Le forum des Gens Ordinaires

Forum de discussions entre amis du net. Ouvert à tous.
 
AccueilAccueil  PortailPortail  PublicationsPublications  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 La condition des femmes au Moyen Age

Aller en bas 
AuteurMessage
emeraude
Membre
avatar

Messages : 357
Qualité : Qualité

MessageSujet: La condition des femmes au Moyen Age    Dim 20 Jan 2013 - 15:06

La condition des femmes au Moyen Age





Le mariage
Le consentement des deux conjoints est nécessaire.

La cérémonie est sacralisée, bénie par un prêtre (mais il peut y avoir des exceptions).

Pour protéger la femme contre son mari, il est ordonné à celui-ci de lui constituer un douaire, un capital, dont le montant est fixé au tiers ou à la moitié de ses biens selon les régions.
A la mort de la femme, le douaire revient aux enfants de son époux, même si elle est remariée.

La répudiation est interdite.

L'adultère est sérieusement condamné.

Le divorce n'est autorisé qu'en trois cas après une enquète de moralité effectuée par un prêtre et la consultation de témoins :
- la stérilité ou l'impuissance ;
- la consanguinité étendue au 7° degré de parenté ;
- l'ordination ultérieure de l'un des conjoints (de nombreuses femmes furent obligées d'entrer au couvent à une certaine époque. Charlemagne, pour former des alliances, n'hésita pas à utiliser ce procédé).

En Ecosse, la cérémonie peut se passer de la bénédiction d'un prêtre. Il suffit que les deux conjoints affirment devant témoins être mari et femme pour que le mariage soit effectif.


Les droits

Les femmes du petit peuple et les bourgeoises jouissent d'un assez grande liberté. Majeures à douze ans, elles sont libres de gérer leurs biens, de se marier, de voter même !
Bien des métiers leur sont accessibles.

Pour la femme noble, il en va tout autrement.
Dans l'univers violent, agressif, essentiellement viril des châteaux, elle ne compte guère. Son sort est lié à la terre, seule garantie du pouvoir. Ainsi est-elle une monnaie d'échange pour les seigneurs qui désirent accroître leurs biens et assurer une descendance.
Les fillettes sont promises parfois dès leur naissance à des hommes souvent bien plus âgées qu'elles. Leur rôle est pourtant non négligeable puisqu'en l'absence de leur époux qui, lorsqu'il n'est pas en guerre, s'adonne à la chasse, c'est à elles de gérer et d'administrer leurs biens.

L'amour courtois

On ne se marie jamais au mois de mai. Lors des fêtes de mai, garçons et filles se réunissent pour chanter et danser dans les prés.
Pour célébrer le retour du printemps, les hommes et les femmes se courtisent librement.
Les jeunes gens élisent leur reine, une femme mariée, qui se choisit un partenaire autre que son " jaloux " de mari.
Dans les châteaux les liens du de la parenté sont renforcés. La femme règne en maîtresse sur le petit monde des chevaliers et des écuyers, célibataires. On aime se distraire et les fêtes sont nombreuses: mariages, tournois, adoubements,...
Le prestige de la DAME, l'épouse du seigneur est considérable dans le coeur des guerriers. Elle cristallise leurs rêves, leurs désirs, leurs espoirs. Le chevalier doit se montrer prêt à mourir héroïquement pour son amie, alors que celle-ci est censé le protéger par son amour et lui inspire vaillance et courage.
Mais l'union des coeurs devient le principe de toutes les vertus.
L'amour devient un art, une mystique, une exaltation de l'âme et une délicieuse souffrance.

