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 Le point de vue du MEI sur les élections 2012

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Varenge
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MessageSujet: Le point de vue du MEI sur les élections 2012   Ven 4 Mai 2012 - 8:53

Une chose est sûre l'écologie à été omise même par ceux (celle)qui sont censé la représenter.

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Pour être élu, le futur Président de la République va devoir obtenir, parmi d'autres, les voix des écologistes. Une part a choisi Eva Joly au premier tour ; une autre partie, non négligeable selon les enquêtes d'opinion et de précédents scrutins, s'est visiblement abstenue ou portée sur d'autres candidats, pour des raisons qu'il conviendra d'analyser. La comparaison des deux candidats restants amène aujourd'hui la plupart des écologistes français à exprimer leur préférence pour François Hollande.

Mais pour que les écologistes se mobilisent vraiment au second tour, il faudrait que soit enfin prise en compte l'urgence qui les préoccupe.

Or cette campagne n'a jusqu'à ce jour pas donné toute leur place aux enjeux que nous croyons déterminants non seulement pour le prochain quinquennat, mais pour la pérennité de l'humanité et de la civilisation sur cette planète.

L'effondrement actuel de la biodiversité dépasse en rapidité et en ampleur les cinq grandes extinctions d'espèces que la Terre a connues depuis son origine. Pollutions, destruction des milieux et premiers effets du changement climatique se conjuguent, provoquant déjà une dramatique réduction de la diversité de la vie. Sans parler de la contemplation de la beauté du monde qui devient de moins en moins possible, l'atteinte à la complexité des écosystèmes menace les fondements mêmes de l'activité humaine. Pour ne prendre qu'un exemple vital, l'agriculture ne peut se pratiquer durablement sur des sols morts, sans les insectes pollinisateurs et la pédofaune que détruisent depuis plusieurs décennies les pratiques intensives.

Un autre enjeu crucial s'est imposé ces dernières années dans l'opinion, mais pas suffisamment dans les programmes aujourd'hui soumis au choix des électeurs. Si nous ignorons encore l'ampleur exacte du bouleversement climatique provoqué par la croissance industrielle des deux derniers siècles, une chose est certaine : l'humanité est devenue une force pesant sur l'équilibre planétaire, justifiant l'utilisation du concept d'anthropocène pour désigner l'ère géologique inquiétante dans laquelle nous nous trouvons désormais. Les émissions de gaz à effet de serre déjà effectuées vont aboutir à un réchauffement global d'au moins 2°C, mais notre inertie et les mécanismes d'emballement rendent envisageable un point de non-retour.

Même si les candidats qualifiés au second tour négligent encore cette menace, la limite des ressources énergétiques et minières, pour sa part, ne peut leur échapper, car elle a d'ores et déjà fait ressentir ses effets. L'extraction de pétrole conventionnel a atteint un plateau depuis 2005, et la déplétion qui doit suivre ce pic débutera vraisemblablement avant la fin du quinquennat. Dès aujourd'hui, l'économie mondiale est conditionnée par ce paramètre : le plafonnement de l'offre pétrolière est l'une des racines essentielles de la crise actuelle. Or ni le charbon ni le gaz fossile ne sont des recours acceptables ou durables. Fukushima a renforcé chez beaucoup le refus du nucléaire ; si d'autres s'aveuglent encore sur les risques de la filière et sur le fardeau des déchets qu'elle produit, ils devraient admettre que cette énergie n'a de toute façon pas d'avenir vu le maigre reliquat d'uranium disponible. Les renouvelables pour leur part ne constitueront une relève crédible qu'en étant associés à une démarche de réduction substantielle de la consommation d’énergie – la transition énergétique représente d’ailleurs pour l'emploi une opportunité sous-estimée. En revanche, il faut admettre que le retour de la croissance est une illusion, consistant à déconnecter l'économie des limites physiques qui s'imposent à elles. Alors qu'il nous faut accepter et préparer la décroissance, une politique de relance ne ferait que renforcer la gravité de la prochaine crise d'un système productiviste en bout de course.

Enfin, un dernier paramètre essentiel à nos yeux mais passé sous silence est la démographie. En deux siècles, la population mondiale est passée d'un milliard à sept aujourd'hui, peut-être trois de plus avant la fin du siècle, selon des projections qui sous-estiment sans doute la probabilité d'un effondrement (lié entre autres aux pénuries alimentaires prévisibles et aux non moins prévisibles guerres pour les ressources), comme le montre Hugues Stoeckel dans son récent essai sur La faim du monde (Max Milo éditions). La France elle-même compte aujourd'hui trois fois plus d'habitants que la vingtaine de millions qui constitua pendant des siècles un optimum pour notre territoire et ses capacités. La situation actuelle, nationale comme mondiale, doit être appelée par son nom : le surpeuplement. Sa cause doit être comprise : le dépassement de notre empreinte écologique par une ponction injuste et intenable sur le reste du vivant, sur les pays les moins développés et sur les générations futures. La stabilisation démographique – préalable à une inéluctable décrue sur le long terme, dont on doit à tout prix éviter qu'elle se fasse sur le mode des "régulations par catastrophe" (famines, épidémies, guerres) – doit devenir un objectif majeur des dirigeants mondiaux. Nous attendons de celui qui représentera notre pays lors du prochain Sommet de la Terre qu'il sache porter ce message profondément humaniste.

Les annonces de gains de pouvoir d'achat et les budgets publics fondés sur une croissance de plus en plus difficile à trouver amènent à douter de la capacité du futur Président de la République à honorer ses promesses. La faiblesse des propositions dans le domaine de la qualité de la vie, de la biodiversité et de l'environnement conduit à s'interroger sur la place qui sera accordée dans le prochain quinquennat à cette question primordiale.

Les candidats du second tour mesureront sans doute l'un comme l'autre la distance qui sépare nos préoccupations de leurs engagements actuels. A n'en pas douter, les écologistes de ce pays la mesurent également ; ils savent aussi comparer, et voir que cette distance est moindre avec François Hollande qu'avec Nicolas Sarkozy. Néanmoins, quel citoyen souhaite élire un représentant uniquement sur la base de "consignes de vote" ou d'un choix par défaut ? Sans un signe clair révélant une soudaine prise de conscience, sans l'annonce de mesures fortes pour la sauvegarde de la biodiversité, du territoire et pour la transition énergétique, les écologistes ne pourront se mobiliser pleinement pour ce second tour de la présidentielle, et devront attendre les élections législatives pour pouvoir apporter leur voix à des candidats vraiment en phase avec l'urgence écologique.

Fabien Niezgoda, vice-président du MEI en charge des questions de société, délégué aux élections.
Posté ven, 04/05/2012 - 01:00 par Fabien Niezgoda
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MessageSujet: Re: Le point de vue du MEI sur les élections 2012   Ven 4 Mai 2012 - 19:53

c'est vrai et c'est intéressant, merci Varenge flower flower

je ne comprends pas pourquoi ,enfin si : c'est une histoire de gros sous encore une fois, mais depuis le temps comment il n'y a pas plus d'efforts et de moyens employés au développement de nouveaux carburants, par exemple..

http://www.consoglobe.com/micro-algues-nouveau-carburant-2763-cg
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Varenge
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MessageSujet: Re: Le point de vue du MEI sur les élections 2012   Sam 5 Mai 2012 - 9:30

Visiblement seule la place les intéressent.
Quel que soit le gagnant il ne pourra pas changer grand chose, l'un dira que c'est la faute aux impondérables, l'autre dira que c'est la faute à son prédécesseur et nous nous resterons les dindons de la farce.

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MessageSujet: Re: Le point de vue du MEI sur les élections 2012   Sam 5 Mai 2012 - 14:39

de toute façon qui que ce soit prendra la place, faut pas se faire d'illusion faudra ...

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Marylou
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MessageSujet: Re: Le point de vue du MEI sur les élections 2012   Sam 5 Mai 2012 - 15:01

et refaire des trous, c'est pas le trou non c'est pas le tout


mais une ceinture si tu la resserre faut y refaire des trous tu me suis tite cocci
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MessageSujet: Re: Le point de vue du MEI sur les élections 2012   

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