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 Moeurs

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mimi1260
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MessageSujet: Moeurs   Moeurs Icon_minitimeLun 7 Fév 2022 - 7:23

Sacré dimanche !



Même Dieu se repose, comme le rappelle la Genèse, le premier livre de la Bible : « Dieu acheva au septième jour son œuvre, qu'il avait faite : et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu'il avait faite. Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu'en ce jour il se reposa de toute son œuvre qu'il avait créée en la faisant » (Bible de Jérusalem, Genèse, 2, 2).


La Création du monde, il est vrai, méritait bien un jour de récupération... Cette pratique, les Hébreux en firent l'un de leurs commandements les plus stricts. Ainsi lit-on dans le livre de l'Exode : « Tu te souviendras du jour du sabbat pour le sanctifier. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est un sabbat pour Yahvé ton Dieu. Tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l'étranger qui est dans tes portes. Car en six jours Yahvé a fait le ciel, la terre et la mer et tout ce qu'ils contiennent, mais il s'est reposé le septième jour ; c'est pourquoi Yahvé a béni le jour du sabbat et l'a sanctifié » (Exode, 20, 2-17).


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Georges Seurat, Un Dimanche après-midi à l’île de la Grande Jatte, 1886, Chicago, Art Institute.


Le dimanche ? C'est après le samedi !


Les juifs ont inventé le sabbat (d'un mot hébreu qui veut dire « repos »), quelques siècles avant notre ère, mais c'est aux Assyriens que revient l'invention de la semaine, au XIXe siècle avant notre ère.


Son nom vient du latin septimana, « septième », adjectif qui renvoie à l'adoption par le monde romain de la division assyrienne du temps en périodes de sept jours. Les Assyriens choisirent ce chiffre après avoir observé le cycle de la Lune d'une durée totale de vingt-huit jours (à peu de chose près), divisée en quatre périodes.


Toujours la tête dans les étoiles, les habitants de la Mésopotamie baptisèrent les jours d'après le nom des planètes et cette tradition fut reprise par les Romains : Soleil, Lune, Mars, Mercure, Jupiter, Vénus et Saturne.


En sacralisant le septième jour, soit le sabbat, et en le vouant à la prière, loin des contingences quotidiennes, les juifs manifestent l'alliance entre Dieu et son peuple. Pour les rabbins, l'obligation du repos hebdomadaire a aussi la vertu de libérer les hommes de l'esclavage du travail en leur permettant d'y échapper au moins un jour sur sept. C'est la « re-création » (ou récréation), le moment où chacun reconstitue ses forces mentales, spirituelle et physique.


Aux premiers temps du christianisme, quand les fidèles de la nouvelle religion s'attachèrent à célébrer le jour de la Résurrection, ils choisirent opportunément le solis dies, le « jour du Soleil » des Romains (toujours reconnaissable dans le sunday anglais). Ainsi naquit le dimanche (du latin domenica dius : « le jour du Seigneur »), substitut chrétien au sabbat.


Dans certains pays comme les États-Unis ou le Canada, de même qu'en Israël, se perpétue la tradition antique de faire débuter la semaine le dimanche. Mais dans la plupart des pays de culture chrétienne, c'est le lundi qui a fini par se placer en pole position, sans doute parce qu'il est apparu étrange de débuter une période de travail par du repos.


Les sociétés musulmanes ont choisi le vendredi comme jour de repos pour se différencier des chrétiens et des juifs et débutent la semaine le dimanche.


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Dieu au repos, mosaïque de la cathédrale de Montreale, Sicile, XIIe s. (photo G. Grégor)


Se reposer ne signifie pas ne rien faire


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Dies Solis, Tapis de la Création, XIIe s., cathédrale de Gérone (Espagne)


L'empereur Constantin le Grand, en 321, s'est penché sur le calendrier avant de décréter que, « au jour vénérable du soleil, les magistrats et les habitants se reposent et que tous les ateliers soient fermés ». Plus de « travaux serviles » donc, mais les activités agricoles sont encore autorisées.


Voici notre dimanche devenu non seulement un jour de prière mais aussi de repos, à l'image du sabbat.


Pour clarifier la situation, les autorités religieuses puis politiques établissent la liste des activités autorisées ou non : plus de possibilité de faire des affaires sur les marchés par exemple pour les commerçants de l'époque carolingienne, un demi-millénaire après Constantin.


Au Moyen Âge, les dimanches mais aussi les fêtes religieuses ou votives agrémentent le calendrier de très nombreuses occasions de repos et de rencontres festives. Plus d'un jour sur trois est chômé. Autant dire que nos ancêtres n'avaient rien à nous envier en matière de congés (payés ou non).


La participation à la messe dominicale est encouragée et les croyants sont invités à faire œuvre charitable et visiter les humbles et les malades. Mais sans beaucoup de succès... Le clergé regarde d'un œil soupçonneux ces cabarets attenants à l'église, refuges pleins de vie pour les habitants des hameaux venus au bourg passer la journée.


À partir du XVIe siècle, la messe dominicale devient dans les villages un rituel social. L'habitude se prend de sortir ses plus beaux atours pour aller à la messe rencontrer ses coreligionnaires ...et se montrer !


Aux Temps modernes, sous l'influence de la Réforme protestante et de la Contre-Réforme catholique, les préconisations dominicales se font plus sévères qu'aux siècles précédents.


Par un retour aux sources bibliques, les puritains de Grande-Bretagne, les luthériens d'Allemagne et les calvinistes de Genève et des Pays-Bas imposent un repos dominical d'une extrême rigueur, avec en particulier la fermeture des débits de boissons, dont subsistent encore la trace en Europe centrale et même outre-Manche, en dépit de la libéralisation des moeurs.


Les pays catholiques manifestent une bien moindre sévérité, au grand dam du clergé. En 1644, sous le règne de Louis XIV, l'évêque d'Évreux accuse le diable, « pour profaner le dimanche, d'introduire les danses, les chansons dissolues, les gourmandises, les ivrogneries, les querelles » ! D'ailleurs, les prédicateurs n'affirment-ils pas que des hommes ont reçu la foudre pour avoir labouré pendant l'appel à la prière du dimanche ? (...)


Vers la banalisation du dimanche


Au terme de notre parcours, il apparaît que le repos dominical ne porte pas atteinte aux performances économiques. Bien au contraire, en ajoutant du sens à l'existence humaine et en renforçant les liens sociaux, il encourage chacun à donner le meilleur de lui-même pour la communauté.


Il n'est pas sans intérêt d'observer qu'aujourd'hui encore, en ce début du XXIe siècle, les pays d'Europe qui affichent les meilleures performances économiques sont ceux qui ont conservé au dimanche sa valeur biblique : un jour de repos et de sociabilité pour échapper à l'esclavage du travail. Ces pays sont l'Allemagne et l'Autriche. A contrario, ceux qui ont cédé aux sirènes de l'ultralibéralisme et supprimé toute restriction calendaire au travail salarié se classent parmi les cancres. Ainsi en va-t-il du Portugal ou du Royaume-Uni.


Mais la pression en faveur de la banalisation du dimanche est plus forte que jamais. Ses partisans mettent en avant le confort des ménages (disposer du dimanche en plus du samedi pour faire les courses), la satisfaction des touristes étrangers, même s'il est rare que ceux-ci séjournent en France seulement un dimanche, et la concurrence du commerce électronique, en oubliant que, si l'on peut commander à tout moment sur internet, on est livré au mieux deux jours plus tard et jamais le dimanche...
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mimi1260
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MessageSujet: Re: Moeurs   Moeurs Icon_minitimeLun 7 Fév 2022 - 7:30

La crèche de Noël


Une tradition populaire aux mille facettes


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Santons habillés d'Emilie Puccinelli-Meinnier, 1905-1974 (musée du santon Marcel Carbonel, Marseille), DR


Il a fallu fouiller au grenier ou chercher dans la cave la vieille boîte où, depuis presque un an, tous les personnages attendent patiemment de revoir le jour. C'est l'étable qui est installée en premier, puis viennent l'âne et le bœuf, et enfin tous les autres...


Comme à chaque veille de Noël, la crèche retrouve sa place dans de nombreux foyers, en France et dans le monde, pour perpétuer une tradition plus que millénaire, associée à la célébration de la naissance du Christ, la Nativité.


Un berceau dans une étable


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Conrad von Soest, Nativité, 1403, Bad Wildungen


La crèche est née avec le christianisme puisqu'elle est évoquée dans les premiers écrits des évangélistes.


C'est Luc qui y fait directement allusion, expliquant que Marie et Joseph, venus à Bethléem pour être recensés, n'avaient pu trouver place dans la salle commune de leur hôte. Faute de mieux, celui-ci les avait installés dans la pièce inférieure, affectée aux animaux.


L'enfant Jésus aurait donc été placé, dès sa naissance, dans la mangeoire pour bestiaux, désignée en allemand par le mot krippe qui a donné, au XIIe siècle, notre « crèche ».


Par extension, ce terme désigna rapidement les représentations de cet épisode, mais uniquement sous forme de décors comportant des personnages mobiles...


Joliment laïcisé, il désigne aujourd'hui une structure administrative qui accueille les tout-petits pendant que leurs parents travaillent.


Crèches vivantes et édification des fidèles  


Tandis qu'expire l'empire romain d'Occident, que la célébration de la naissance de Jésus devient courante. Au cœur de l'hiver, elle prend la place des fêtes païennes dédiées au solstice et à la renaissance du soleil.


À l'origine, la crèche n'est qu'un outil, un décor rendant plus réalistes et frappantes les représentations « théâtrales » organisées à l'intérieur puis à l'extérieur des églises. Il s'agit de mettre en scène sous forme de tableaux vivants les différents épisodes de la vie du Christ afin de les enseigner au peuple illettré.


Saint François d'Assise, se rendant compte de l'efficacité du procédé, aurait été le premier en 1223 à créer une crèche vivante dans un cadre naturel, avec l'aide des villageois de Greccio. Son exemple fut suivi dans toute la chrétienté, y compris en France sous la forme de représentations pieuses appelées « mystères ». S'éloignant par trop de la morale religieuse, elles furent interdites en 1548 à Paris.


Crèches et santons


La vogue des crèches vivantes, à la fin du Moyen Âge, ne fait pas pour autant disparaître les crèches décoratives. Celles-ci deviennent au contraire plus maniables sous la forme de figurines dont la première mention date du XIIIe siècle, dans un monastère bavarois.


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Moule de Jean-Louis Lagnel (Marseille, 1764-1822)


Malgré l'hostilité des disciples de Calvin à toute imagerie religieuse, les crèches se multiplient en Europe dans les siècles suivants sous l'influence de la Contre-Réforme, qui y voit un outil didactique.


L'époque baroque est pour elles le temps de la multiplication des personnages et de l'exubérance sans limite : dans la région de Naples, toutes les grandes familles se disputent l'honneur de posséder le plus bel exemplaire de presepe (mot italien pour une « étable ») !


La Révolution, interdisant les manifestations publiques de croyance, fait rentrer les crèches dans les maisons.


Elle suscite à son corps défendant une nouvelle forme d'art populaire : les santouns, ou petits saints, des figurines en mie de pain qui permettent à chaque Provençal de créer sa propre crèche dans l'intimité.


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Santons habillés par l'abbé César Sumien, 1858-1934 (musée du santon Marcel Carbonel, Marseille), DR


Leur succès est tel que, dès 1803, une grande foire leur est consacrée à Marseille, foire qui a toujours lieu aujourd'hui.


Au début du XIXe siècle, le sculpteur Jean-Louis Lagnel a l'idée de fabriquer les santons non plus en plâtre mais en argile, à partir de moules et donc reproductibles à volonté. 


À partir de 1914, ils s'habillent grâce à l'abbé César Sumien qui montre un vrai souci du détail. Artisanaux ou fabriqués à la chaîne, les santons de Provence se caractérisent encore aujourd'hui par leur grande variété et leurs couleurs vives. 


Petite galerie de personnages


Installée le 1er dimanche de l'Avent et rangée le 2 février, jour de la Chandeleur ou Présentation de Jésus au Temple, la crèche est une œuvre immédiatement identifiable grâce aux personnages qui la composent.


On y trouve la Sainte Famille avec la Vierge en prière face à son enfant et Joseph, souvent un peu en retrait. À leur côté, voici l'âne, peut-être celui qui va leur permettre de fuir en Égypte, et son compagnon le bœuf, locataire de l'étable ; tous deux réchauffent l'enfant de leur souffle.


Passons aux visiteurs. Venus d'Orient selon l'évangéliste Matthieu, trois mages, sans doute des prêtres du culte perse de Mazda, présentent au nouveau-né leurs trésors contenant de l'or, de l'encens et de la myrrhe, symboles de royauté, de divinité et d'humanité.


À côté des rois prennent place les bergers qui auraient reçu en premier la nouvelle de la naissance, annonce faite par un ange souvent représenté parmi eux. Selon les époques et les cultures, d'autres personnages participent à la scène, au point de retrouver toute la population du quartier ou du village, chats et poules y compris !


En or, en argile ou en paille, au cœur des cathédrales ou sur un coin de table, les crèches deviennent alors un miroir de la société rendant hommage à la maternité, à l'enfance, à la vie...
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MessageSujet: Re: Moeurs   Moeurs Icon_minitimeLun 7 Fév 2022 - 10:06

Le cadeau de Noël


Une histoire bien emballée


Grand, petit, rond, carré, lourd, léger… les cadeaux de Noël revêtent toutes les formes, toutes les couleurs. Ils recèlent les plus intimes envies, les plus grandes joies et parfois quelques déceptions.


Les enfants les tiennent pour un dû de plein droit. L'importance qu'ils ont prise dans nos sociétés ne saurait faire oublier qu'ils remontent seulement au milieu du XIXe siècle...


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La fête de Saint Nicolas (Jan Steen, 1665-1668, Rijksmuseum Amsterdam)


Au commencement étaient les étrennes


L'histoire des cadeaux s’enracine dans un récit très ancien, datant de la période royale de la Rome antique. De cette époque date l’étrenne, qui vient du mot latin strenae, en lien avec la déesse de la santé Strenia, fêtée le premier jour de l'année.


La tradition romaine des étrennes du Nouvel An a été reprise dans la chrétienté occidentale. Subalternes et employés sont gratifiés d’un don par leurs maîtres et supérieurs. Parents et amis échangent également de menus cadeaux en signe de bon augure pour l'année à venir. Mais dans tous les cas, il s'agit d'échanges entre adultes. La tradition perdure jusqu’au début du XIXe siècle, époque à laquelle les boutiques de bimbeloterie demeurent le lieu de prédilection des achats.


Les cadeaux à l'attention des enfants remontent plus spécialement au Moyen Âge et se rattachent aux fêtes liturgiques chrétiennes. La plus populaire est la Nativité, ou fête de Noël, qui célèbre la naissance de Jésus de Nazareth, dans la nuit du 24 au 25 décembre, avec la messe de minuit et la crèche.


En correspondance avec l'enfant Jésus, Noël est assez naturellement devenu la fête des enfants. Un «Père Noël» ou «Monseigneur Noël» est ainsi mentionné dès le Moyen Âge. Et la romancière George Sand l'évoque dans un extrait célèbre de ses Souvenirs d'enfance (1855, voir ci-dessous).


En parallèle - ou en concurrence - avec le Père Noël, les pays rhénans et la Lorraine connaissent depuis la première moitié du XVIe siècle un saint Nicolas qui, à l'occasion de sa fête, dans la nuit du 5 au 6 décembre, apporte des noix, des noisettes, des pommes ou encore des sujets en pain d’épice aux enfants sages. La Fête de saint Nicolas du peintre hollandais Jan Steen (1666, voir ci-dessus) est l’une des toutes premières illustrations de cette distribution des cadeaux, dans le cadre d’une famille réunie autour des enfants.


Saint Nicolas continue aujourd'hui de sévir en Lorraine, Wallonie, Flandre... toujours accompagné du Père Fouettard. Selon l’ethnologue et folkloriste français Arnold Van Gennep, le Père Fouettard serait issu d’une «invention scolaire créée par les pédagogues du XVIIIe siècle qui appartient à la série des croque-mitaines». Sa hotte renvoie à celle d’Arlequin, qui transporte les âmes des morts dans son dos et sert à emporter les enfants désobéissants.


«Vérité en deçà des Pyrénées…». En Espagne, c'est le jour de l'Épiphanie, le 6 janvier, qu'a lieu la traditionnelle distribution de cadeaux aux enfants sages. Rappelons que la tradition juive connaît également une fête des enfants, avec distribution de cadeaux à la clé. C'est la Hanouka ou «Fête des Lumières», au début du mois de décembre.


Rien par contre dans l'islam, même si la fête de la rupture du jeûne peut donner lieu à de menus cadeaux pour les enfants. Il n'empêche que la tradition profane de Noël s'est introduite, sous l'influence du marketing, dans de nombreux foyers de culture musulmane, en Occident comme en Orient, ainsi d'ailleurs qu'en Extrême-Orient (...).
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MessageSujet: Re: Moeurs   Moeurs Icon_minitimeLun 7 Fév 2022 - 11:55

merci mimi
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MessageSujet: Re: Moeurs   Moeurs Icon_minitimeLun 7 Fév 2022 - 13:37

Avec plaisir nuagebleu  image43
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MessageSujet: Re: Moeurs   Moeurs Icon_minitimeLun 7 Fév 2022 - 13:57

Le 1er janvier - Jour de l'An 


9 août 1564 - L'Édit de Roussillon consacre le 1er janvier


Le 9 août 1564, à Roussillon sur le Rhône, près de Grenoble, le roi Charles IX signe en présence de sa mère, la régente Catherine de Médicis, un édit préparé par le chancelier Michel de L'Hospital et le ministre Sébastien de L'Aubespine.


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Charles IX à dix ans (27 juin 1550, Saint-Germain-en-Laye ; 30 mai 1574, Vincennes), par François Clouet, BNF


Entre autres dispositions, cet édit fixe au 1er janvier le début de l'année calendaire dans toute la France, confirmant ainsi l'article 39 de l'édit de Saint-Germain qui prescrivait déjà de dater les actes publics en faisant commencer les années au 1er janvier :


« Voulons et ordonnons qu’en tous actes, registres, instruments, contracts, ordonnances, édicts, tant patentes que missives, et toutes escriptures privées, l’année commance doresénavant et soit comptée du premier jour de ce moys de janvier (...).


Donné à Roussillon le neufiesme jour d’aoust, l’an de grâce mil cinq cens soixante quatre. Ainsi signé par le roy en son conseil, Sébastien de l’Aubespine. Et scellé à double queue à cire jaune ».


Le roi et son conseil s'alignent ce faisant sur la règle adoptée quelques décennies plus tôt par l'empereur d'Allemagne Charles Quint et copiée du calendrier julien (de Jules César). En 1622, le pape Grégoire XV allait généraliser cette mesure à l'ensemble du monde catholique. 


« Poisson d'Avril ! »


La tradition du poisson d'avril tire ses origines de l'édit de Roussillon ci-dessus. Depuis près d'un demi-millénaire, elle donne lieu en France et dans les autres pays francophones à d'aimables farces surtout pratiquées par les enfants et leurs parents.


Auparavant, le début de l'année variait selon les provinces et les pays : à Lyon, c'était le 25 décembre, ailleurs encore le jour de Pâques, mais dans la plus grande partie de la chrétienté médiévale, elle commençait le 25 mars, jour de l'Annonciation, selon une prescription énoncée par quelques moines du VIIIe siècle dans la continuité des travaux de Denis le Petit et Bède le Vénérable.


Du 25 mars jusqu'au premier jour du mois suivant, le 1er avril, les gens avaient donc coutume de se faire des cadeaux pour célébrer le passage à l'année nouvelle. Ils prolongeaient une tradition empruntée aux Romains qui, eux, célébraient le Nouvel An le 1er janvier, selon la règle fixée par Jules César. Ces cadeaux du Nouvel An étaient appelés étrennes en l'honneur de la déesse Strenia.


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La fête des fous (1er avril) en Angleterre


À la suite de l'édit de Roussillon, les Français et les autres francophones reportèrent sagement leurs étrennes au 1er janvier mais n'en continuèrent pas moins à se faire des cadeaux « pour rire » à l'occasion du 1er avril.


Comme ce jour coïncidait aussi avec la fermeture de la pêche, le mois d'avril étant la période du frai (reproduction) pour beaucoup de poissons de rivière, on qualifia ces amusements de « poissons d'avril » car ils étaient aussi peu sérieux que de pêcher un poisson en avril !


En Angleterre comme dans les autres pays anglophones et également au Danemark et aux Pays-Bas, le 1er avril est relié à la tradition médiévale de la fête des fous.


Similaire aux Hilaria romaines, fête joyeuse en l'honneur de la déesse Cybèle, la fête des fous se déroulait autour du 25 mars, après l'équinoxe de printemps.


Depuis qu'elle est transposée au 1er avril, on la désigne sous le nom d'« April Fool 's day » (jour des nigauds d'avril) ou « All Fool's day » (jour de tous les nigauds). Les enfants pratiquent alors des farces innocentes du style : « Ton lacet est défait » ou « Tu as une grosse araignée sur la chemise ! »


Remarquons que le mot fool est à prendre ici dans le sens de « nigaud » plutôt que de « fou » proprement dit, qui se traduit plus volontiers par mad. C'est un peu comme en français les deux expressions similaires : « Il fait le fou » ou « Il fait l'idiot ».


Sous l'influence des Anglais, la tradition du 1er avril a atteint le Brésil où l'on célèbre le Dia dos bobos (« jour des nigauds ») et aussi la « journée du mensonge ». C'est au point que les gouvernants, pour éviter des allusions malvenues, situent au 31 mars 1964 la déposition du président João Goulart alors que celle-ci a eu lieu dans les faits le lendemain 1er avril !


Notons qu'en Espagne et dans les pays hispanophones comme l'Argentine, c'est  le 28 décembre, fête des Saints Innocents, que les médias cultivent l'art des « nouvelles pour rire »...
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MessageSujet: Re: Moeurs   Moeurs Icon_minitimeLun 7 Fév 2022 - 14:04

6 janvier - C'est sa fête  : Épiphanie
 
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L'adoration des Mages - vitrail de la cathédrale d'Ulm - XVe siècle


D'un mot grec qui désigne une apparition, l'Épiphanie désigne plusieurs manifestations du Christ au monde : la Chandeleur (présentation de l'Enfant Jésus au Temple), le baptême du Christ dans le Jourdain et la transformation de l'eau en vin aux noces de Cana (premier récit d'un miracle de Jésus).


La tradition populaire a restreint l'usage du mot Épiphanie à la visite que rendirent des mages venus d'Orient à l'Enfant Jésus. Ces mages (sans doute des prêtres zoroastriens) symbolisent l'hommage de la science et du savoir à la pauvreté évangélique.


Selon le récit qu'en fait saint Matthieu (2,1-12), les mages furent guidés jusqu'à la crèche de Bethléem par une étoile mystérieuse. Une fois arrivés, ils déposèrent devant la crèche l'or, qui évoque la richesse terrestre, la myrrhe, qui accompagne les hommages rendus à un roi à sa mort, et l'encens qui honore la divinité.


Ce récit, qui n'a pas de fondement historique, a été enjolivé au cours du Moyen Âge. Les mages sont devenus trois Rois prénommés Gaspard, Melchior et Balthazar. L'un d'eux est aussi devenu noir en témoignage de l'universalité du message évangélique.


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L'Adoration des Mages, miniature française (collection moscovite), XVe siècle


L'Épiphanie est traditionnellement fixée au 6 janvier mais pour plus de commodité, l'Église catholique la célèbre le dimanche qui suit le 1er janvier.


C'est aussi ce jour-là qu'est tirée la traditionnelle galette des Rois, sans doute une réminiscence des Saturnales romaines et de la fête païenne du Soleil, lequel était représenté par une galette. La fève cachée dans la galette rappelait à l'origine l'Enfant Jésus que les mages avaient longtemps cherché en suivant l'étoile (note).


En Espagne, de façon somme toute logique, ce sont les Rois mages qui distribuent des cadeaux aux enfants sages le jour de l'Épiphanie (et non pas à Noël).


Pour patienter de Noël à l'Épiphanie, les petits Espagnols bénéficient en conséquence de trois semaines de vacances !)


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Adoration des Mages, Botticelli, vers 1476, Florence, Galerie des Offices. 


NB : Le 6 janvier est le jour de naissance de mon fils aîné .
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MessageSujet: Re: Moeurs   Moeurs Icon_minitimeLun 7 Fév 2022 - 15:25

2 février - C'est sa fête : La Chandeleur
 
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Présentation au Temple (Ambrogio Lorenzetti, XIVe siècle, Offices, Florence)


La Chandeleur commémore le 2 février la Présentation de Jésus au Temple, à Jérusalem, 40 jours après sa naissance. Ce faisant, ses parents se conformaient à une coutume hébraïque qui voulait que les premiers-nés fussent consacrés au Seigneur.


La Chandeleur était autrefois appelée « Purification de la Vierge Marie » car elle rappelait le rituel des relevailles consécutives à tout accouchement.


L'évangéliste Luc raconte qu'à cette occasion, un vieil homme, Syméon, et une prophétesse, Anne, reconnurent dans l'enfant l'« Oint du Seigneur » (le Christ) :
« Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple » (Luc, 2, 22-40)
Le chant de grâces de Syméon est repris tous les soirs par les ecclésiastiques du monde entier.


La fête de la Chandeleur, ou fête des chandelles, débutait à Rome, au VIIe siècle, par une procession du Forum à la basilique Sainte-Marie-Majeure. Les fidèles se mettaient en route avant l'aurore, en portant des chandelles, d'où le nom de la fête. Ils allaient de cette manière symbolique à la rencontre de Dieu.


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Les crêpes de la Chandeleur


D'aucuns pensent que cette fête chrétienne aurait pris la place des Lupercales romaines vers le Ve siècle. Les fêtes en l'honneur de Lupercus, ou Pan, dieu de la fécondité, donnaient lieu à une procession aux flambeaux aux alentours du 15 février.


Selon une autre interprétation, la Chandeleur se serait substituée à une fête en l'honneur de Proserpine, alias Perséphone, déesse des moissons et de la fécondité. Cette fête se célébrait à la lumière des torches et autour d'une galette de céréales. Aujourd'hui encore, le 2 février, il est de tradition de faire des crêpes.


En Amérique du nord, une légende probablement d'origine amérindienne fait du 2 février le jour de la Marmotte (Ground Hog Day). À midi, ce jour-là, la marmotte sort de son terrier et inspecte les environs. Si elle aperçoit son ombre parce que le ciel est lumineux et clair, elle retourne vite se mettre à l'abri pour six à sept semaines, autrement dit jusqu'au printemps. Si elle ne voit pas son ombre parce que le ciel est trop couvert, c'est le signe d'une arrivée précoce du printemps.
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MessageSujet: Re: Moeurs   Moeurs Icon_minitimeLun 7 Fév 2022 - 15:30

Poisson d'avril



1er avril 1564



Depuis près d'un demi-millénaire, le 1er avril donne lieu en France et dans quelques autres pays à d'aimables farces surtout pratiquées par les enfants et leurs parents. Cette tradition remonte au roi Charles IX. Avant son édit de Roussillon (9 août 1564), en France, l'année calendaire commençait le 25 mars, et, de ce jour jusqu'au 1er avril, les Français avaient coutume de se faire des cadeaux pour célébrer le passage à l'année nouvelle.


En souvenir des temps anciens, les Français et les autres francophones n'en continuent pas moins à se faire des cadeaux « pour rire » à l'occasion du 1er avril. Comme le 1er avril coïncide aussi avec la fermeture de la pêche, le mois d'avril étant la période du frai (reproduction) pour beaucoup de poissons de rivière, on qualifie ces amusements de « poissons d'avril » car ils sont aussi peu sérieux que de pêcher un poisson en avril !...
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mimi1260
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MessageSujet: Re: Moeurs   Moeurs Icon_minitimeLun 7 Fév 2022 - 15:43

Fête du Travail


La Fête du Travail dans le monde


À la fin du XIXe siècle, en hommage aux syndicalistes américains qui ont obtenu la journée de huit heures, les Européens instituent une « journée internationale des travailleurs » ou « Fête des travailleurs ».


Improprement appelée « Fête du Travail », elle est commémorée par un jour chômé le 1er mai en France et dans la plupart des pays... mais pas dans tous.


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L'oeuvre ci-dessus, intitulée Il Quarto Stato (« le Quart-État »), est visible à Milan (museo del Novecento). C'est une représentation mythique du prolétariat due à Giuseppe Pellizza de Volpedo (1901). Son nom fait référence au tiers-état de la Révolution française, qui désignait la bourgeoisie, laquelle fut la grande gagnante des luttes politiques du XIXe siècle.


– Allemagne :
En Allemagne, le 1er mai est chômé comme en France.


Réminiscences celtes
En de nombreuses régions d'Europe centrale perdurent des traditions qui évoquent irrésistiblement la fête celte d'Halloween, si ce n'est qu'elles se déroulent dans la nuit du 30 avril au 1er mai (et non la veille de la Toussaint).


C'est ainsi qu'à Stuttgart, les enfants profitent de cette nuit pour faire des farces à leurs amis, voisins et parents. En Bourgogne, du côté de Montbard, les jeunes gens associent curieusement deux traditions très différentes : les farces (on déplace des objets) et le « rituel des Mais » (on coupe des branches que l'on dépose devant la fenêtre de la jeune fille aimée).


En République tchèque, cette nuit-là, on se protège contre les forces du mal et les sorcières en allumant de grands feux sur des lieux élevés. On danse autour des feux et l'on fait la fête à grand renfort de bonne chère et de boissons alcoolisées. Cette vieille tradition rappelle que la Bohème-Moravie fut habitée par les Celtes avant l'arrivée des Slaves.


Notons aussi que perdure en Moravie du nord la tradition du « mât de Mai », symbole du printemps : des garçons coupent un arbre, le lestent de ses branches et le décorent de rubans et de fleurs. En 2006, les habitants de Vendryne ont réussi à inscrire leur mât (53,98 mètres) dans le livre Guinness des records !


– Belgique et Luxembourg :
En Belgique (et au Luxembourg), le 1er mai est chômé et les partis socialistes en profitent pour défiler et réaffirmer leur ancrage à gauche.


Au milieu du XXe siècle, le 1er mai socialiste fut pendant un temps concurrencé par les cortèges « Rerum Novarum » de l'abbé Joseph Cardijn, fondateur de la Jeunesse Ouvrière Catholique (JOC). Ces cortèges d'ouvriers chrétiens ont lieu le jour de l'Ascension.


– Pays-Bas :
Aux Pays-Bas, le 1er mai reste ordinairement ouvré. Idem en Suisse. Quelques entreprises et organisations internationales concèdent cependant à leur personnel un jour de congé en l'honneur de la fête du Travail.


– Europe centrale :
En Europe centrale, en Pologne ou encore en République tchèque, le 1er mai est toujours chômé mais les défilés, qui étaient quasiment obligatoires sous le régime communiste, ne font plus recette... tout comme en France.


– Australie :
En Australie, quelques syndicats socialistes ou communistes défilent à l'occasion du 1er mai. Mais la fête du Travail est officiellement commémorée à d'autres dates : le 4 mars en Australie occidentale, le 11 mars dans l'État de Victoria, le 6 mai dans le Queensland et le territoire du Nord, le 7 octobre à Canberra (la capitale), en Nouvelle-Galles du Sud (Sydney) et en Australie méridionale.


– Amérique latine :
En bonne élève de l'Europe, l'Amérique latine - Brésil compris - commémore la fête du Travail en chômant le 1er mai. Mais, comme ailleurs, les défilés syndicaux ont largement cédé la place à des activités ludiques: pique-niques, foot-ball....


Au Mexique, dans l'État de Sinaloa, le 1er mai marque la fête de l'été avec la fin de la récolte des tomates et d'autres produits agricoles.


Au Paraguay, en 2002, le chef de l'État a tenté de remplacer le 1er mai par le premier lundi de mai (à la manière britannique). Mais l'opinion publique a rejeté cette réforme et, le 1er mai, on continue de célébrer la fête du travailleur (« el día del trabajador ») : ce jour-là, les patrons invitent leurs employés à partager un « asado » (sorte de barbecue).


– Israël :
En Israël, on ne chôme pas le 1er mai, bien que l'État juif ait été fondé par des militants socialistes.


– Japon :
Les Japonais ne célèbrent pas la fête du Travail mais la première semaine de mai, dite « Semaine dorée », donne lieu à des festivités et des jours chômés.


– Royaume-Uni :
Au Royaume-Uni, ce n'est pas le 1er mai qui est chômé mais le premier lundi de mai... ce qui permet aux salariés de bénéficier chaque année d'un week-end prolongé.


– États-Unis et Canada :
Même pragmatisme aux États-Unis et au Canada où la Fête du Travail est célébrée le 1er lundi de septembre (les puissants syndicats nord-américains comme l'AFL-CIO n'ont pas voulu s'aligner sur les syndicats européens d'obédience marxiste).


Quelques syndicats québécois manifestent néanmoins le 1er mai en solidarité avec leurs homologues européens.


« Labor Day »
Avec la contribution de James Day


Aux États-Unis, le « Labor Day » (ou Jour du Travail) ne doit rien à la fameuse journée de 1886. Il tire ses origines d'une grève des cheminots qui, en 1894, avaient voulu soutenir les ouvriers de l'entreprise Pullman, eux-mêmes en grève contre leur employeur.


Le président américain Grover Cleveland n'avait pas hésité à envoyer 12.000 soldats contre les grévistes et deux hommes furent tués au cours des affrontements, à Kensington, près de Chicago. La grève fut déclarée terminée le 3 août 1894, les ouvriers de Pullman prenant même l'engagement de ne plus se syndiquer.


Les citoyens américains s'étant indignés des méthodes brutales du président Cleveland, les élus de la Chambre des représentants, à Washington, votèrent la proposition d'un jour chômé pour honorer les travailleurs. Le président lui-même signa le projet de loi six jours à peine après l'intervention de l'armée, dans l'espoir de se faire réélire la même année... mais il n'en fut pas moins battu. -
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