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 Le psy rejoignait sa patiente sur le divan, la sécu remboursait

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Varenge
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MessageSujet: Le psy rejoignait sa patiente sur le divan, la sécu remboursait   Ven 15 Oct 2010 - 12:29

géné


Le mercredi, c'était divan à deux. À 40 euros la consultation remboursée par la Sécu. Jusqu'au jour où la patiente-maîtresse, éconduite, a tout révélé. Le psy a été condamné à dédommager la CPAM et à une amende de 5.000 euros.

Le rituel était bien établi. Le psy recevait sa patiente trois fois par semaine. Le lundi et le vendredi à 9 heures. Et le mercredi à 13 heures.
Les consultations du matin, prétend le médecin psychiatre de 60 ans, étaient exclusivement consacrées au travail thérapeutique. Celle du mercredi, convient-il, était un peu… particulière. Celle qui, au fil du temps, était devenue sa maîtresse arrivait avec un thermos de café et de quoi partager une petite collation. Elle était la dernière cliente de la matinée.

Le psy fermait la porte à clef derrière elle. La patiente s’allongeait sur le divan. Le premier quart d’heure, assure le praticien, était purement professionnel. Ce qui justifiait, selon lui, le versement d’honoraires remboursés par la Sécu. Soit 40 euros la séance. « En psychothérapie, l’acte gratuit ne vaut rien », explique-t-il, doctement, au tribunal de Cusset.

Après, c’était une autre histoire. Le psy rejoignait sa patiente sur le divan pour des relations beaucoup plus intimes. Quelques dizaines de minutes plus tard, il la raccompagnait sur le pas de la porte et lui adressait un bisou sur le front. Avant de reprendre le cours normal de ses consultations.

" Un acte non-médical "
Le petit manège amoureux a duré pratiquement trois ans, entre 2004 et 2007. C’est lui qui y a mis fin. Il était sur le point de se marier avec une autre.

La patiente n’a pas apprécié du tout. Elle est allée déposer plainte pour viol au commissariat. Entre garde à vue et perquisitions au cabinet, le médecin conventionné a, du coup, payé très cher le prix de la rupture. Sans espoir d’un quelconque remboursement.

Mais il ne s’en est finalement pas si mal sorti. La justice l’a assez vite blanchi des accusations de viol. Et ses pairs du conseil de l’ordre de l’Allier n’ont prononcé aucune sanction à son encontre. « Ils estiment qu’une relation poussée avec une patiente est à éviter mais pas anormale », rapporte la défense.

Seule la Sécu s’est plainte. Elle a refusé d’endosser le rôle de cocue de service. Et a réclamé le remboursement des honoraires versés pour ce qu’elle considère, pudiquement, être « un acte non-médical ».

" La seule personne qui peut lui faire reproche, c'est son épouse ! "
Poursuivi pour « déclaration inexacte en vue d’obtenir un paiement indu », le médecin se défend d’avoir voulu se payer sur la bête. « Nous avons eu une relation sérieuse tant sur le plan thérapeutique que sentimental », fait valoir, placide, le médecin.

Le tribunal s’étonne qu’il ne se remette pas plus en cause. « Docteur, si on peut encore vous appeler ainsi, s’indigne le président, à aucun moment vous ne vous êtes dit que cette relation était contre-nature, que c’était votre patiente et que, par définition, elle était fragile, bref que le remède pouvait être pire que le mal ? ». « C’est discutable », rétorque le médecin qui affirme avoir largement contribué au mieux-être de sa patiente.

Me Kucan-Poncet coupe court au débat. « On est là dans la morale, et la morale n’a rien à faire dans un prétoire. La seule personne qui peut lui faire des reproches, c’est son épouse ! ». Et l’avocate de se référer à Freud lui-même qui avait soigné une proche, en l’occurrence sa propre fille. « Sauf qu’à l’époque, il n’y avait pas de Sécu », souffle un assesseur du président.

Le psy a été condamné à une amende de 5.000 euros et à verser 5.000 euros de dommages et intérêts à la CPAM de l’Allier. Le tribunal n’a pas suivi le parquet qui avait réclamé une interdiction d’exercer pendant huit mois.
Jean-Pierre DUCROS

http://www.lamontagne.fr/editions_locales/vichy/le_psy_rejoignait_sa_patiente_sur_le_divan_la_secu_remboursait_la_seance@CARGNjFdJSsGHxkAAhk-.html
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Noel
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MessageSujet: Re: Le psy rejoignait sa patiente sur le divan, la sécu remboursait   Ven 15 Oct 2010 - 20:42

On peut être psy et homme à la fois c'est pas incompatible clin
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Varenge
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MessageSujet: Re: Le psy rejoignait sa patiente sur le divan, la sécu remboursait   Sam 16 Oct 2010 - 11:57

Noël a écrit:
On peut être psy et homme à la fois c'est pas incompatible clin

Tout à fait d'accord, mais on ne fait pas payer à la communauté les actes non professionnels. tapé
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MessageSujet: Re: Le psy rejoignait sa patiente sur le divan, la sécu remboursait   

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