Chirac annonce la fin du service militaire obligatoire au détour d'une allocution télévisée. La décision est spontanément approuvée par les éditorialistes, la classe politique et l'opinion publique. La loi du 28 octobre 1997 va l'officialiser en « suspendant » la conscription. Celle-ci pourra être rétablie en cas de crise grave menaçant l'existence de la nation.


Les derniers conscrits ont fêté la « quille » en 2002, soit plus de deux siècles après le vote de la loi Jourdan qui instituait la conscription obligatoire. Ce faisant, la France s'est alignée sur les démocraties à l'anglo-saxonne (Royaume-Uni, États-Unis, Pays-Bas...), en se satisfaisant d'une armée de métier. En France, la conscription a été, par-delà tous ses défauts, un outil essentiel d'intégration de l'ensemble des populations vivant sur le sol français. Grâce au service militaire et au combat au coude à coude dans les tranchées, des jeunes d'horizons très différents et ne parlant pas la même langue maternelle ont appris à se reconnaître les uns et les autres et à s'estimer.  Avec un peu de recul, la suppression du service militaire obligatoire apparaît comme la réforme la plus importante de toutes celles qui auront été engagées sous la présidence de Jacques Chirac (mise à part la suppression du franc, programmée de longue date par le traité de Maastricht). D'aucuns regrettent qu'elle n'ait pas été remplacée par un service civil obligatoire et universel à un moment où commençait à se poser la difficulté d'intégrer à la Nation les jeunes Français issus de l'immigration récente.


NB: Ce n'est pas ce qui a été fait de mieux sous le septennat de J-CHIRAC , la délinquance s'est accrue depuis ! ... c'est mon avis.
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