REGLES DE L'AMOUR COURTOIS

Le mariage ne doit pas empêcher d'aimer
Qui n'est pas jaloux ne peut aimer
On ne peut accorder son coeur à deux femmes à la fois
L'amour augmente ou diminue, il se renouvelle sans cesse
L'amant ne peut rien obtenir sans l'accord de sa dame
L'homme ne peut aimer qu'après la puberté
A la mort de son amant(e), un délai de deux ans est nécessaire avant de s'adonner à un nouvel amour
Personne ne doit être privé de l'être aimé sans la meilleure des raisons
On ne peut aimer sans y être incité par l'amour
Amoureux n'est pas avare
L'amant doit aimer une femme de condition supérieure à la sienne
Le parfait amant ne désire d'autres étreintes que celles de son amante
L'amour doit rester secret s'il veut durer
La conquête amoureuse doit être difficile : c'est ce qui donne son prix à l'amour
Le parfait amant pâlit en présence de sa dame
Quand un amant aperçoit l'objet de son amour, son coeur tressaille
Un nouvel amour chasse l'ancien
Seule la vertu rend digne d'être aimé
Lorsque l'amour diminue, puis disparaît, il est rare qu'il reprenne vigueur
L'amoureux vît dans la crainte
La jalousie fait croitre l'amour
Lorsqu'un amant soupçonne son amante, la jalousie et la passion augmentent
Tourmenté par l'amour, l'amant dort peu et mange moins
L'amant doit agir en pensant à sa dame
Le parfait amant n'aime que ce qu'il pense plaire à sa dame
L'amant ne saurait rien refuser à celle que son coeur a élue
L'amant n'est jamais rassasié des plaisirs que lui apporte sa dame
Le plus petit soupçon incite l'amant à soupçonner le pire chez sa bien-aimée
Amour ne rime pas avec luxure
Le véritable amant est obsédé sans relâche par l'image de celle qu'il aime
Rien n'empêche une femme d'être aimé par deux hommes et un homme d'être aimé par deux femmes


Epuré du réalisme de l'amour chevaleresque, la Fin'Amor répond à quelques critères.
L'amour est obligatoirement adultère.
Les mariages nobles n'étant pas une affaire de sentiments, la passion ne peut être trouvée qu'ailleurs. L'échange des coeurs, la fidélité promise, n'engage alors plus les biens, mais les personnes.
L'amour exige le secret, pas seulement pour son caractère adultérin, mais aussi parce qu'il est une chose trop grave pour être divulgué.
La dame est toujours de condition supérieure à celle de son amant, un chevalier célibataire.
L'attitude de ce dernier, calquée sur le système féodal, doit être pleine d'humilité, de réserve et de soumission. Il est son " homme-lige ", son vassal, d'une loyauté et d'une fidélité sans faille.
En retour, la dame et l'amour ont le pouvoir d'inspirer au chevalier toutes les vertus, valeur morale et parfaite courtoisie.
[Croyance : seul l'amour peut mener l'homme à la perfection morale puisqu'il engendre et développe toutes les vertus.]
La dame est lointaine, inaccessible, nimbée de mysticisme.
Dans sa conquête amoureuse, le chevalier est confronté à des obstacles, des épreuves ; ce peuvent être : le mari jaloux, l'éloignement de la personne,... Il faut être prêt à mourir pour l'élue. En retour, la dame accorde à son amant un baiser, une étreinte, ou la joie d'admirer sa nudité.
La chasteté est la fois l'épreuve et la récompense suprême : la petite cérémonie de l' assag (l'essai). Elle donne à la dame le moyen de vérifier dans qu'elle mesure son ami est capable de la respecter, alors que, couché à côté d'elle, il est dans une situation extrêmement tentatrice.
Tous les subterfuges érotiques sont autorisés, à condition de ne pas en venir au fait (baisers, étreintes, caresses).




Revenir en haut Aller en bas
Noel
Admin
Admin
avatar

Messages : 31552
Qualité : Plein

MessageSujet: Re: La condition des femmes au Moyen Age    Dim 20 Jan 2013 - 15:25

Tout cela me parait bien idyllique, mais bon entre la moralité et la réalité ... mais pourquoi pas.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.gensordinaires.com/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La condition des femmes au Moyen Age    Dim 20 Jan 2013 - 16:46


Entre hier et aujourd'hui, la vie a beaucoup changé et les moeurs avec. Jadis, les conditions de vie étaient peut être plus faciles et plus simples que celles de notre temps.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La condition des femmes au Moyen Age    

Revenir en haut Aller en bas
 
La condition des femmes au Moyen Age
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le forum des Gens Ordinaires :: Le coin culturel :: Histoires et légendes-
Sauter vers: